‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 146 sur 159 · CHAPITRE XIV- U · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV- U

jdu chevron ; les deux traces iO-32 et 31-3ii se coupent dins le point 33, r^ul apparlienl i la coirimune scclioti de la face normale inrérieurc de In iBanae de croupe e( de la faci^ inforicare du chevron ; le point i' e&l auui un point de cette intersection , \a ligne ï'-33 est par coniéquenl sa pro- |tction horixontale. ),a trace iOZi, fig. S, est dans le plan de la Tace inférieure du chevron, c'est la ligne 20'-52' perpendiculaire à e" d" sur la race inférieure du chevron, projetée en k", lig. S, portant donc de ïU' •D 33' la longueur de 20-39 prise sur la projection horizontale, lig, 5, la jgne i'-Zi'- donne sur cette mâme face k" la position de la ligne î'-d.

A l'égnrd du tr:icé de la ligne â-1 sur U face i.', attendu que l'espace Manque sur l'êpurc pour construire un point de cette ligne sur lu prolongonenlde celle S0'-33', nn a eu recours à un plan horizontal auiiliaire. Soient, ig, 1 , l'horizontale 40-41 , et lîg. 3 le prolongement 40-43 de la même boriionlalc . les traces verticales du plan lioriiontal auxiliaire, dont nous Knons de parler. I<3 trace de la face normale de la panne de long pan , sur M plan horizontal, est la ligne 43-44 , fig. S ; la trace de la face inférieure In chevron, sur le même plan, est la ligne 43-44, perpendiculaire à la ligne d'arêtier; te point 43 s'obtient eu faisant C-13 sur la flg. tf , égale k la distance 40-43 de la lig. ô. Nous remarquons, comme moyen de vépificalioa , que le point 43 de la lig. 3 doit Être verticalerncnl au-dessous Su point 41 de la fîg. 1 . dans lequel la trace verticale du plan horitonlal Ruxiiiaire coupe la projection verticale 33-34, de la ligne qui est l'intertKlion An plan vertical d'at-èliBr avec la face inférieure du chevron d'ailier.

Le point 44 est , sur le plan auxiliaire , l'intersection des traces de U hce inférieure de la panne et de la face inférieure du chevron, et le point 8 iUnt la projection d'uu point commun à ces deux faces, la ligne 3-44 est U projection de l'intersection de ces mimes faces sur le plan horiionial Miiiliaire.

I Par le point 43 de la Qg. 3, traçant une perpendiculaire à la ligne c" rf" Rar la face ;f du chevron , clic est la même ligne que celle cotée 49-44. Dg- S; portant cette longueur 43-44, de 4^ en 44', fig. 3; 3-44' esl la ligne dont le Irait 3-4 fait partie. On construit de même les traits 1-3, l'-S, qui sont d'ailleurs paralkles aux traits 3-4, 3'-6, que nous venons de déterminer.

On couslrnil encore de même les traits «-9, e-tO, o-13, >-l 4 sur la face A-

de l'arbalétrier. Lorsque le chevron est placé au-dessus de l'arhalctricr ;

cet traits sont parallèles à ceai que nous venons de tracer. Dans l'épure ,

TittiT* ni: i* cnA«»'rTtRix t. i ^

»46 THAITÉ DE L'ART DE LA €HARP£NTEai£.

les traiU marqués sur la face A' de Tarbalétrier font, eo seos infcnem la ligne C I>j des angles égaux à ceux qoe les traits marqués sur la £ni: font avec la ligne C' d!*.

Le tasseau d*arétier T est assemblé à tenons et mortaises dans faièàtrier et dans le chevron immédiatement au-dessus des entailles qai dml recevoir les bouts des pannes; il a la même épaisseur que le chefnM;9 face supérieure est taillée suivant les deux rhombes 2-4-«-16, â'-ft^-tt, pour recevoir les parties des faces normales inférieures des deux pans. comprises entre Tarbalélrier et le chevron , qui ne sont pas copgàs dans les entailles ; ces deux rhombes sont raccordés par un plaa nitical 6-4-f-t qui est dans le plan veriical d'arêiier, suivant lequel les s'aboutent.

