CHAPITRE XIIÏ
1° Peuteâ tte» toiU.
Les combles peuvent être classés en plasieora catégories , siu*ant les
nc9 et les combinaisons des surraccs de leurs couvertures. Noas ne trai-
ins dans rc chapitre que de ceux dont les toits sont comimsos de surraces
llaiies, ou rie surraces cylindriques, ayant leurs génératrices horizontales
qui n'ont pas plus de deux égouts.
Qoellc que soit la génération géonDctriquc des surfaces courbes des cornas, on compare toujours ces surfaces ani toitures planes, qui sont les fins simples, pour juger l'elScacilé de leurs pentes et leurs combinaisons
ir rapport aoi Taçades des bdlimcnls. C'est donc seulement de la pente
« toitures planes que nous nous occuperons.
La ponte qu'on donne aux toils a pour objet de rejeter hors des espaces tflUTcrls , l'eau de h pluie et celle des neiges , et de les Taire écouler rapilement afin que les malériaut de la couTcrlure puissent sécher, Itlimdel . fans son Cours ilat-cliitecture; Kondelct. dans i'Arl de bâtir; H. Quatrenére de Quincy , dans le Dictionnaire d'architecture de l'Encyclopéilie. et I. te commanilant Bclmas, dans le mémoire cité, ont recherché les causes les difTcrcntcs pentes qu'on donne auK toits.
I^s terrasses des pays méridionaux, et les combles élevés des contrées lu Nord, ont fait penser que le climat seul déterminait rinclinaison des loits. filondel ajoute que la grâce qu'on croyait donner aux édilicos, et le besoin de multiplier les logements dans les combles, avaient porté h leur tonner une grande élévation. Rondelet veut que l-'inctinaison des tuils lit arbitraire et que le goût seul soit en droit de la fiier, toutes les fois que l'imperfection des matériaux laisse celte latitude. M. IJitatromArf Quincy, adoptant la première opinion, propose de soborilr rrusement l'inclinaison iKs loits à la Inlitnilc ; .linsi il tou
4sa
de réqaatenr, où la pente serait nulle comme la lalitiide, eltes'éicfilè 3 degrés par chaque climat géographique (1) poar les coaferturescotria creuses, en ajoutant à Tinclinaison trouvée 5 degrés de pins pour ksea» blés couyerts en tuiles romaines, 6 pour ceux cooTerts en ard<Htts,< 8 pour ceux couverts en tuiles plates. M. Belroas a traduit la règle pny^ sée par M. Quatremère de Quincy en une formole plus simple, deb' quelle il résulterait que la pente d*un toit devrait être égale à Texcèiàh latitude du lieu où il serait construit sur celle des tropiques, ce qui Uffm que la pente des toits serait nulle dans la zone torride , et qu'elle ne ctamencerait à s'élever qu'à partir des tropiques (2). Mais il fait ren»^ que cette formule donnerait pour la latitude de 25 degrés des toits àtf la pente ne serait que de 1 degré 32 minutes , et que sur un toit si pea it cliné , les tuiles auraient leur égout en sens contraire , et qu'elles njdk* raient Teau en dedans du toit.
(i) Les géographes, (Kaprès Varcnius (*) , médecin bonamlaîa, plot eoaan conneavi géographe, partagent l'espace compris entre réqoateiir et chaque oer«le polaire, en »4 mi eo cUmals, dont les limites sont délerminéet par une différence d'une dciai bcarf mï durée tlo jour au solstice d'été, sur chacune. Ainsi partant de Féquaicur, oà lalalitdid idro et la durée du plus long jour de is heures, ils fiient les latitudes des certAfâtMft ration, comme elles sont indiquées dans le tahleau ci-après, vis-è*vîs les chîffirt^ ronw qui marquent Tordre des climats finissante ces latitudes , jusqu^au vint-quatrièBie fit termine au cercle polaire, où la durée du plus long jour est de a4 beures.
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(9) \m laliuidc des tropiques est de a3* a8'.
(•) Gtoijrapkin nafvrah't ; in-12. jtmtttlodami , Kltcr. 1671.
Ctl&PITnE XII ÏBetmni Tait observer aussi que l'on IrouTO souvent dans te même llea s de toutes sortes du pentes, el (jue les deui formules ne lent pas celles que l'eipériencc a déicnninécs poar la plupart des localilcs. En elTct, si dans quelques contrées situées vers le 7* climat, les iii- 9 peuvent paraître avoir élu (liées d'après la r^gle de H. Quatremèrc de Quiricy , comme à M\ , Lyon , Saintes , etc. , dans un ^DS grand nombre d'autres pays , son application donne pour résultats des inclinaisons fort Jifférenlcs de celles que l'eipérience y a mises en usage. Biles sont trop Taiblcs pour les climats moyens , et trop Tories pour tes climats les plus lias, dans lesquels on fait même des toits en terrasses hurif sonUles. Nous donnons, dans le' tableau ci-dessous, quelques exemples 1 désaccord de cette forinule avec ce qui se pratique pour les villes siloées sous des climats du latitudes moyennes.