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On peut vérifier ce désaccord poar an plas grand nombre de fîUes,vi que dès qu'on connaît la latitude d*un lien, on sait dans quel diDati». graphique il est situé, d'après le tableau qui fait partie de la note pic» dénie. Il est à remarquer en outre que, pour les climats èIeTés,laR^ donne des pentes sous lesquelles les tuiles creuses glisseraient iii6iUik> ment.
M. Relmas attribue la roideur des combles dans nos climats au hai* tudes que les Gaulois avaient prises sous leurs toits primitifs de et de bardeau, dont ils imitèrent les formes et la pente lorsqu'ib mencèrent à faire usage d'ardoises et de tuiles plates. La nature des wMt riaux propres à la construction des couvertures suivant les iodostries d la ressources du sol, encore plus que toutes autres causes, mejnnttiié déterminé l'inclinaison des toits. Nous voyons cette inclinaison mnfDni dans toute l'étendue des lieux où les matériaux sont de même espèce. Ls couvertures en chaume et en bardeau , qui remontent à Tépoque des fRmières habitations, exigeaient des toits surhaussés afin que Peau nepttb traverser; lorsque la découverte des ardoises dans le sol permit de les se* stituer au bardeau , la même roideur des couvertures dut être cooserw pour produire le même résultat, et les tuiles plates, imitations desardoiio, ne durent encore rien changer à la roideur des combles.
C'est ainsi que, dans une grande partie de la France, des Pa|ili et de TAIIemagne, où les ardoises naturelles et les tuiles plates swt les principaux matériaux des couvertures, les toits sont très-élefè; tandis qu*en Russie, où Ton fait un fréquent usage de la t61c de fer, la toits sont aussi bas que dans Taulre partie de la France et de TEurope oèridionale, où Ton ne fabrique que des tuiles romaines et des toâs creuses. Lorsque les Grecs et les Romains substituèrent aux couTertots en bois des tuiles de pierre et de marbre, leur industrie étant plus avaooée que celle des peuples du Nord , et leur habileté dans le travail étant pie grande , ils s*affranchirent immédiatement de la servile imitatioo di bardeau, qui ne pouvait être placé sur les pentes douces des toits aoxqoeb devaient s'ajuster les élégants frontons de leurs temples; ils invenlèresi les tuiles à rebords et les tuiles creuses , dont l'usage s*est étendu dans toit le Midi.
Le régime de Talmosphère influe bien moins sur la pente des toits qa'oe serait tenté de le croire; car, à Teiceplion de la considération desneige$T qu'on donne comme molif des pentes roides, et de l'emploi des tuiles pUtes, l'usage des tuiles creuses conviendrait également bien aux pays pluvieox.
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Elles font J'ciccllenles couverlares entre le 36* el le 43° di'grc de lutiludr.
)s quelques caiilrées ou l'aDlomno amciic des pluies plus abondaulcs peut-^trc qu'aucune Je celles des autres pays où il pleut le plus; el ces luiles n'oril pas, à l'égard des neiges, des vices nussi graresque ccus qu'on leur suppose , puisque dans quelques régions du Midi Irés-élcvées . où d (iKnlM beaucoup de neige, on conliiiae i s'en servir sans Inconvrinlcnis. Hais malgré les avanLagcs qu'elles présentent de chargi-r moius lu bâtisses cl de n'exiger que des charpenlcs niuins Tortea , la mode des luils surbaissés ne
irra pas s'introduire li où les tuiles plates el les ardoises sont en usage , i cause de l'impossibilité el de l'inulilité même de substituer la fabrication des tuiles creuses b l'habitude invétérce de celle des tuiles plaies et do l'exploiUtion des ardoises . qui s'emploient les unes et les autres sur des toils même pente, ce qui convient à l'uniformité des habitations. Ce serait
vain aussi qu'on tenterait de nouveau défaire adopter dans l'Ouest et le Midi l'usage des tuiles plates, tl leur faut de irop massives charpentes, •t l'Alévalion des loÎLs qui en seraient couverts donnerait aui bAtimenls un upecl trop lourd qui ferait des disparates choquantes avec tes toits surtwissés et leurs tuiles creuses.
