Poil noir de Fumaj ■ ■ , ■ t, Cirlelettn irARgen
B. Petile» csrieleli*» (>].-•
Les ardoises sont attachées chacune par deux clous sur chaque latte (3). ha lattes pareilles à celles employées pour les couvertures en miles sont •tpacées de milieu en milieu du tiers ilo U hauteur des ardoises ; elles sont clouées en liaison sur quatre chevrons. Pour consolider le lattis, on cloue , ïu-dessous des lattes cl ealrc les chefroris, des contre- lattes, l'our se dis-
(>) l.a pïunUur .te IViloi.c cil il'ïnviruii >9!> titn:i (>i'> Un], le |.leJ CMbc(tl,8u lo Jj- (imèlri^culH-).
(*) Elltt tant coupiii aux .l,m<mt>an. f ■) eanvitnnni aki rmriw» 4ti mr/ket i»r tnjHtllii illtt doHitii ttrt apptiqti^ii : Itur poiJi au t*iU rii yroporiioHHtl a liiir uotunt, (t U nemtre niciêiairt iiow tvuvrir t'tmilé dt nr/iKc tii le i/uolltnt dt la liimriim Scella tittUipar la tar/aei dunclanf/lmdt Itur pitiraa.
(3) le clou i ariloii» «*( un (wii msini FbK que le cleu i laltn. 1^ livre en coalïcnl rnviroii 4»5, Il en fiut à pca \<t6i t IÎtr | par loin enrJc du rwitil /ch«MfllDn. i llTfiî J [hiui
442 TRAITÉ DE L^AET DE Lk CUARPENTERIE.
penser de contre-lattes, on se sert souvent de lattes de sciage dites «fiys, qui ont 6 lignes d^épaisseuc^ et6 à 7 pouces de larc^eor. Dans kspaystîk bois est commun, on préfère les lattis ou planchers pleins en feaiUdsè chêne de 6 lignes, ou en planches de sapin d*an poace d*épaisseiir. La planches et les feuillets sont toujours posés suiTant les horizontales datÉ. On ne les met jamais suivant sa pente, parce qae Tasage étant d*attadMrls ardoises par deux clous à chacune, placés sur une ligne parallèle aa M supérieur, les variations hygrométriques du bois les feraient fendre.
LVrangement des ardoises est le même que celai des toiles et des b» deaux.
La fig. 4 contient les détails de la construction d^un toit en ardoises. Si la droite, est un profil de la pente du toit par un plan Tertical* A gaack, est une projection sur un plan parallèle au toit, a, pannes; b, eham espacés de quatre à la latte; c, lattes; dj contre-faites • Les convitani serrent d*un outil crochu nommé contre-iattoir, pour tenir la coiitr^4ià en dessous des lattes, et soutenir le coup du marteau, e, plancher ea ^ ches jointives ; f, ardoise. Le couvreur perce les trous de Tardoise aviitè rattacher; il frappe à la place où chacun doit être placé arec la poiokè son marteau , Tardoise étant soutenue sur une petite enclume eo km de T, terminée au bas par une pointe piquée dans un chevron à portée es mains.
La fig. 5 est une ardoise vue à plat.
Les fig. 7 et 8 monlrent des formes qu*on donne quelquefois ao boi inférieur des ardoises, dans la vue d'alléger la couverture, et souvent fx» former des dessins et même des cbifi'rcs et des lettres qui servent de décoration.
Quoique les ardoises soient coupées aux ardoisières suivant lesdifférailfi dimensions d'usage, avant de les monter sur les toits pour les employer, les couvreurs les retaillent pour dresser leurs côtés et les mettre d'échaotâ* Ions réguliers et uniformes. Ils les coupent par la percussion de la partie traiiclianlc du manche de leur marteau, le bord à couper étant appuyé sur rend urne en forme de T.
