CHAPITRE XV
IZiCUTlOlf Bl LA CHAAPEIITB D*UN COMBLE.
Les déUîlf qoe noas avons donnés tu chapitre IX , IroQveBt km ifj cation dans la constraclion des élelons et dans rétablissement des bob lignes, pour Teiécution d*an comble. Noos nous bornerons , dans ce c pitre, aox eiplications Indispensables pour rintelligeoce des figoRsr ti?es à cette partie du travail des charpentiers.
La flg. 1 de la pi. M est la représentation sar réchelle da {g de rHk des sablières, et des enrayores d^ane cronpe droite, et de deox des se de deux combles, qoi ont fait Tobjet des épares, pL 48 et 51, e( sont comprises dans les rectangles ponctués 1-8-3-4, 9-10-11-12, 6g. pi. 44.
La ûg. 1 de la pi. 42 est la projection Terticale d^uoe des fermes tn versales des deux combles; les fermes de cronpe, d*arètiers et de noue! sont déduites, comme nous Pavons expliqué, au chapitre précédeoi, traitant des épures.
Les épaisseurs des murs sont marquées, Gg. 1, pi. 56, par des lig parallèles accompagnées de hachures. La ligne brisée 1-2-3-4-5-6^' contourne les angles saillants et rentrants que font les murs des bâlimci marque les parois extérieures de ces murs, et le bord extérieur des hlières b,
La ligne brisée l'-â'-3'-4'-5'-6' est Tabout des chevrons a.
V^'yA"\i"&' marque la ligne de gorge des assemblages ou psi chevrons sur les sablières, et en même temps le bord intérieur de ces blières.
l'".2'".3'".i'".5'"^'" est la ligne d'about des jambes de force s sur tirants; et l"".2""-3""-4""-5""-d"" est la ligne d'about des arbalétrien A les entrails.
CHAI'imii XV.
La ligne 7-8 cl la iigae brisée 9-10-11-li soiil les ligaes de milieu du oottn de liemcs horizontales y assemblées dans les cntriils.
Le carré C tsi la projection du poinçon de cronpe ; le carré C est In pmjeclion du jMjiueoii de noue (1); C-5. C-4, C-â, C-3 sont les projections, aar l'élelon d'enrayure, des arêtes saillantes de croupe et des arfiles creuses des noues. Un a Tait en J l'opéralion qui a pour objet de déTOyer les jambes de force, les arbalétriers et les cayers , alln de marquer sur l'ëtelo» b ligne de milieu c J de cbaqae coyer qui doit servir k son éiablissetnciil dans la composition du l'enrayurc. En B se trouve également l'opération faite pour dévoyer le chevron d'arêtier, afin de rapporter sur ses Taccs de dessus et de dessous les lignes d'arêtes saillantes et d'arêtes renlranles qui doivent être délardêes et creusées , et tracer sur l'êteluii en projection boriiontale les déjoutements et engueulements contre le poinçon C, qui doivent être reuvoyés en (irojcctions verticales sur les ételoDS des fermes,
C-S, C'-K sont aussi les lignes de milieu des tirants ou coyers de iiouen, qni ne sont pas dévoyés, vu que les deux comblas sont do mémm larfcurs.
Les épaisseurs des chevrons des noues sont marquées pris du poinçon C, pour tracer les déjoutements et engueulements, et les rapporter sur rételon des Termes de noues.
13-14 est la li);iio do milieu du tirant de la Terme transTcrsalc , combinée dans la croupe et dévoyée de la ligne 13' -14', qui passe par le centre da poinçon, projection de l'angle Iricdre ou sommet delà croupe; 3-llt, jHS, tl-lti sont les lignes de milieu des Termes transversales contignSsaDi noues; C'17 est la ligne de milieu du tirant de croupe; 18-SO, 19-30, sont les lignes de milieu des goussets de l'enrayure de croupe, parallèles aux diagonales 17-13, 17-14 ou aui arêtes C-4, C-3; MH-W, \9'-iW sont les ligues de milieu des mêmes goussets, quand on veut qu'ils Tassent des
(i) 1ji Kg. 11, pi. 5s ■•! unr pmJMtiaB wrtirtli-.nt U %, n iine pfi'io
tblugu ut «■ urtui uii enEiuuInOKaU d» obcvnuii dm Mat» i plu lut 4'uili'H hm prn«iHl<tui»ire««mpl«B«""i"ii» -lo» no»», f*" il«> •rhïliUricr. ilonl oo 'oit I» cml.rinBunW rc la> >- ■pparentct. Lo corpt du peiafon h> prslBngv par J*- ' «air In utcmblogn ri» Itnw. Il pcul , ibi» la f«f<t
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angles égaux a?ec les tirants dans lesquels ils doÎTent être asKakKi; 28-50, 29-30 sont les lignes de milieu des goussets de TeDrayure des bmb, lorsque les tirants des fermes contigués sont liés par des liemes dans ks plans Terticaux des fermes sous-falte; ces goossels ont pour objet de mcoarcir les tirants des fermes des noues et de les convertir en C03fefs, pm y employer des bois moins longs. 31-32 ligne de miliea des goussets qi'« peut établir entre les tirants des fermes transTersales cootigaês afis et réduire les coyers des noues i des semelles , qui posent sur les angles èi murs, pour recevoir les assemblages des jambes de force des fenncsiB noues; disposition qui n*a nul inconvénient sons le rapport delasofidilei vu que les murs forment des contre-forts plus résistants qu*il ne bat p« rapport à la poussée des fermes des noues privées de tirants. Cette dispM* tion est représentée en projection verticale, fig. 5, pi. 59.
