CHAPITRE I
luru tlu bois qu'elles uiit à couper, puisqu'elles agissant tluns un seul sens ; si elles étaient igacèles comme celles, fig. là, de la scie qui coupe le fil du bois en travers , leur irarichanl ne se pri^senterait pas convenable m en l |>our coDper le bois debout, ni pour le meilleur emploi de la force des scieurs de long. Nous di^crirons, en parlant du MCiaçe île long, la mauièrc de se servir de cet outil.
Fig. a. Scie de long eu usage dans quelques départements, notamment dans les anciennes provinces de Bretagne ol de Normindie. Bile est représentée par deux projections verticales.
Les poignées supérieure et inrérieurc, b, d, sont des cylindres en bois, passés dans les douilles de deux bras de fer qui embrassent la lame a et j sont attachés par des clous rivés. Ces poignées ont, par rapport au tranchant de la lame, la même position que daits la scie à châssis, (îg. 18.
La forme de cette scie est motivée par la suppression du ch:lssis;la lame est un peu plus épaisse. aCn qu'elle ait un peu plus de roideur ; et pour In même raison elle est plus large en haut qu'en bas.
Fig. S.'t, Scie à main ou feuillet à poiny. La lame n'a d'autre monture qu'un morceau de bois plat découpé pour former une poignée; elle est reçue par un bout ilaus uue fente où elle est retenue au moyen de deux ou trois rivures ordinairement en cuivre. Elle coupe dans les deux sens du mouvement qu'on lui donoc.
Pour se servir de cette scie, on passe dans l'espèce d'anneau de la monture les quatre doigts de la main droite , on les rapproche du pouce pour serrer la poignée. Do cette fa^on on fait agir la scie en la dirigeant i poing f^rmt.
Fig. il. Autre «cic à main. Sa lame très-étroite est terminée par une soie rivée dans un manche tourné garni d'une virole.
Ces deux scies servent à couper du buis sur les parties que les autres scies ne peuvent atteindre. On les emploie aussi peur couper les chevilles lorsque les bois sont déGuitivement assemblés.
ÂiguisimKnt itei dcnlt des tciea.
sque les dents d'une scie ne coupent pi parce qu'il serait à peu près impossible d'y ap L'acier des lames de scie n'ayant pas boi couper le boip, pc Inissc limer assM facll
On se sert de limes triangulaires, dites tiers-poinis, et de limes m dites queues-de-rai. Les premières servent à affiler le bout da tram des dents, les queues-de-rat s*emploienl pour approfondir les parties m dies entre les dents des scies de long, dont un fragment est repréft fig. 20.
Pour affiler une scie , la lame étant démontée, on la place de façon ses faces soient verticales, son dos horizontal et ses dents en hauU A.d d*on étau en fer ou en bois pour la tenir (1), on se sert d*uiie eiilajll< entre deux traits de scie dans le bout d'une pièce de bois bonioolilc mobile , élevée à la hauteur des mains ; on place la lame de scie da entaille contre la joue la plus près du bout, et dépassant le détins d^environ le double de la longueur des dents ; on Ty assnjelCil a d*un coin chassé horizontalement qui remplit Tentaille.
Lorsque la lame est fixée de cette sorte, on agit avec la liae . on donne un mouvement perpendiculaire aux faces de la sde. une à une les dents qui répondent à la portion de la lame aaisî taille. Après quoi Ton desserre le coin afin de faire glisser la ' sens de sa longueur, et d'amener d'autres dents à la place d* pour continuer l'opération. Lorsque la lame cesse d'être eo ^ Teotaille , on soutient Fextrémilé la plus pesante par ou bo posé verticalement.
Fig. 25. Tiers-point, Lime qui présente trois arêtes et qui est dit ci-dessus, à aflSIer les dents de scie.
La lame étant posée, comme nous venons de le dire, Uà et ses faces verticales, les dents en haut , une face du tien puyer alternativement sur les deux tailles dont le concoai d*une dent. Le mouvement de va-et-vient qu'on ioaprim mains, doit toujours être parallèle à un plan horîionta' aux faces de la lame de scie , afin que le tranchant ■ ' aussi perpendiculaire à ces faces, autrement le bout senterait en place d'un tranchant une pointe qui décb^ de le couper. Il faudrait beaucoup plus de force poo" ses dents seraient promplement émoussées.
(i) Un clau cftl un outil trompo^ê Je deux fortes michoirei, l'on peut rapprocher au moyen d'une (prottc vit. C«t €Blre r ^ les objets qu^on veut rendre immobiles . >*•