‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 150 sur 159 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

s'appliquer sur le sol horiiontal de Tételon de herse, les points m et n ont déciit des ares de cercle compris dans les plans Tertîcaux projetés sur les lignes pm, qn.

Par une construction semblable, on a projeté sur Tételon de herêe les faces des chevrons de noue qui reçoivent des assemblages des empanons. Les arêtes t u,sv, qui marquent sur Fételon de herse la largeur des faces creusées dans le dessus des chevrons de noue, passent par les points u et o des lignes d^about, rapportées en faisant 5'-ti, S'-r égales aux mêmes distances sur Tételon d*enrayure.

I^s arêtes des faces verticales qui contiennent ces mêmes lignes, passent par les points m et n situés à égales distances du point 5''. L*on des deux points , celui n, s'obtient en abaissant du même point de Tételon d'cnrayure une perpendiculaire fi g sur les lignes d*about 5' &, et reportant la distance S5'-ç sur Tétclon de herse pour tracer une perpendiculaire g n; les distances comprises entre les lignes l m, kn, et la ligne de noue C-5', sont les projections des faces des chevrons qui reçoivent les assemblages des empanons. La même construction est répétée sur les autres lignes de noue.

Les empanons de noue des deux pans d*nn même toit, séparés par la ligne de fatte C C'y ainsi que les chevrons des mêmes pans, s'assemblent entre eux à tenons et enfourchements, comme ils sont représentés flg. 7, pL 54. .Pour qu'on puisse tracer leurs joints à la herse, on met en projection sur l'ételon , 6g. tf, pi. 58, les lignes qui marquent la largeur de leurs abouts; la ligne C C* marque la ligne de fatte dans laquelle se trouvent toutes les arêtes supérieures des abouts des chevrons et des empanons de noue; la ligne / / qui lui est parallèle est tracée à la distance i j prise de C enj sur l'ételon de la ferme transversale des longs pans, Gg. 3, pi. 57; elle marque le fond des entailles d'enfourchement et le) épaulemcnts des tenons, et la ligne // également parallèle à C C tracée àla distance if prise sur la même ferme transversale de C en /, marque l'épaisseur des empanons sur le toit contign.

I4i fig. 5, pi. 59, est l'ételon de herse de la croupe biaise et d'une noue, dont la flg. 2 que nous avons décrite page 554 est l'ételon d'enrayure. Les longues explications que nous avons données sur l'ételon de herse de la croupe droite et des noues s'applique à celui-ci qui n'en diffère que par le biais résultant de la disposition des bâtiments A et B, Gg. 8, pi. 44.

lies lignes d'arêtier et de noue, tracées en entier sur l'ételon de herse, sont celles projetées en C-4', C-5' sur l'ételon d'enrayure, fîgure 10. F/c

mi TRAITÉ DE L*ART DE LA CHARPENTERIE.

triangle do pan de croupe Z'-C-i' se consirait sur Tételon de herm, ci faisant sa base 3'-4' égale i la ligne d*aboiit 5'-4' de Tételon d^enrajnre, k élevant par son point 17 one perpendiculaire égale à la longueur de h pente du toit de croupe prise comme précédenament de e en C, fig. 2. pi. S6, sur rételon de la ferme de croupe. Pour tracer le long pan i'-C-C-V. on construit d*abord le triangle i'-C-td , en faisant la base 4-19 égale è h même ligne de l'ételon d'enrayore et la perpendiculaire 19-C égale à la longueur de la ligne de pente du long pan mesuré de e en C sur Fételon de la ferme transversale, 6g. 5 , p). 57, la ligne de faite C C est égale âedk projetée de C en C sur Tételon d*enrayure ; elle est parallèle i la ligne d*about 4'-19.

I<es lignes d*arétier et de noue C-4', C-5' doivent être égales i celles qii se trouveraient construites sur les ételons des fermes d*arètier et de ooae, si nous les eussions compris dans nos flgures,

6® Établisnement des pannes , fies cherrons et des entpanons en herse.

L*ételon de herse, pour la croupe droite et les noues, fig. 5, pi. 58. étant complété, on établit les chevrons et empanons sar lignes de nifeio et de dévers. La figure présente six empanons de la croupe droite en htm sur lignes de niveau et de dévers, pour s*assemblcr dans les chevrons d'aïf lier, cinq empanons de long pan également sur lignes pour s*assenibler dans le même chevron, et quatre empanons de noue qui doivent s*appufer sur les fatlagcs et s*asscmbler par le bas dans le chevron de noue ; lou* sont de niveau et de dévers ; ils sont supportes par les p<annes pour le w où Ton aurait tracé les lignes de coupe de leurs abouts : lorsque les cbtvrons et empanons ne sont point posés en herse sur leurs pannes, ils sont supportés comme les autres bois sur lignes par des chantiers.

Lorsque tous les empanons et chevrons d*un pan sont définitivement établis , on rapporte sur leurs faces les lignes, que nous avons tracées sar rételon pour marquer leur assemblages, soit en piquant, à l'aide du fil à plomb, les empanons Tun après Tautrc, soit en battant tout d'un coup arec le cordeau blanchi, sur leurs faces supérieures, les portions de lignes qui répondent à plomb au-dessus de chacune de celles de Tételon ; les empanons sont ensuite soumis à la marque, et Ton procède au tracé et à la coopf de leurs tenons et mortaises.

Ordinairement les chevrons d*aréticr et de noue ne sont point établis sur les ételons de herse y parce qu'ils ne peuvent faire face de parement en

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cHAprine xv.