La fig. 4 montre séparément le tasseau sous trois aspects : en ri il projeté comme dans la fig. 3 ; en 7^ il est vu par le bout qui s'j sur la face supérieure de Tarbalétrier; les mortaises de ses assembhfi sont marquées sur les projections icf el h'; en T*' il est vu par-dosoissi la face par laquelle il s'appuie sur la chantignole. Ces trois projedioKt correspondent par des perpendiculaires , et les mêmes numéros àéàptà les mêmes points que ceux projetés fig. 3.

liorsqu'on déli^de la face supérieure de l'arbalétrier, et qu'on creMthl face inférieure du chevron d'arêtier, il est nécessaire de laisser une^j non délardée et une partie non creusée, pour recevoir la chantignole < les assemblages du tasseau, qui conserve la forme qu^il aurait si rons'àii borné à de simples entailles.

Le bout de chaque panne de croupe et de long pan ne porte pas» toute répaisseur de Tarbalétricr d^arélier et du tasseau, puisque, cosa nous Tavons vu, on les fait abouler dans le plan vertical d'arêtier; et portent seulement sur la portion de cette épaisseur qui répond ao ^ dont elles font partie, el du côté de la croupe la portée est ordinaireas très-étroite. Quoique les lattis ou les planchers qui forment la 6oâe à comble de croupe, en s'atlacbant sur le chevron d^arétier qui IfVfi commun, réunissent les pans de toits conligus, pour maintenir les puas en joint d'about sur rarbalclricr et le tasseau , il est convenable àt ^ lier Tune à l'autre par une ou deux bandes de fer pliées sur leurs facesoternes et internes et boulonnées. Nous donnons un détail de celte fentf au chapitre de l'emploi du fer, tome II.

I/cntaille qu'on fait sous le chevron d'arêtier, pour loger le boatds pannes qui s'aboutent dans le plan vertical d'arêtier, e&l un travail <k if

CnM'ITRE XIV. Hi7

jétion peu utile; on peut s'en dispenser en recepant Ifs boiiU des pHnnm i|nj devratrnl entrer ilann celle rntnille . suiTunt le plan inclini^ de la hce inrériciirc iJu chevron , qui porte alors à plal sur les nouveaux ^ilinuls des pannes résullant de ce reccpagv. Les lasseaux ne changent pas de Tonne . et l'on peut ■'enkinenl lier les pannes par des bandes de fer.

On peut assurer la portée des pannes sur tes arbalétriers et 1rs tasseaux , i;n Ici croisant par entailles i mi'hois suivant un plan horizontal établi A noilié de l'épaisseur di? la panne la plus Torte qu'on Tari passer en dessous. Nous avons représenté isolément, fig. 1 el 4. pi. SK, cel assemblage entre tes deui pannes de la croupe, qui Tail l'objet de la pi. tSI. La fig. 4 est la projection horiionlale des deux pannes /> et /", lournéc de façon qu'elle rorreFpoiid exactement au-dessous de la Bg. 1 . qui est la projection des deux mêmes pannes sur un plan vertical ajrant pour trace horiiontale la ligne ^ It. lig. 4. el qui est perpendiculaire au plan vertical d'arélier pusunt par la ligne d'arâle projelëc sur C D. Nous ne décrirons point les Opérations par lesquelles on parvient à ces projections, attendu qu'elhs ^nt Tort simples ; nous nous bornerons i indiquer ce que représentent les diverses parties de ces projections.

P panne de long pan ; /*' panne de croupe. La partie m n de la projec* lion (te l'arcte C D est le cùlé commun des abouts des deux pannes el de U coïncidence de leurs faces externes. Celle ligne est égalemenl marquée M M et m' n' sur les ligures de la pi. !ti. Le rbombe V'irm-n est la coupe de la panne ilc long pan P prolongée, par le plan du dessous des chevrons de croupe, Le rliombc 3-4-m-ii est la coupe de la panne P' do croupe prolongée par le plan du dessous des chevrons du long pan, la ligne S-U-T, en projection verticale, et le rectangle lf-6-7-9, en projection borixonta le, sont les projections du point boriiontat de l'enlaille i mi-bois. Les Irapétes hachés î-S-6-n, 7-4-«i-6, sont les bouts des pannes dans les plans du 4let«ous des chvvrons des deux pans , après que l'assemblage est cfTeclué. Le trapèze 4-7-9-10 est une joue de l'entaille dans la panne P; 10-m-4 est l'onglel de recouvrement de l'arëtc a m de lo panne P sur la face normale supf'rieurc de la panne P-.

Le trapèze S-ll-i'-O est la joue de 1 gleide recouvrement de l'aréle fi i s panne P.

On pourrait supprimer ces espèces d'onglets, en les coupant par de* L. passant par les lignes 4-1(1, K-fl; et même, pourM^i pourrai! prolonger la joue de l'entaille suivant I

taille de la panne P", formant nn- I la face normale inférieure de la

»48 TRAITÉ DE l/ART DE LA CHAaPENTEElE.