Lorsqu*on ne fait pas régner un cours de liernes suivant les ligues 7-t, 9-10, 11-12, pour lier tous les entraitsdes deux combles, il est indisp» sable d^établir dans Tenrayure de noue , k la hauteur des entraits et oojfeR d^enlraits, un cours particulier de liernes horizontales, dont les lips 40-41, 41-42, 42-43, etc., sont les lignes de milieu. Trois de ces liemes sut ponctuées. Ces liernes doivent être liées par des goussets établis sor ia lignes 44-43.
Les traits ramènerets, tracés sur Tételon, pour les repères des tinslsel coyers qui doivent être établis sur les ételons des fermes après Tavoir é sur ceux des enrayurcs, sout marqués du signe x d^usage.
La ûg. 10 de la planche 39 représente sur Téchelle du ^ Fételon dess^ blières et des enrayurcs d*uuc croupe biaise et des noues biaises qui s^ comprises dans le irapèze 3-6-7-8 et le carré 13-14-15-16, fig. 8, pi. 4M dont les épures ont été le sujet des planches 49 et 3â.
Cet élelon ue diiïère du préccdcnl que par le biais résultant de rioégabtF des angles que font les murs du bâtiment. Les mêmes numéros désigosi les lignes qui sont homologues dans les deux figures.
2** Établissement d'une enraxure sur l'éieion.
La fig. 3, pi. 36, est la représentation en projection horizontale et ssi réchelle du ^ des bois établis en chantier de travail sur la partie de rétdoo. fig. 1, répondant à la croupe droite pour la composition de la première enrayure formée des tirants et coyers qui reçoivent les assemblages de jambes de force.
t:ilAI>tTHL W. K^j
Le tirant t du U ferme Iraiisvcrsiilu csL JUbU le premier aa muyen de U ligne de milieu 13-1 1 , ou au moyen de la ligne 15'-14' donl il est dévoyé «t qu'on a pu baltre sur u face supérieure.
1^ liranl de croupe d est établi au-dessus ; tes coycrs r sont établis à pnCmc hauteur que le tirant de croupe ; les goussets p sont établis les deriniers; loules les pièces sont appuyées et calées les ducs sur les autres ou sur lie* chantiers simples, doubles ou triples, suivant le besoin, et comme ils •oal indiqués dans la figure, pour les maitileiiir de niveau ; elles sont d'ail- Jeors sur lignes et de dc?ers. et leurs traits râmènenlâ snnl eu coïncidence à plomb avec ceux tracés sur l'étclon.
I La seconde enrnyure , répondant aux entrails de lii renne transversale et fit la Terme de croupe et aui coyers des Termes d'arêtiers , répond aplomb nr la première el n'en dîlTcre que par la longueur ilcs entrails et eiiyers. QU> ne dépassent la ligne d'aboul de» arbalétriers l""-â""-3""-i""-3""-6"" que de ce qu'il faut pour recevoir les assemblages de ces pièces. , Les sablières ne se trouvant au niveau d'aucune dos deux enrayures , ne figurent point dans leurs établissemiiils sur lignes; elles font l'objet d'une mise sur lignes particulières sur le même ételon, après que les trais des «nrayures sont enlevés.
Nous avons représenté, fig. S, pi. S7 . rétablissement sur l'ételuu d'une i|MTtie d'un cours de sablières s, ■' et des blocbcts x lui s'y assemblent; réUet sont mises sur lignes par leur Tace de parement extérieur. I.a saibliére i' passe pardessus la sablière «; elles doivent être entées, et elles noot repérées par uo trait l'aménervt pour le tracé du leur joint. Les blowbels sont également repérés par des traits rantintrel», parce qu'après ;avoir cLc assemblés avec les sablières, ils doivent être établis sur les ételons U|e( Termes pour leurs assemblages avec tes jambes de force.
