CHAPITRE XII
2" Couverlurti e
On a rubrique et) iliiïërciits temps, et l'on fabrique encore , nulammcut enSaèdc et en Russie, du carton auquel on donne les noms du cartonftierre et A'ardoUf artificielle, pour être employé à la construction des couvertures , soit en grandes pièces , soit sous forme d'ardoises. Les Teuilles Je ee carton, passées au laminoir, sont composées de craie ou de substances toolaires lii^es par une pâte de papier collée; on les enduit d'an mucilage tmileux qui les pénètre et les rend imperméables â l'eau , on les pose avec des clous en cuivre, on mastique les joints avec du mastic de vitrier, et enfin on peint la couverture à l'buile.
Lorsque ce carton est bien Taçonné, il est mince , uni , dur, imperméable «( incombustible, et surtout (rês-peu pesant ; il n'exige que des charpentes légères. Malgré ces avantages, il n'a pas pu obtenir la préférence sur nus couvertures en tuiles et en ardoises naturelles.
3° Coueerlurei en mailic hitumitumx.
Le mastic bitumineux, pour couvertures en Icrrassts sur cbarpcjiles. s'emploie sur une épaisseur de fi à 8 lignes, en carreaux de 12 à 18 pouces de cdlé, ou en feuilles de S à 3 pieds de large sur une longueur de 8 à I) (1). Ce mastic est un mélange fait i chaud de goudron, de poix ou de bitume, < «t d'une matière calcaire réduite en poudre extrêmement fine. On préfère les matières calcaires aux matières siliceuses et aux argiles cuites, parce qu'elles font mieux corps avec le bitume. Les carreaux sont moules dini des ebissis, les feuilles sont coulées dans des formes en sable fin sur i table, ou coulées sur de la toile et même sur du papier.
Ou ne donne à ces sortes de couvertures que la pento nécessaire i l'écou- | Icment de l'eau; cites sont établies sur des plincbcrs formés de plaochm j jointes 1 rainures et languettes, ou sur des lattes avec un hourdis en plitn j
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On coule dans les joints des carreaux et dans ceux «les feuilles le même i mastic fondu pour les souder. En général, ces couvertures sont d'une exéi
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440 TRAITÉ DE L*AET DE LÀ CHABPENTERIE.
tioD difficile ; elles réussissent mal lorsqu'elles sont exposées k des firiiliM de températare trop grandes : exposées en été à Tardeor da soleil, dki causent dans les bois une excessive chaleur et les détérioreot; de plus, k bitume s'évapore à la longue, il ne reste plus qa*iine matière temoe. Dans les lieux humides, il arrive quelquefois que la poussière oloiii abandonne le bitume pour absorber l'eau: le masiic est alors décomposé cl ne sert plus à rien.
COUVERTCRES EU PIERRES RATUSKLLKS.
1° Couvertures en ardoises (1).
Les ardoises proviennent de la divisioo d'une pierre feuilletée du geart êchisief qu'on trouve en très^^rande masse dans diverses contrées. Le schiste ardoise de bonne qualité se laisse fendre en graods feoillels minca et droits, lorsqu'il est fraîchement extrait de la carrière. Les ardoises doivent être assez compactes pour ne point absorber beaucoap d'humidité. On juge qu'elles sont bonnes, lorsque étant restées longtemps plongées dans TeaUt elles n'en absorbent que -fg de leur poids. Elles sont d*iiiie qniilé supérieure quand elles n'en absorbent que ^. On emploie cependant dei ardoises qui retiennent de l'eau jusqu'à H de leur pesanteur; mais elles sont d'un mauvais usage; elles ont peu de consistance lorsqu'elles sont moaillées, et les gelées qui succèdent aux temps pluvieux les délitent.
Les pyrites qui se rencontrent dans les ardoises, en se décomposant i l'air, hâtent leur destruction et les rendent difficiles à couper.
Il y a des carrières d'ardoises dans presque tous les pays. Les principales ardoisières exploitées en France sont celles d'Angers (Maine-et-Loire), de la Perrière et de Saint-Lô (Manche), de Rimogne, Rocroy et Famay dans les Ardennes. On en trouve au pied des Pyrénées et dans une chaîne des Céveo* nés, à laquelle elles ont donné le nom de Lozère (2).
(i) L'artloise paraît devoir son nom au lieu d'où on l'a tirée pour la première fois ; les ua» veulent que ce soit de Vjrtois . ou des Ardennes [Arduénnae)^ d'autres du pays cl'Ardc<»!^'"ilesia) en Irlande. Au x- <> èeli; les» Gaulois coDimençaicnl déjà à %e servir d'ardoises.
(a) Dans quelques partit » du midi de la France, lei ardoises M>nl dccigoées soui* le ikmo de Lozo.
aiAPITBE XII.
Le [iltis orilinairemeiil, les ardoises sont d'un gris Iris-roncé (iranl sur le bleu. Celles do l'Ile d'Anglesey sont d'un rouge purpurin.
Les artloiies dont on fait usage en France sonl de cinq grandeurs. Leurs dimensions , leur poids au cent, et les nombres nécessaires pour couvrir rnitité de surrace, sont indiqués au tableau ci-dcisous.