‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 102 sur 159 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

sage plus faibl», également vues par leurs bouts, sont clalilîcs dans les iutervallesdes premières cl A un niveau inréricur; elles portent ie lattis m m, bourilé comme nous l'avons dit précédemment, et revêtu d'un enduit en plltre r, qui peut être lisse ou chargé d'urovRients et de peintures. On voit que, par cette disposition, le plancher supérieur peut osciller sans que celui qui est eu dessous se ressente d'aucun de ses mouvements.

Lorsque, au lieu de laites en cbëne de Teule, on se licrl, pour faire le lattis, lie reoillcls de clitnc ou de sapin, fendus au hachereau, selou la lué* thode ci-dessus décrite, on peut écarter beaucoup plus les solives qui doivent porter le plarond. i^ fig. IV, mente p). 33, est une cuupc de crllo disposition. Les solives e portent le plancher de pied i^; les solives /, plus écartées, st néanmoios distribuées dans les intervalles des solives supérieures, portent le lattis en feuillets ou eo planches fendues n, après lesquelles le plltre du plafiiud » est adhérent.

On construisait jadis des planchers dans lesquels le Tolume de la maçonnerie, pour former les aires, était beaucoup plus considérable que celui du bois de leur charpente, l^s fig. 13, 11, 19, sont des coupes par dus plans verlicauK, perpendiculaires à la direction des solives, dans des planchers exécutés suivant cette méthode. Ces planchers étaient counus sous le nom de planchera voûlài 4ur poi*lreliei.

a, tativet ou pùutrtllti horizontales et parallèles, vues par leurs IwuU; elles sont portées par leurs extrémités dans des murs en maçoiiaerie, et jamais dans des pans de bois ; b, voûtes portant sur les Ikces inclinées, uu délardéïs des poutrelles. Les premiers vuussoirs de ces petites roiites éloicut |iosés sur les solives avec du mortier de terre grasse, pour éviter le coutaul du bois avec la chaui ; le reste était magonné avec du mortier en chaux et sable. Os voûtes claicnt ordinairement construites en moellons ou eu briques, c, maçonnerie de remplissage en moellons; d, aire; e, pavé en carreaux ou en briquettes de terre cuite poséi^s et maçonnées à plali f, pavé en briques dures maçonnées de champ. Ce mode de construction avait élé adopte, notanimenl pour les casernes, a&n d'économiser le huis de chiïue dans les provinces où l'on devait te réserver jHiur d'autres parties des lâlimeiits, et éviter les grandes voUli-s qui ciigeiit de la hauteur dans les étages. Les plancher» voûU* sur povtreUaê sont imperméables aux odeurs îucuminodesi on les cmploïnil surtout par celte raison au-dessus des écuries. L'usage en a été aliandonne dans beaucoup d'ciidruits à cau>e de leur ijrande pesanteur, qui chargeait trop les mur ; on leur a préféré, pour les casernes dus plac tous le rapjiort

militaire, TaTaolage de présenter des abris qo*on n'appréeiail pas jadis mtant qa'aajourd*hui.

2» Charpentes de$ planchere.

Les charpentes des planchers sont susceptibles, comme cdles des pans de bois, de différentes combinaisons. 1<» Des solî? es parallèles peoTent être portées par les parois, oa distribuées par travées portées sar des poutres.

%^ Les principales pièces de bois peuvent former dÎTerses sortes de coih partiments, dont le remplissage est fait par des solives et des solÎTeanx.

3® Les bois peuvent être combinés par enrayures.

La flg. 1, pi. 5i, représente différents modes de constrocUon de ladivpenle des planchers portés par les parois auxquelles aboatissent dessciites parallèles.

En ji est le plan ou la projection horisontale de la charpente d*un phacher compris entre trois pans de bois et un mur M, et porté par eux. Les solives a, parallèles entre elles, à Tun des pans de bois et au mur M, portent, sur toole la largeur des sablières hautes, ou chapeaux h des pans de bois de Tétage inférieur au plancher qu'elles composent. Quoiqu'on ait projeté les poteaux P, P, des pans de bois, on suppose que les sablières, posées au-dessus des solives, sont enlevées pour laisser voir leurs beats.

La flg. 3 est une coupe, par un plan vertical, des quatre premières soli?es de ce plancher, suivant une ligne, m n, marquée au plan. Cette coupe fait voir les projections verticales de deux portions des poteaux P du pan de bois parallèle aux solives a coupées, le bout du chapeau H, le bout de la sablière S, et le bout d*une pièce de remplissage, ou sous-eablière Tj placée entre le chapeau et la sablière pour remplir Tespace qui répond, dans le pan de bois Q i?; à répaisseur des solives du plancher.

La flg. 4 est une coupe d'une partie du même plancher, par un plan vertical, suivant la ligne p 7 du plan. Elle fait voir la projection en long d^uoe partie d'une des solives a. Les autres pièces sont marquées des mêmes lettres que dans la Ogure précédente.

Les trois pans de bois qui entourent ce plancher, sont liés entre eux par des équerres en fer qui embrassent les poteaux corniers,.Qy R^ et avec les murs, iV, Oy par des bandes en fer à scellements.

La partie b est le plan de la charpente d*un autre plancher, compris entre quatre murs et porté par ceux N et O, auxquels aboutissent les soliîcs h parallèles, qui y sont scellées, étant préalablement posées et calées de oi-

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