‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 14 sur 159 · CHAPITRE I. 7S · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. 7S

En chatigiiaiil un peu la direction du liert-poiiil , on donne- une légère obliquilé aux Iranchanls des dénis inclinées, «ans cesser de les tenir dnns le mânie plan horizonlal perpendiculaire aux deux faces de la lamo; mais il fdul que celle obliquilé . qui a pour but de facililer l'aclion du trancliint, aoil répartie régulièrement en sens inverse et alternatif d'une dent h l'autre, et de façon i ramener toujours la sciure de bois vers le milieu du trait de scie ; au surplus . le petit avantage qui en résulte ne compense point le MÎu qu'il fuul apporter daas l'upération de l'aSilage.

Fig. 86. Hainelle. C'est une lame d'acier dont l'extrémilé a b est repliée sur toute sa largeur et forme nn crocliel très-courl; les deux coins aetb (le ce crochet sont alTilés en biseau el forment deux petites gouges qui servent à faire des rainures ou raies sur le bois, pour tracer des assemblages, des chiffres et des marques de repiïre. C'est lïc cet usnge que vient le nom de minette qu'on a donné > cet oulil , auquel oti a réuni ou une pointe comme celle du traccret, Og. S, planche I", ou une rosette c qui sert il donner lu voie aux lames de scie. Cette rosette est un disque en acior dont le contour est divisé pur trois fentes dirigées vers son ceolre; cet fentes ont les largeurs nécessaires pour, qu'on puisse y introduire les dents des lames lie scie de toutes les épaisseurs.

Lorsqu'on veut donner de la voie à une scie, on aaiiit les dents l'une après l'autre dans une des fentes de la rosette ; puis . en faisant effort sur la lige qui lui sert de manche comme sur un levier, on les incline alternativement de la quantité qui convient pour la voie qu'on veut donner, qui doit être moindre de chaque cOlc que la moitié de l'épaisseur de la lame.

Nous avons déjà dit que toutes les dents doivent être déviées de la ménie quantilé à droite et à gauche de la lame; nous répâ tous que celles qui ne le seraieut point assez ne travailleraient point , et que celles qui lu seraient trop, ne pouvant passer dans le trait de scie ouvert par les autres, seraient iufailliblenient amchées, ou elles causeraient, un passant dans le Irait de scie, un frottement qui rendrait le travail du sciage trés-pénible.

C'est â vue ou avec le secours d'une règle, ou même avec un Gl tondu, qu'on vériGe la régularité de la voie d'une scie; on la rectifie et un la perfectionne avec le même outil.

Fig. 37. Roielle pour donner la voie aux lames liti - ioilé-

pendammenl de lu raînelle ^ur un maneliu i'" virole.

Attendu que li rninctlc Ir.ice de» Ira

des assemblages, on lui préfère aujourdliai le traceretqai a été représenté, fig. 8, planche l**. Soayent on le sabstitae à la rainette poar le réanir à la rosette dont il forme la queue.

7« OuiiU à flrapper.

Planche l'*, fig. 39. Marteau. Cest une masse de fer qui présente d*uo côté une tête carrée a, et de Tautre une panne à pied-de-biche h. L*aoe et Tantre sont garnies d^acier. Cet outil est représenté par deux projections Terticales ; sur Tune il est de profil , et sur Tautre il est to par devant. Le marteau est percé d^un œil c pour recevoir le bout du manche d qui y est serré au moyen d*un coin de fer, et d*un léger évasement de rœil du côté de rentrée du coin.

La tête carrée est tant soit peu bombée ; elle sert à chasser les clous, et la panne à pied-de-biche sert à les arracher.

Fig. 40. Marteau à pointes. Ce marteau est projeté sur deux plans verticaux comme le précédent; on a supprimé la projection de son manche; il ne diffère du précédent qu*en ce que la moitié de droite du pied-de-biche est remplacée par une pointe f pour faire , sans changer d^outil , des trous aux places où Ton veut chasser les clous : ce qui n*empéche pas que la panne fendue puisse aussi servir à en arracher.

Planches, fig. 1. Maillet. Cet outil est entièrement en bois. Il est représenté par deux projections , Tune le fait voir de profil abc d, l'autre le présente par le devant a' b\ Le corps du maillet est ordinairement en racine d'orme ou de frêne. Son manche ^ est de bois de fil entré de force et serré par un coin dans le trou f qui traverse le maillet , et qu*on fait ovale par devant afin que le coin écarte les deux moitiés du bout du manche , et que le maillet ne puisse pas se démancher. On se sert du maillet pour frapper sur les outils à manche de bois , tels que ceux des fig. 17, 18, 19, 20, 21, 24 de la planche l^''; c'est avec Tune de ses parties a c ou 6 J^ les plus étroites, que Ton frappe, parce que le coup est plus sec et mieux dirigé. Cet outil est commun aux charpentiers et aux menuisiers.

Les charpentiers font encore usage de deux outils à flrapper que nous n'avons point représentés à cause de leur simplicité : l'un est la masse en bois, l'autre est la masse en fer.

La masse en bois est un gros maillet en bois dur. On prend souvent un morceau de racine noueuse ; on lui donne une forme cylindrique de sept à huit pouces de diamètre sur dix à douze de longueur; son manche est

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