Plusieurs constructeurs ont pensé que la limite inférieure de l'inclinaitvu qu'où peut donner aux toits couverU en ardoises sous un ciel aussi pluvieux que celui de Paris est de 33 degrés -;. C'est une peuto dont la hauteur est i [«après les 7 de la base; mais ils n'uni probablement été eonduils
e résull4t que par des considérations qui supposent le mouvement uniforme de l'eau el la simple capillarité dans les joints, abstraction des causes qui peuvent inQuer sur la durée des matériaux , sur celle des charpentes et sur leur stabililc.
Kn recherchant les degrés d'inclinaison qui conviennent aui diiïérentos espèces de couvertures d'après les maiériaux dont un les compose et les iDojens de l'art pour la construction des coiubles, on trouve des limites dont les penics en usage s'écarteni peu.
I^ durée de l'ardoise dépend c» grande partie de la roideur dus tuils. Si la pente est trop douce , la capillarité retient beaucoup d'eau qui remonte unlre les doubles surfaces des joints d'application ou de recouvrement ; lus
loises alors ne s'égoutlent point ou ne sèchent que fort lentement ; elles M détériorent en peu de temps : ainsi , sous ce rapport , plus ta iwntu est rapide, mieux elle vaut. D'un autre colû, la surlacc d'un loil décompose l'action du vent, U p^irtie de coltc aciiou qui agît m remontant la pente tend à refouler l'eau dans les joints, à soulever el même arracher les ar-
doises, cette action est d^aatani moins forte que le eomble a coor* plus grande roideur , sans dépasser cependant IlocIinaisoD sow la^iAih résistance des ardoises et celle des cioos qui les atUKshenl reiiipoiteat«h force du Yenl. Cette inclinaison n*est pas partout la mteie; die Tarie ta 1 contrée à une autre comme Tintensité des vents les plus forts qui^ltf{ sentir; elle ne peut être que le résultat de rezpérience; elle est entre 33 et 45 degriés, et c*est dans ces limites que sont les poitcs deilaàw| usage à Paris et dans les départements voisins. Sor nos cùles c qui sont à proximité des carrières d'Angers, lorsqu'on soriniase kilà| en ardoises pour rapprocher leur pente de celle ositée pour ks loikso» ses, il arrive frcquemmefit que le vent dépouille les pans de toit fi i sont exposés ; une pente de 45 degrés est celle qui parait préférable. Iu| les départements septentrionaux, dans ceux du Nord -Est et dans kM{ gique, où les ardoisières voisines de la Meuse ont rendu rasageiaa| doises plus fréquent qu'ailleurs, et l'on pourrait même dire gésM,k pente des toitures a été portée à 60 degrés par la crainte qœ sots moindre inclinaison , la neige qui adh(&re aux couvertures en s*y chargeât trop les combles malgré les robustes équarrissages qu'on aux bois de leurs charpentes (1).
L^inciinaison des toits couverts en tuiles plates Tarie dans les 40 et 60 degrés, parce que les tuiles n'étant pas clouées comme les aidM c'est la pression qu'elles exercent les unes sur les antres par leur pesaokK qui fait qu^ellcs résislenl au vent.
L'angle de 45 degrés est celui qui convient le mieux pour lesconble couverts en ardoises et en tuiles plaies, sous le rapport de remploi delà capacité inlcrieure. Sous une inclinaison plus douce, il faut des boiitTa plus fort échantillon , leur cube augmente la dépense un peu plus qu'cfle n'est diminuée par leur raccourcissement et par la réduction de la surikeâe la couverture ; mais le plus grave inconvénient , c*est de perdre pour Ifl portées moyennes Tusage des greniers, qui peuvent n^avoir plus asiei de hauteur pour qu'un homme s'y tienne debout. Sous une indisaiia plus roide , l'accroissement de la surface des couvertures , TaugmeDlatioi de la longueur des bois et la nécessité d'employer dans les charpentes u plus grand nombre de pièces, fait monter la dépense plus haut que la it-
(i) l/on évalue le {)oiil9 iPumc couche de iiei(jc, au ^ de celui d*aoe cvucbc «TeM d'égale éi>aisscur.
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