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iTODligus. Les occupations des cmpanons suiit marquces sur les ^cc! dn ehcfrotis d'nrëlter ou de noue, lorsqu'ils sonl étnbtis aur les élelons des Termes , et, pour opérer avec plus de justesse, ce n'est que lorsque la Terme est assenibléi: qu'on trace sur les Taces des chevrons d'arêtier et de nuuc . les mortaises qui doivent recevoir les tenons des ctnpanons, et l'on procède alors absolument comme dans les épures , c'est-à-dire qu'on regarde la ferme d'arClier ou de noue assemblée comme une projection verticale, et qu'on relève de l'élelon d'enrayure la poslLion des lignes qoi marquent l'about et la gorge de chaque mortaise, comme nous l'avons indiqué page SI9.

Ce modf! est exact, sans doute, lorsqu'on y apporte du soin; mais on obtient plus de précision en établissant en herge les chevrons d'arêtier cl de nuuc au-dessous des empanons, et en leur donnant , pour chaque pan l'un après l'autre, la position qu'ils doivent avoir lorsque ces cmpanons sont assemblés. Nous donnons un exemple de celte manière de piquer les empanoits et les chevrons qui reçoivent leurs assemblages, ligures S cl 8, pi. U8, pour une portion d'un chevron d'arêtier.

1^ Gg. 6 est la projection horizontale d'un chevron d'arélicr C établi sur ligne et en kene; sou aréle résultant du délardement préalable de ses deux faces, est à plomb au-dessus de la ligue C-3' qui est l'arête de croupe sur l'ételon de herie; il est élevé sur des chantiers. Trois empanons de croupe S, B', B", sonl également établis sur lignes; ils portent d'un bout sur des chantiers tl , //', H", et de l'autre bout sur le chevron C dans lequel ils doivent être assemblés. Toutes ces pièces, délardées d'avance avec précision, sonl sur lignes de niveau et de dévers.

La figure 8 est une coupe de cet éiahlisscment suirant une ligne Xt N, fif[. 6. On y voit l'arbalétrier C, établi dans les entailles des chantiers D qai le portent; il est de niveau, et sa mise do dévers consiste dans la position eiactement de devers de la face délardce qui fait partie du plan du toit auquel les empalions appartienne ni. On pique les assemblages sur tes empalions el sur les chevrons d'arttier. uu k un, au moyen du GX à plomb et du compas, en suivant les procédés que nous avons décrits au chapitre IX. Lorsque le piqué des bois d'un pan de toit est terminé, et que les pîqares sont reconnues, on enlève les eiopanons pour tracer et tailler leurs tenons, pvis on déverse chaque chevron d'arêtier pour le mettre de nouveau sur ligne par son aréle, el de niveau el de dévers par sa face de dél.irdemcnt qui appartient au pan de toit conligu qu'il s'agit d'établir sur l'ételon de

Nous n'avons point tracé sur Félelon de AerM la proj«ciioo des aréics de Tartmlétrier et des chevrons comprises dans les plana ▼erlicanx d'arélier f( de noue, entre lesquelles les pannes des deux pans s*aboatenl, et qui répondent à la chambrée des pannes, parce que plusieurs de ces lignes, ?a la petitesse de Téchelle de notre dessin , seraient près de se confondre avec les lignes déjà tracées; d'ailleurs, on se dispense soaYent da présenter ks pannes en herê€ sur le grand ételon, vu qu'elles oe soot jamais d^ine seale pièce sur leur longueur et qu'il suffit de couper leors exiréoiités <pd doiveol se joindre à bout , soit sous les arêtiers , soit sous les noaes ; oo trace alon un petit ételon partiel de herse, comme celui fig. 7, sur lequel on piéseote les bouts qui doivent se Joindre , et l'on ente les différentes parties drs pannes, après que les bouts sont ainsi injustes.

L'ételon partiel, Ggure 7, se rapporte à l'arêtier; C-4' est la projeetioi de l'aréle; 5'-4\ la ligne d'about de croupe; 4'-5\ celle du long paa;b ligne 5"-4'' et la ligne 4"-tt" sont les lignes de gorge des assemblages d» chevrons sur les sablières de croupe et de long pan.

fOy ho, sur l'ételon d'enrayure, 6g, 1 , pK 56, sont les lignes d'aboU des arbalétriers des deux pans; le point o est, par conséquent , l'aboat de l'arête délardée de l'arbalétrier d'arêtier, et 4'' est le point de la gorge di chevron dans l'arête creuse de son dessous, arêtes qu^il s*agît de projeter sur l'ételon de herae, fig. 7. On met en projection les lignes fo et ko, parallèles au lignes d'about, en faisant les perpendiculaires e" g"j e^ g égales aux distances du point e au point ^', fig. 2, pi. 57, ou du poiote uu point//', fig. â, pi. i56, et sur les lignes ho, f o, 4"-5", 4'-5', on rapporte le point 0 et le point 4'' de l'ételon d'enrayure, par des perpendiculaires 0 q', 0 p'y k"^, ^"'hj tracées à des distances du point 4', prises sbt rételon fig. 1, pi. 56.

Les lignes t o, c-^" du côté du long pan, s o, a-4" du côté de la croupe, sont les projections des aréles de farbalétricr et du chevron d'arêtier, suivant lesquelles les pannes doivent être coupées. Il suffit alors de présenter en herse, sur cet ételon, les pannes P et P' parallèlement aux lignes d'abooi des pans auxquels elles appartiennent, et de piquer sur leurs faces les lignes que nous venons de déterminer, pour que l'on puisse tracer les coupes de leurs abouts.

Lorsque les chevrons sont assemblés dans les pannes , comme dans l«$ combles que nous avons figurés sous les numéros 4 et 14, pi. 41, il est indispensable d'établir ces pannes en herse en même temps que les chevroos et cmpanons.

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