‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 110 sur 159 · CHAPITRE \1. SflS · texte numérisé non relu

CHAPITRE \1. SflS

tral, on fait liécrotire l'écarleraent des côtés des polygooes. et pour quo le décroisse ment se f^sse suÎTanl une loi régulière, ou reparte le point s eu r, plus près du centre, et l'on trace les lignes c x, ey, sur lesquelles on place tes poiuls d'assemblage des polygones cuire eux de façon que la diminiiliDn de grandeur des polygones résulte de la rencontre de leurs cOlés avec les lignes CM, c 0, et p 3-, r j-;de sorte qu'ils sont toujours réguliers et semblables; et la distriliulioD en est faite en traçant leurs eûtes daus l'ordru suivant '.m' x', y' y iv! d ;wlW, r" y' ;h" 0" ; m'" jr"', t"' y"' ; n'" &" ; successivement par les points où les côtés rencontrent alternativement les lignes vsyvy, et les lignes 0 m et c o.

Lorsque le tracé est fait, ou marque en dehors des polygones les épaisseurs des soliveaux, l'on remplit le carré ( t> *, par des goussets qui en arrondissent les angles intérieurement, et par une petite cnrayure formant cul-de-lampc eu dessous du plancher.'

Les soliveaux sont assemblés les uns avec les autres A queues d'hirondo ■impies, biaises; ils décroissent d'èquarrissagc à mesure qu'ils sont plus rapprochés du centre, et qu'ils ont moins de portée. Leur décroissement est donné par la position d'une Ngnu p g tracée dans la coupe, 6g. S. Pour lier ensemble lessolivcaus parallèles, on leur a assemblé en dessous, parca~ lailles i moitié bois , des liernes h boulonnées qui les croisent dans leur milieu. Les remplissages entre les coyers et les murs sont faits par des soliveaux parallèles 1 1 liés par des élrésillons ou tampons w m.

Les planches du plancher de pied sont assemblées à rainures et languettes, et clouées sur les soliveaux, en les croisant à anijies droits. Uans la partie supérieure du plan l'on a indiqué la disposition des jilanches et leurs coupes d'onglets, pour leurs raccordements d'un secteur à l'autre. Les bois sont apparents en dessous.

Nous sommes entré , au sujet du tracé du la charpente de ce plancher , dans des détails qui ne se trouvent point dans les auteurs qui en ont donné des dessins, afin qu'on puisse, au besoin, co construire sur d'autres dimeuflions, et même sur des polygones d'un plus grand nombre du côtés.

La construction de la charpente d'un plancher polygonal de la seconde espèce est beaucoup plus simple. Nous choisissons pour exemple Sg. 1 et â, pi. 33, celui exécute au château de la reine Alanche, à Viarmes, dans une salle CJrric d'environ SO pieds de côlé.

La charpcule de ce plancher n'est à découvert que dans la partie inférieure de la ligure.

Un cours île saliliércs est secllé dani les murs; des envers 0 6, (

û ffÇ h, convertissent le périmètre du plancher eo an octogone réfifa abcdefg h formé par les parties dés faces intérieores des saUîèrcs vmprises entre les coy^s et les lignes de milieu de ces coyers; dispositîoo adoflée pour la régularité du plancher de pied octogonal, figoré en ji dans Tugt supérieur à gauche du dessin. Un autre octogone régulier mnopqrkidi tracé de façon que ses angles répondent aux milieox des côtés du prenicr; dans ce second octogone, un troisième a' fr' d d^ tt f g^ W ^^ inscrit; n quatrième m' n' o' p' rf r^ 9t V est inscrit dans le troisième ; on cinquièac a" }/' c" dt' fl" /^ 9" A" dans le quatrième; un sixième m'' wT &* pT ^r'ft dans le cinquième, et ainsi de suite, en faisant toujours répondre les aagles du dernier polygone dans les milieux des c6tés de i^elui précédemmeat tracé. L'inscription des polygones se termine dès qu*il ne reste plus ana de place pour les assemblages. Les épaisseurs verticales des bois sont toalo les mêmes. Les épaisseurs horizontales sont portées eo dehors des côtés def polygones ; elles décroissent comme les longueurs de ces côtés. Tous les soliveaux sont assemblés à tenons et mortaises ; ils sont maintenns en joint par des tampons 9 assemblés très-serrés avec eux i tenons très-courts d mortaises peu profondes.

Les vides entre les coyers et les sablières sont remplis par des empanonsft. Le vide du milieu du plancher est rempli par une couronne dans laquelle est une enrayure à 16 rayons assemblés à tenons et mortaises dans un poiaçon formant cul-de-lampe, et dans la couronne qui est composée de deox épaisseurs de madriers, qu'on sépare momentanément pour mettre en joiat les rayons.

Celte couronne est représentée isolement, Ûg. 10, pi. 34, par une projection horizontale, une projection verticale, et une coupe suivant la ligne s ^. Chaque épaisseur formant la moitié de celle de la couronne est composée de quatre jantes assemblées à traits de Jupiter, flg. 15, pi. 19, comme si elles étaient droites. Les deux épaisseurs sont réunies à plat joint ; les assemblages de Tune répondent au milieu des jantes de Fautre ; elles sool liées par huit boulons qui les traversent entre les joints (1).

La fig. 2, pi. 55, représente en A la combinaison des planches qui forment le plancher de pied. £n ^ et C on a tracé deux autres dessins de

(1; On pourrait au&»i les lier par huit grosK'^ cheville» ca boi» dur et sec, coiucées \^r le» deux bouts.