Le faite d'un toit en ardoise est couvert par des tuiles creuses maçoooées comme sur celui d'un toit en tuiles plates, ou avec des feuilles métalliqitf attachées au faîtage en bois. Quand on veut économiser le métal et la toile, on forme le faite en lignolety c*est-à-dire qu'on fait dépasser d'cuvin» un pouce (0'",0â7) les ardoises du pan le plus expose au vent, au-dessasdfi ardoises de Fautre pan. Les arêtes saillantes o\x arêtiers sont couverts k
CHA1>1TRE XEI.
f |ilii3 souvent par des tuiles créâtes maçonnées cnramc celles 'Jii r^llc, un jiio feuille iDÛlnlIique |ilioc suifaiit l'angle dièdre Ae l'arËlicr. Coite lution est utile lorsque tes jians de (oits ont peu de |>cnlc; mais on se intc souvent d'un joint irès-serri! sur TarAlc formée pnr le rnpprochc- I ^s ardoises des doui pans coupées en biais, ce qui forme de chaque tranchis, et quelquefois on place sous le pnrcan de l'ardoise une bavelle en plomb pliéc sur l'nrêitrr, dit oreille de chat, pour cmpéclier l'oau de péiièlrer par le joiuU Quant au» art^les creuses, elles sont toujours garnies d'une feuille de métal suffisamment large pour former la ooac et conlenir l'eau versée par les imreaux des ardoises coupées aussi on biais et formant les trancfais des deux cOtés. A quelque distance du fond de l'srële creuse.
Si l'on eieeptc les couvertures métalliques, celles en ardoises sont Icii plus belles ; elles ont l'avanUge d'être légères, et par conséquent de ne putiil exiger de fortes charpentes pour les soutenir.
Uaus les incendies, elles ont l'inconvénient d'éclater, parce qu'elles ne résistent |>oint i l'atteinte d'une violente chaleur. Dans quelques villes fAllemag ne bâties en bois, l'usage en a été défendu, parce que leurs éclata àncaudescents propageaient au loin les ravages du feu , sur des toits en 'cbaiime.
if Couverlurph .
■s flalea
Les couvertures en tuiles de luarbro et do pierre, comme les anciens le* emplcjaienl, ne sont point en usage sur les toits en charpente. Uaus plusieurs contrées (1), on extrait des carrières des pierres plates qui acqiiiérenl de la dureté en séchant. On leur donne improprement le nom de fove; dans quelques départements, on les iioiiinie lautse*. Ou s'en sert pour convrir les maisons. Un ne peut les employer que sur des toits très-peu inclinés, oiï elles sont retenues par leur pesanteur. On les taille en carreaux
im do 16 à 18 ponces de cAlé ; on les réduit à une épaisseur uniforme qui ne peut être moindre que Q lignes, et qui peut atteindre un [louce, suivant leur qiialilé. Un les |k>sc sur un lattis de fortes lattes du cliéne attacliccs sur les chevrons avec des clous ou avec des clicvilles; leur écartemeut est égui à la longueur des carreaux, sauf lu quantité dont les rangs se
Lri couvertures métalliques sont de deux espèces; elles sont cuinposéc* de pclilrs pièces arrangées comme les tuiles, ou de grindes Tcuilles assem- . Ou y emploie le plomb, le cuivre (1). letiuc, la e de fer, le ter coulé cl même le rur-tilanc.
uilea lie fhr cauiè.
Oo s'est servi pour la première fois do tuiles en fer coulé, lU palais Bourà Turis, à la vérité sur un comiile vuQlé en briques ; mais on les ■ depuis ibles eu chirpeules. Les couvertures en (a coulé beaucoup moins que celles en tuiles plates de [erre cuite, vu l'arrauit qu'on leur donne. Elles portent au besoin chacune iteux tenons PMT les accrocher aui laites, ou des trous pour les clouer. Elles se couvrent d'un rang à l'autre du cinquième de leur hauteur, cl dans leurs joials taontants elles se croisent nu moyen d'un rcboril, comme U coupe fig. SB les représente. On en fabrique aui forges de la Grdce-de-Uieu. prés Besançon, et aux forges du CreusoL
0(1 a couvert avec ces tuiles les deux pavillons de la grille de l'obscrvakHTC, à Paris.
Malgré la durée des tuiles en fer coûté et lesr légèreté, qui permet de réduire les cquarrissages des principales pièces de charpente d'uu toit, t«ur usage ne parait pas se propager, vu que les couvertures en ludes plates de terre coite coittcnt quatre à cinq fois moins cher.
On fait aussi des tuîtos en lûle de fer, en cuivre laminé et même cit plomb, qui s*accrochcnt â des lattes par un rebord plié, ou que l'un cloue comme les ardoises, mais Tobtigation de les poser en recouvrement comme les tuiles, triple leur pesnnteur, comparativement à l'emploi des manies métaux laminés en grandes feuilles-