‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 129 sur 159 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

3" Toit» à deux igouU.

Les bâtiments \ei [itus simples sotil ùlevtïs sur des plans recliingnlalros , comme celui fig. 13, pi. 4S, doiil deus câlcs »ont plus longs que les deux «ulres. Un comble qui couvre un biiimrnl de celte sorle est onlînaircmenl composé de deui pans de toits, fig. 1S. plans, (également inclinés, a'ëlcudanl d'un bout k l'autre, el rt^pondanl chacun à une des moitiés de la largeur de la bâtisse; ils s'appuieni par le bas sur les deux plus langues pnruJs, Ils se fencontreul par le baul suivant une lignu ou arOle liuriionlale b J qui constitue le failo du comble. I> genre de toit est dit h deux égouU. Du toit qui n'est composé que d*un seul pau ou qui n'a qu'un seul égout, comme celui proGlc Gg. S, pi. 46, est dil en appentia. Les cxtrétnilés des pans d'un loit peuvent dépasser celles d'un bâtiment lerinindes en pignoas. pour les abriter par une saillie égale à celle formée par leurs bords inférieurs, et qui a pour objet J'écarlcr leurs cgouls des parois longîludiaalei.

Les saillies des toits sont soutenues par des corniclies ou simplement par les proloiigeoienls des faîtages, des pannes, des sablières et des chevrons BU delà des murs, comme dans les lig. 9, 3, i de la planche 4K, qui se rapporleol k lies toi is inclinés sous l'angle de iS"; el comme dans l'élévatioa. fig. 8, pi. 51 , qui représente un loit à faible pente. La Hg. 9, pi. 41, et les fig. 3, 5 et 4, pi. 45, présenlenl des détails do la disposition des pnnnes pour les deux cas (1).

Très- fréquemment les loits ne dépassent point tes murs des pignons, parce que les bâtiments n'étant point isolés, ces murs sont mitoyens avec d'autres propriétés sur lesquelles il n'est pas permis d'empiéler par des saillies ou par les égouts. Dans ce cas, les pans des Uiits couvrent simplement les tnurs de pignon sans aucune saillie au 'delà, comme dans l'éléTalion, Bg. 6, pi. 43, ou bien ils sont surmontés par les mêmes murs de pignons qui soutiennent les souches des cheminées, commd sur la lig. 1,

ft a do ce froaloa

mémo planche. Si les façades sont couroDoées par des ooniichei fâ m 8*étendent point sur les pignons, ces pignons ont la forme représentée |i lafig. 6,pl.lS1.

3* Cauveriurês en pavillOHêy croupes ei nauet.

Lorsqu'on bâtiment est éleréen pavillon saron plan dootlesqnalieci sont égaox, fig. 14, pi. 45, on peot le coufrir par un toîl à deux égal comme celoi représenté en projection horizontale, fig. 16. Haïs fl pc arriver aassi qu*il n*y ait pas de motif pour faire deux de ses façades pbl qoe les deax autres en pignons; on fait alors les quatre façades | reilles, c*est-à-dire toutes quatre en pignons, ou tontes quatre tensBi horixontalement par le haut. Dans le premier cas, an toit à deux éfa devant répondre k chaque pignon, il en résulte pour le comble q«i toits k deux égouts, qui sont représentés en projection horizontale H \ par-dessus, fig. 13, pL 44. Ce comble a deux faîtages a b, de, horiioob se croisant au centre c, et répondant aux sommets des pignons ; et qH aréles creuses c fy c o, ou, c Vy nommées noues, aboutissant aux aB|

l*aréte Terticale ji , qi|i régnerait sur le devant du bAtioient tll ne deTail pas y afoi fronton; ce qui donne à la cimaise rampante 6 c une cpaiMeur différeule de c«;lle de la de liorixoutale a b. Lt-s largeur» de» autre» membre» el moulures tle la coruîclie rampaole mv^urces ^ur la verticale x y, el «;jalei> à (;i'lU-> des mt-mUres et moulure» de la con horizontale mehurées sur la vt^rticalc v z. La pitrlie Je corniche horizooLaic, K'(»ouUafi tympan du fronton, na point de cimai»e, parce que le toit ne porte pas sur cette part La fig. i3 donne le tracé de la curuiche rampante A d*un pignoa saas fronton. \jci he« de» membrev et moulures de cette coruiriir sont égales à cellc-s dc*s membre» et i lures d^une corniche B qui s'étendrait horizontalement. Le» ccarlc'iot:ui« des iijnes paotes sont mesurés sur une verticale x^, et égaux aux hauteur» di*s membres et dm» de la même corniche B, mesurées sur la verticale v z. Les reocontrcs de» lignes verlk parallèles à A B , eX. des lignes rampantes, parallèles k A C, donoent le profil rampa de la corniche qui doit. régner horizontalement sur les cètés du bâtiment pcrpendicul aux pignons. Les |)arties qui sont horizontales dans le profil B, sont rampante^ Ua corniche A ^ suivant la pente du toit , et dans le prolongement des mêmes parties a| tenant à la corniche rampante , dont le profil , pris par un plan vertical per{»cndiciJ uu pignon suivant la ligne x y, est rabattu en B. Les mutules et les modillons d'une niche rampante, 6 c, fig. is, doivent être à p!ond> sur ceux de la corniche horizontale . ^uaul à ceux do la corniche rampante , fig. i3, ils sont distribués sur uue horizontale . par les divisions i-s-3>4-5t etc., el reievési verticalement; leurs côtés sont vertical leurs dessous sont rampants sur le pignon , comme sur les fa^^idcs lAicrales.

CnAPITRE XIII.

Ponr le second cas. beaacoup plus simple e( souvent prérérabk pour b bonté lie la cotiilruetûin, les quatre l'açadcs portent chacune l'égout d'un pan de toit. Les qunire pans do toit qui en résultent sont lepréseolég en projection horitonlalc, lig. 9, mfnio planche, {tour un pavillon carré, cl fig. 10, pour un pavillon ïtili aur un plan en losange. Ces deux combles fbrment chacun une pyramide quadranguiaîre. Les quatre intersections des pans do quatre toits sont, dans chacun aussi, des arêtes saillantes; les pièces de bois de la charpente qui forment ces arêtes sont lesaréfr'er*. Celte déposition des quatre pans d'un toit a été désignée sous le nom de eowMt *m pavillon {\).

Lorsque la difTcrencc des cAtés du plan d'un bAtîment n'est pas considénbte. l'on forme encore le (oit en pavillon. l,a (ig. 11 de la pi, 41 est la projection d'un comble établi dans cette hypothèse; les quatre pans du toit n'ont pas la même inclinaison : les pentes sont égales pour ceux qui correspondent i des Taçades parallèles.

On peut couvrir aussi en |>avillon un bAlimenl élevé sur un plan polygonal Dgnrc en projection horiinntale sous le n° 18, pi. 45.

La construction des toits en pavillons a été appliquée aus extrémités des bllimenti élevés sur des plans oblongs. Ainsi un toit principal i dent igoaU a 6 d e, c 6 d o, lîg. 17, pi, 4tt, répondant à la plus grande dimen-

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