10-12-4; mais il vaut mieux, pour que Tassemblage soit oooiplel,ka serfer.

Le tasseau ue subit point. d*autre changenieot dans sa coope, sÎMia ^ ]a face sur laquelle il reçoit la pauue P s'étend sor toute sod épaine La ferrure dont nous avons parlé plus haut est applicable aux paono < taillées; on peut aussi les traverser par un boulon Terlical dans le mli du joint.

9<* Pannes et taueaux sur noue,

Jjà pi. B5 a pour objet Tépure de la coupe des pannes et des tasseaux < les soutiennent sur les arbalétriers des fermes de noues.

La fig. 1 est la projection verticale de la partie inférieure d^one fèr transversale du comble établi sur Taile de bâtiment dont le murDi plan est une des façades. La fig. 9, couchée à droite sur le plan de Tépi est une projection de la partie correspondante d^une ferme transversale comble de Taile de Tautre bâtiment dont le mur, marqué D F su plan, une façade.

La figure 8 est la projection horizontale de la partie inférieure corre^ dante de la ferme de noue C Ddes deux combles.

La fig. 5 est la projection de la même partie de cette ferme de noae, un plan parallèle au plan vertical qui contient Tarôte creuse de noue, et i nous nommons plan vertical de noue»

Les combles sont supposés de mémos hauteurs , mais les bâtiments é) de largeurs dififérenles , comme dans la fig. 7, pi. 51 , la noue est défO] On dévoie une noue, comme un arêtier. La fig. 4, même planche, rtf sente Topéralion pour dévoyer la noue de la fig. 7 , résultant de bàliiK qui ne se rencontrent pas à angle droit.

La noue C /> de notre épure est dévoyée, vu qu'elle ne fait pas des an égaux avec les façades des deux bâtiments. Nous avons supposé, daos c cpure, comme dans la précédente, que chaque ferme est pourvue d*uQ balétrier distinct du chevron. Les pannes sont en bois carrés sur les d pans ; elles sont aboutées dans le plan vertical de noue y comme celles rétier le sont dans le plan vertical d'arêtier; les arêtes de leurs (aces ternes passent par les points m n. L*inégalité d'inclinaison des combi^ forcé, comme dans Tépure des pannes de croupe , de s*écarter de la kH homologues.

Les entailles pour le logement des bouts des pannes dans Tarbalétrif

CBAPITRB XIV. »40

le chevron de noae , ne diffèrent de celles faites dans TartM^étrier et le chevron d*arétier, qo*en ce qu'elles sont dites en sens inverse, c'est-à-dire qae celles da dessus de rarbalétrier de noue sont creusées, an lieu d*étre faites en délardemenls, et que celles du dessous do chevron sont faites en délardements, au lieu d'être creusées. Les constructions graphiques sont les mêmes que celles décrites pour Tépure précédente , et les mêmes lettres désignent , sur leurs deux épures , les mêmes lignes de construction. Nous nous bornerons donc à signaler, sous forme de légende, les principales opérations.

Par le point C de la projection horiiontale, on suppose une verticale projeté en O C sur les autres projections, fig. 1, 5, 9 ; elle sert d*aie de repère et remplace Taxe du poinçon commun aux fermes de noue , que retendue de répure n*a pas pu comprendre.

Le carré P, fig. 1, est la coupe de la panne du grand comble, c*est-à-dire du comble le plus large. Le carré P', fig. 9 , est la coupe de la panne du eomble le plus étroit.

Le rhombe muvn^ fig. 5, est Tabout de la panne P du comble le plus large dans le plan vertical de noue; le rhombe m o i m est Tabout de la panne P* du comble le moins large, dans le même plan vertical ; les points m et fi de ces deux abouts coïncident et sont à même hauteur sur les trois projections verticales, fig. 1, 5 et 9 (1). Les hauteurs 0,p^O q de la fig. 5 sont égales aux hauteurs marquées des mêmes lettres , fig. 1. IjCS hauteurs O g, Ojy de la même fig. 3 sont égales à celles marquées aussi des mêmes lettres, fig. 9.

Les triangles ffi-1-3, fi-S-4 sont les bases parallèles du prisme suivant lequel une des entailles doit être faite sur Tarête du chevron de noue du grand comble, pour recevoir la panne P. Les triangles m-1-5, f»-2-6, sont les bases de Tautre prisme suivant lequel la seconde entaille doit être faite sur Tarête du chevron du côté du petit comble, pour recevoir la panne P'.