Z' Élelimt de» fermes.
• Le plus souvent on manque de place dans les chautiecs , et tes charpcnliers tracent sur le même emplacement les clelons de plusieurs fermes d'un même comble. Lorsqu'on ne manque pas d'espace, et que d'ailleurs
iOD a un grand nombre de Termes i exécuter, on peut tracer à différentes places du chantier le même ctclou , pour établir sur lignes et piquer en même temps les bois de plusieurs Tenues : cepeudaiit comiue l'établissement des buis et leur pîqui té que l'eiccutiDn de« assemblages, il vaut p stiquo, cuLlit ii
piquer Fooe après Tautre toatet cell^ de même espèce sar le tatmtàéL 11 y a aussi avantage pour la jnslesse du tracé, de constraire leséldwè toutes les fermes d'uo même comble, c'est-à-dire celles Iraii8fanla,b fermes de croupe, les fermes d*arètier el les iennes de noues, sur le méat ételoo , parce qu'il en résuite un moyen de ▼énfii^ation certaio pov h dimensions en hauteur qui sont les mêmes. Néanmoins , pour se pas compliquer les exemples que nous avons à donner , nous avons repréwÉ séparément Tételon de la ferme transversale, flg. 3, pi. 57, da comble sur réchelie ûu^. J E horixontale au niveaa de la face du tirant; CO axe vertical du poinçon. La ligne C O est tracée perpaiculairement k A E par les méthodes ordinaires , et en employant la liegrand compas à verge. C Ay C E, parements extérieurs des dievroai;a dessous de ces deux lignes , deux parallèles marquent Tépaisseur dei àt vrons. c by c dy parements extérieurs des arbalétriers; ao lien des ligM C A, C EyC b,cd^ on aurait pu, comme le font quelques cliarpeoliss, tracer les lignes de milieu des chevrons et des arbalétriers, mais toutes b fois qu'il s*agit d'établir avec précision la face d*nne pièce de bois,itf préférable de tracer sur Tételon la projection de cette Cace , surtout knqu'on n^emploie que des bois parfaitement dressés; autrement si les ké sont employés différemment, comme c'est l'usage pour les charpentes pa importantes, il vaut mieux établir au moyen des lignes de milieu eefi nedispeuse pas de tracer sur l'ételon les lignes qui sont les projections ds faces dout la justesse serait nécessaire, parce qu'elles servent pourpiqw sur les bois les parties qu'il est indispensable de dresser, comme soitf^ places sur lesquelles portent les panues dont la position est donoée p» que la surface du toil soil plane.
1-â est la ligne de milieu des jambes de force, des deux côtés; 3-4eslb ligne de milieu de l'enlrail; le fallâge, représenté par la figure peot^ naie de sa coupe, est haché; les pannes et les sablières, figurées par tb carres cl des rectangles égaux à leurs cquarrissages, sont égalemenl hacbtf et établies aux places qu'elles doivent occuper ; 5-6, lignes de miliea ^ liens concourant au même point 6 de l'axe C O; 7-8, lignes de milieu des jambeltes; 9-10, lignes de milieu des aisseliers sous l'entrait, concouraota même point 10 de Taxe du poinçon; 11-12, lignes de milieu des blocbcu. des traits ramènerets sont marqués sur Tételon pour servir de repère is lirants et entraits qui peuvent avoir été mis sur lignes dans les enrajarci Des traits rainènerels sont tracés aussi pour les poinçons qui sont é(^ sur lignes dans les fermes transversales et dans les fermes sous-fatte;é&
* CHAPITRE XV. 5;î;
' IraiU rûmièn«rMê sont enfin marqués pour les che?roDS correspondanls aux
* fermes, parce qa*ils sont mis aussi sur lignes i la herse , dont nous parle- ■ rons au paragraphe 5.
I Lorsque le sol do chantier est solide et uni , et que d'ailleurs un ételon r ne doit pas servir longtemps, on le trace sur le sol, mais lorsque le terrain est raboteux on sablonneux , et que le tracé ne s*y conserverait pas le s temps nécessaire pour le travail , on garnit les emplacements sur lesquels les lignes doivent être tracées , avec des planches clouées sur des racineaux il enterrés jusqu*à fleur du sol, et maintenus par de forts piqnets, dans un s plan de niveau*
i La fig. 4, pi. I$7 représente en projection horizontale cette disposition ,
( à réchelle du ^, pour une partie de Tétclon que nous venons de décrire ; le
y tracé est marque en lignes ponctuées sur les planches.