CIIAflTRE XI.

planchers Tormés par une combinaison lie frises s, qui les diviscnl un corn- (larlimunU carrés remplis par des planches étroites dont les joints sont parallèles h leurs c6tés, dans la partie B de la figure, et en diagonales dans la partie C.

Nous avons représenté, fig. 6, pt. tt?. une partie do rétablissement de ce plancher sur t'élelon, tontes les pièces étant sur lignes de niveau et de •lô*crs, toutes prêtes k être piquées pour le tracé de tous les assemblages. NoDt avons marqué des mêmes lettres les points qui sont les mêmes dans cette figure el dans la fig. S de la pi. ZS. Les soliveaux do ce plancher, par saîte du tracé que nous avons expliqué, ne sont point mis sur lignes par leurs aies, mais bien par leurs faces verticales , répondant aux côtés des polygones, et les bois sont équarrjs avec soin. La complication do ce plancher eiige, pour sa mise sur lignes, le pins grand ordre, et, vu que trois pièces se Irouvcnl toujours réunies aux points d'assemblage, il a fallu combiner leur établissement sur lignes de la manière la plus simple, et qui évilAt la multiplicité des cales. Pour qu'on puisse reconnaître l'ordre suivi dans leur établissement, nous avons inscrit sur les soliveaux qui forment les vAlés des polygones, des numéros qui marquent le rang ou plutôt l'clage qu'ils occupent dans l'établissement sur lignes; ainsi, ceux qui sont marqués du 0° 1, sont établis les premiers sur des chantiers f posés sur le sol de l'étclon , dans la direction des tampons ; ceQx marqués n" 9, sont établis au-dessus des n<" 1 et portent sur eux, et ceux marqués du n° 3 posent sur ceux n- S. Comme on suppose que les bois sont équarris et refaits avec soin et exactitadc, il ne faut que des petits coins pour les mettre et maintenir parfaitement de niveau cl de dévers. Ces coins ne sont nécessaires qu'accidentellement, et ne sont point marqués sur la figure. Les soliveaux ainsi établis , il est aise de piquer les assemblages et de marquer les bois de la charpente du plancher.

La courbe circulaire, ou couronne, qui doit occuper le milieu de la charpente, est aussi établie sur l'ételon, mais après que les jantes qui la composent ont été assemblées, et que ses (aces sont coupées, arrondies et polies avec précision.

Chaque jante, ou courbe partielle d'une demi-épaisseur de la couronne, est débitée, un peu plus large qu'il ne la faut, dans un madrier ou plateau, Gg. 8. pi. S7, sur lequel on l'a tracée au moyen d'un calitire, Hg. 7. même planche. Les quatre pièces qui doivent composer une dos i épaisseurs sont représentées, fig. 9, en projection horiiontalu, è niveau et de dévers sur un étclon tracé a pari ; ikuiL d'entre cl

portées par deax chantiers m, m, posés sar le sol ; elles sont mîsB nr lignes par les traits ramènerets ; entre ces deux courbes on troisièine àmtier p posé sar les deux premiers et sar les deox antres plas courts o, 0,iat à soatenir les coarbes b, b^ dont les boats posent sur les courbes a, d, et la croisent asseï poar qa*on paisse piqaer les traits de Jupiter de leurs ati» blages. Lorsqae les deux épaisseurs sont assemblées , qu'on a dressé lem faces planes , et qa*on les a réunies et boulonnées , on trace sur ces (a» planes les cercles qui doiTcnt être les arêtes de la couronne, et l'on anoBA ses surfaces courbes.

Pour mettre en joint les tenons des rayons de Tenrayure , qui remplit b couronne, on sépare momentanément êes deux épaisseurs.

8« Planchers à enraxures.

Les planchers à enrayures sont formés de soli?es disposées en rayoos, dont un petit nombre se réunissent au centre, soit en se croisant à mi-bois, soit en s*assemblant dans un poinçon ; les autres solives étant soutenoa entre les premières par des goussets qui forment autour du centre diTcn polygones, dont le nombre des côtés augmente à mesure que la dÎTergeoct des rayons exige Tinterposition de nouvelles solives. Nous trouverons do exemples des charpentes de ces sortes de planchers lorsqae nous traiteroas des enrayures des combles et des dômes. Noos nous bornerons , poar le moment , à la description de deux planchers , remarquables par leur élégance, exécutés dans les châteaux de la reine Blanche, Tun à Moret, Taatre à Viarmes. Les deux moitiés de la 6g. 4, pi. 3î$, représentent les plans des charpentes et des planchers de pied de ces deux planchers. La fig. 5 comprend leur coupe suivant la ligne D E du plan. Les parties à gauche dans ces deux figures se rapportent au plancher du château de Moret. Il est construit dans une tour octogonale; le haut du plan est I& détail d*an quart de la charpente en enrayure, composée de huit solives a ayant la forme d*arcs, scellées chacune par un bont dans un angle de la toar, et assemblées de Tautre dans une couronne formée de deux épaisseurs de madriers. Chaque solive o est composée de deux pièces de bois jointes Tune sar Tautre à crans, et boulonnées. La pièce inférieure est profilée en dessous en arc de cercle, et ornée de deox moulures dont la rencontre forme noe arête ou nervure , suivant le goût de Tépoque. L'intérieur de la couronne est rempli de soliveaux arqués en dessous d qui la fortifient, et qui s^assemblent d'un bout dans ses parois intérieures , et de Tautrc bout dans un

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