Les triangles «-7-11, r-8-12, sont les bases du prisme marquant la partie de Tentaille qui doit être creusée sur la face supérieure de Parbalétrier, pour recevoir la panne P du grand comble, et les triangles 0-9-15, /-10-14$ont les bases du prisme qui forme la seconde partie de rentaille sur Tarbalétrier qui doit recevoir la panne /" du petit comble.

(i) La note de la page 54o est applicable aux abouts des pannc^t de noue»-

tttfO TRAITÉ DE L*1RT DE LA CUARP£iNT£EIE.

I^s lignes o-9, f»-7, fig. 5, sont les logenienls des arêtes horiieotAf i périeures des faces internes des pannes. La ligne o-19 est la trace di |é horîiontal qui contient Taréte de la panne P* passani par le poiat o. 1 ligne tfO-Bl, ûg« 8, est dans le plan horizontal une perpendicolaire aapi vertical de noue. Cette ligne passe par le point 50 de rhorisontal o-19 di ûg. 5; elle est projetée sur ^' par la ligne ttO-SSC perpendiculaire lia li|i de noue C I/.Xa ligne WW^ fig. 3, est égale à 50-51 de la fig.8.1 ligne 0-51' est la direction du trait o-9.

Le point 60 de la ligne vd-Uj fig. 3, étant rapporté sur la ligne de noaeCJ fig. 8. La ligne 60-61 est reportée sur la projection h' de SO' en 81 ; la 1^ tt-ttl est la direction du trait «-7. Les lignes »-10, f^-8• sont parallèles a lignes 0-9, «-7.

7-11, 9-13, sont sur projection h* y les traces des faces normales sop rienres des pannes , sur la face aussi supérieure de Tarbalétrier de on J^es lignes 40-41 sont dans les trois projections Terticales, fig. 1, S et les traces d*un plan horizontal auxiliaire, m-43, fig. 1 est la trâce de face supérieure de la panne P. 43-44 , fig. 8 , est la trace borizonlale de même face sur le pian auxiliaire, m-30, fig. 9 est la trace Tcrticalede face supérieure de la panne P*. 30-32 est la trace horisontale de la a» face sur le pian auxiliaire. 39-41, fig. 1 est la projection verticale de la gue tracée sur la face supérieure de Parbalétrier par le plan vertical de doi Le point iSO est la projeclion horizontale du point 41 dans lequel celle li^ rencoiilre le plan auxiliaire. La ligne 32-44, passant par le point 50, ^ trace horizonlaie de la face supérieure de l'arbalétrier sur le même p. auxiliaire. Les points 32 et 44 sont les intersections des traces horizooti des faces supérieures des pannes et de Tarbalétrier sur le plan auiiliaii Les lignes 52-9, 44-7 sont les projections horizontales , sur le même f* des directions des lignes 7-11,9-15. La distance C-50, prise sur la ligue C iig. 8, est reportée de 40 en 41, fig. 3, sur la trace du plan horizontal aoi liaire. La ligne 32-44 de la figure 8 passe par le point 41 de la ûg. et est perpendiculaire au plan vertical de noue; elle est couchée enôâ sur la projection /*'; ses parties 42'-32, 42'-44 sont égales aux pari 30-32 , 30-44, de la fig. 8. Les lignes 7-32, 9-44 sont les dircctiouii traces 7,11, 9-13, des faces des pannes sur la face de rarbalêlrier; iraces 8-12 , 10-44 , leur sont paraiièles. Les lignes m-l , m-1', to-3, » et leurs parallèles n-i, n-2', »-4 , n-6, de la projection k' , peuvent c vonstruiles de la même manière; elles font , d'ailleurs , avec la ligoec

■ CHAPITEE XIV. »ttl

^ dei angles égaai, mais inverses de ceai que font leurs correspondantes a?ec

^ la Kgne C Lf^ sur la projection V.

P On peut assujettir le joint d*atK)at des pannes, dans le plan vertical de Booe, par des bandes de fer , pliées et twulonnées sur leors faces internes, comme noos Tafons déjà indiqué pour les pannes qui s*aboutent sur un arêtier. On peut aussi se dispenser de creuser la face supérieure de Farbalélrier de noue , en coupant les bouts des pannes suivant le plan de cette face. On peut enOn croiser les pannes dans leurs joints de noue , et left assembler par entailles i mi-bois, comme nous l'afons indiqué pour le joint des pannes sur Tarétier.

m» TRAITÉ DE L'ART DE LA CBA.RPENTER1E.

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