,, Si rételon devait contenir plus de détails ou comprendre plusieurs fermes
M de formes différenies, il serait indispensable, dans le cas d*un mauvais ter-
u rain, de faire un plancher plein et entier pour recevoir son tracé, et de le
^1 eouvrir même d*un toit provisoire pour sa conservation.
^ Ijé fig. â, pi. 56, est la représentation à Téchelle du ^ d'un ételon sur
^ lequel se trouvent réunis les tracés des fermes de croupe, d*arétier et de
pj noue, correspondant à la ferme transversale, dont nous venons de décrire
^ réCeloji, et faisant partie du même comble. Les lignes marquées des mêmes
onméros sont les lignes de milieu des pièces de bois inclinées de même
espèce. Les lignes inclinées marquées de numéros sans minutes ni secondes
appartiennent k Tételon de la ferme de croupe ; celles dont les numéros
sent accompagnés du signe ' appartiennent à Tételon de la ferme d*arétier;
celles enfin dont les numéros sont accompagnés des signes " appartiennent
à la ferme de noue.
Les trois ételons sont établis sur la*ligne O" E qui est au même niveau que la ligne JE de Tétclon, fig. 3, pi. 57, et est comme cette ligne Taflleurement de la face supérieure des tirants et coyers. Les trois ételons ont pour point commun Tabout e des chevrons sur les sablières. On aurait pu leur donner pour partie commune Taxe des poinçons; dans ce cas, les lignes C 0,0 (y se seraient confondues en une seule ligne sur C O", Mais comme on doit battre près de ces lignes, les projections des arêtes des poin- ' çons et les tracés des déjoutenients et engueulements, il est préférable
qu'elles soient distinctes pour éviter la confusion dans ces tracés. ^^ liCS désignations des lignes sur le triple ételon étant les mêmes que sur f rételon de la ferme transversale, fig. 3, pi. 57, nous renvoyons à Ténumé-
53K TRAITÉ DE l/ART DE LA CHÂ&PEN TEaiE.
ration que nous en avons faite ci-dessus , page 5tftf • Les lignes liorisontaies dont les extrémités sont marquées de petites lettres , ont poar objet de vérifier l'exactitude des tracés des trois ételons. Ainsi « la ligne ^^ passe par les trois sommets C, C, C; les trois points 5, ^'. IS" d*intersectioo des lignes de milieu des liens avec les lignes des faces supérieures des chevrons, doivent se trouver sur la ligne horizontale k h; les intersections 6, G', G* des mêmes lignes de milieu avec les axes des poinçons doÎTent se trooTer sur rhorizontale r /; les intersections des jambettes 7, 7\ 7'\ avec les lignes des faces supérieures des chevrons sont sur Thorizontale t /; les intersections 3, S', S'% des lignés de milieu des aisseliers prolongées avec les mêmes lignes des chevrons sont sur Thorizontale p q;enùn les intersections 9, 9^, 9'\ des mêmes lignes de milieu avec celles des jambes de force sont sur rhorizontale m n.
La ligne S5-6 marquerait la ligne de milieu du lien sons la panne la plos élevée de la croupe, si Ton suivait pour cette panne la loi des homologues, mais lorsque cette ligne fait avec Taxe du poinçon un angle trop aigu, ce lien doit être comme les faces normales de la panne perpendiculaire au pi» du toit, et Ton trace la ligne jr^ perpendiculaire â la ligne C JE pour ligne de milieu de ce lien. On pourrait faire le même changement pour la direction de la ligne de milieu du lien de la ferme d'arêtier^ et lui donner la direction s' y y en prenant les points x* à même hauteur que le point s sar l'horizontale z », et le point y sur la même horizontale z' s' que le point/, mais il est mieux de lui laisser la position !5'-6'.
La ligne R R est le trait ramèneret commun aux tirants, entraits el coyers des trois fermes et qui correspond cxacloment à ceux traces à égales distances des lignes d*about des chevrons pour les mêmes pièces de tontes les fermes sur rétclon des enrayurcs, fig. 1, pi. 56; il conviendrait aussi au tirant et à rentrait de la ferme transversale dont Pételon est reprêsenlé, ûg. 3, pi. 57. La ligne R' R' est le trait ramèneret commun à tous les poinçons.
4*» Établissement des fermes sur leurs ételons.
La fig. "à de la pi. 57 est la représentation en projection horizontale sur réchelle du ^ de rétablissement des pièces de bois qui doivent composer une des fermes transversales du même comble.
Les lettres el les numéros dont les pièces el les lignes de cette Gguresont marquées sont suffisants pour montrer les rapports de cet établissement