CHAPITRE XI
SJill
L'emplacement d'un lilre île cheminée est conservé dans le plancher F, Bg. 2, même pi. 33, par un llnçoir d'enchcvâtrure , de It même minière . que dans les planchers C et D de la llg. t . Dans li seconde Iraiéc du plancher G. Ûg. i , se trouve ane encbevêu-urc A' pareille à celles dos planchers A, B, E, de la (ig. 1. Dans la première travée du même plincher G, nu linçoir q reçoit les assemblages de quatre solives boiteuses , qu'on n'a pis pu Taire porter dans la maçonnerie du mur Q H, k cause de deux tuyaux de cheminée r, r, qui affleurent le parement de ce mur.
Lorsque les mors ne sont point épais , on doit s'abstenir également de faire porter des solives dans ceux auxquels des cheminées sont adossées ; ainsi il eût élé prudent, tu la Taible épaisseur du mur Q Jl, de prolonger ' le linçoir q, de ta première travée du plancher G, jusqu'à la première solive r, comme nous l'avons indiqué en lignes ponctuées , afin que les solives/', p. ne, Tussent point scellées derrière le foyer ff.
EriGu , dans la seconde travée de ce même plancher , une enchevêtrure eu établie pour l'emplacement d'un dire en p; la solive li'eacJitiiSIruTe , portée par les poutres i, k, reçoit les deux chevétres s, s, dans lesquels ks dcni solives boiteuses r , c, sont issemblécs chacune par un bout , loallis qu'elles portent, comme les autres solives, sur les poutres.
Quoique les charpentiers ne soient point chargés de la confection des tires, encore faut-il qu'ils en connaissent la construction, pour qu'ils fHiissent, quelle que soit la combinaison adoptée pour ta charpente d'ua plancher, disposer convenaUcment les enchevêtrures afin que les ltre> soient solidement établis, et qu'elles préseutent les garantjesque requiert an objet si important. C'est pour celte raison que nous donnons, pi. 56, les détails de ta construction des enchevêtrures cl dos itres qu'elles supportent.
[.a fig. 8 est la projection horiiootale d'une partie de la charpente d'un plancher avec ses enchevêtrures ; la hg. 9 est une coupe suivant la ligne /> Af du plan, et la lig. 10 une autre coupe suivant la ligne Q N.
I.c mur de refend , dans lequel sont scellés les bois du plancher, et qui porte les souches des cheminées, est marqué par des hachures o o, au plan, llg. 8. et dans la coupe, fig. 10.
a, B jambages d'une cheminée; 6, 6 jambages d'une autre cheminée; e lnyaa d'une cheminée de l'étage inférieur, passant immédiatement i cOlë du jambage de droite de la cheminée b b. e, e, tl, d solives d'enchevMrare scellées dans le mur O 0;f, g linçuirt d'enchevêtrure assembles dans les sulives d'enchevêtrure, et formant avec elles les eocadrenients de^ (Itres ou irtmirt des Toyers ; h, h solives Iwilcuscs assemblées
dans les lioçoirs d*enche?étrare ; t* , t% linçoirs assemblés dansksnlhB d*enchevétrore, ayant pour objet de sootenir les solives k, k, qo*OD oe pcai pas sceller dans le mur O Oy parce que des tayaox de cheminée sootcMprls dans Tépaissear des parties qui correspondeni â ces solives ;/Mliii scellée dans le mur O O. Les solives d*enchevétrare doivent être plus forts qae les autres solives, parce qii*elies portent, par rinlermédiaire des fiiçoirs fy Çy if le poids de la partie des solives boiteuses et da plancher répndant à ces linçoirs.
Les linçoirs sont assemblés à tenons et mortaises dans les solives d^eackvètrure, avec des renforts du genre de ceux représentés dans les figm numérotées de 5 à 11 , pi. 17. Mais, vu qu'ils portent la charge despbichers répondant aux solives boiteuses h et k, pour assurer leurs assembbga et prévenir tout accident, ils sont soutenus par des étriers en fera, % qui les enveloppent latéralement et en dessous , et qui sont attachés pv leurs deux branches repliées en dessus des solives d*encbevètmre, où dis sont clouées. Nous aurons occasion de donner d'autres détails an siqetdr ces étriers , en parlant des ferrures employées dans les charpentes. La enchevêtrures de la flg. 8 sont du même genre que celles des plaDchn C, Dy Ey Fy Gy fig. 1 ct 2, pl . 32. Ou conçoit que le système d*assembb|r et de ferrure est le même s*il s*agit d'enchevêtrures, comme celles des plaachers jiy B, fig. 1 . La différence ne consiste que dans le sens où les soliie se présentent aux foyers; dans celles-ci les linçoirs sont remplacés pirlcs solives d'enchevêtrure , et ces solives sont remplacées par des chevélRS. également soutenus par des étriers, comme les linçoirs.
p, Py bandes de trémie. Ces bandes sont en fer plat ; elles sont pliées pov descendre en contre-bas de l'épaisseur du plancher où elles affleurent ks dessous des solives; elles sont retenues par leurs extrémités repliées et étendues sur les faces supérieures des solives d'enchevêtrure , ou des cIkvêlres, où elles sont clouées , en formant en outre un crochet par chaque bout. Les bandes de trémie partagent ordinairement la profondeur de l'àlre ou de la cheminée en trois parties , et à cet effet on en établit deox également écartées entre elles, ainsi que des murs et des bois; il serait mieux d'en mettre trois, dont une ne serait qu'à une dizaine de centimètres delà pièce du devant de l'enchevêtrure, pour mieux soutenir le bourdagede la trémie, qui n'a dans cette partie aucune adhérence avec le bois, si ce n'est des clous ct des rapointissages, tandis qu'il est bien soutenu do côté do mur par sa liaison avec la maçonnerie.
Lorsque la trémie a une grande portée , comme celle située entre les