CHAPITRE XI. y
àtB écuries. On fait le hourjage d'un plancher avant de cloDtr le lallls do Vûn s Q péri c are.
I^ boardage en aogel est moins pesant que le reitiplissage compte! <1e TMpace enlreles solive» en plaire et plâtras. On ni^ donne i chaqui! augel. dmi le milieu de sa largeur, que 3 â 4 ponces d'épiisienr, qui sullisent pour l'imprrraéabililé ; mais , des deux c6lcs , on tlève ses bords le long dct faces des solives, et, pour les Taire mieux adhérer au bois, on lardu préalablement les faces terlicales des sdIitcs avec des clous et dei rappoinlissages, ou des tampons, comme pour les remplissages des pans de bobd).
' Lorsque ce hourdage n'est pas nécessaire , pour ne pas charger autant Im planchers, on se contente de hounler eu plafuud les intervalles des solives sous le lattis de l'aire supérieure. C'est ce qu'on appelle bourder, ou fiaflmntr en ùnirvetm». Ce mode de plafond est représenté par les coupes, fig. 7 et 8, faites, suivant les lignes F ff, G K, par deux plans verticaux, l'un parallèle, et l'auire perpendiculaire aux solives, dans un plancher dont l'aire supérieure est maçonnée et carrelée comme celle du planrhcr des dcui ligures précédentes. Les mêmes lettres désignent, dans les Hg. 7 et S, les mêmes parties de l'aire supérieure que dans les lig. S cl 6. L'épaisseur du plafond en entrcvous est marquée du la lettre A. l'our mieui faire adhérer le plâtre des cotrevous , on larde les salives sur l'épaisseur du hourdage, avec des rappointissages; et, pour le maintenir mieux encore, il convient de faire des feuillures dans le haut des faces des solives dans lesquelles le hourdage se loge pnr ses deux bords. Les plafonds à entrcvous atteignent à peu près le même but que ceux bourdes en augets, suus le rapport de riniperniéabililé; ils ont l'inconvénient do laisser les solives apparentes : cet inconvénient peut être fort léger dans maintes circonstance*, mais il est fort grave en cas d'incendie, vu que les solives sont exposées aux premières atteintes des flammes.
On préfère, aux plafonds en enirevnus, les plafonds continus, môme lorsqu'on ne fait point de hourdage , dans les localités où l'on est forcé de ne point prodiguer le pldtre.
Dans 1rs &g. â et 4 on a représenté les coupes d'une portion d'un plafond de celte sorte, étalilie suus un plane lier dont l'aire supérieure est en bois, m, lattis en lattes de bois de chêne , clouées à plat sous le» solives
perpendicoltirement à leur lonçaear et en lialtoas, c*ett-à-dîrft de ^n
que les bouts des lattes ne se trouvent pas réunis par rangs sur les soliyei. n épaisseur de l'enduit en plâtre, formant le plafond. Leshttes laissent entre elles des joints suffisants pour que le plâtre pénètre au-desM d'elles, et, qu'en refluant, il enveloppe toutes leurs arêtes et s*j agnfs solidement.
Dans quelques départements on se sert, au Heu de lattes de bois de dite, de lattes de sapin fendues à la scie , ou de planches de sapin très-mioos, brisées par fentes avec un hacbereaa , et dont on écarte les éclats en les clouant sous les solives. Dans d'autres lieux, on se sert de roseaux, qie Ton cloue également après les solives. Enfin , dans les localités où Toa manque de plâtre , on le supplée , pour la construction des plafonds , fw an mortier appelé 6/afic à bourre, et même par des remplissages en IkPchiê kj entre les solives a, fig. IS, construits de la même manière que cen qae nous avons décrits au sujet de la construction des cloisons, page 598. L'on a fait aussi des remplissages de plafond, au moyen de Toutes légères^, fig. 15, composées de briques maçonnées sur l'une de leurs plus petites dimensions , et portées par des rainures creusées dans les fiaces Tcrticalei des solives.
Les plafonds en plaire et en blâme à bourre sont souvent encadrés le long des murs ou des pans de bois et cloisons formant les parob des appartements , par des gorges ou des corniches également en plâtre , et pir diverses moulures , qui forment des compartiments , décorés d'ornements moulés.
Lorsque les planchers ont unte grande portée, ils sont fort élastiques, surtout lorsqu'on emploie, pour leur construction, des bols résineux; il serait â craindre alors que les mouvements de vibration qu^ils éprouvent, dégradassent leurs plafonds en plâtre, ou au moins les fissent fendre dans toutes les directions, si on les latlait sur leurs solives. Pour prévenir ces dégradations, on établit, sous la charpente de ces planchers, ane antre charpente plus légère qui a pour objet unique de porter les plafonds. Lorsque le lattis est en latles de fente de chône qui sont faibles, on est obligé de mettre autant de solives pour porter le plafond, que pour porter le plancher de pied, afin de mieux soutenir les lattes; mais on y emploie des bois d'un équarrissage plus faible. 1^ lig. 19, pi. 33, est une conpepar on plan vertical perpendiculaire à la direction des solives, d'une doable charpente de plancher, pour le cas dont nous parlons. Les solives a, vues par leurs bouts, portent le plancher de pied 6; les solives a, d'un équarrts-