‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 33 sur 159 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

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et l'on Tail tourner le corps cl'arhre sur spi chantiers jusqu'n ce quo la diagonale b il coïncide avec le fil h plomb m n. I.orBqne la coïncidence est parfiile, on cale le corps d'arbre avec des coins , de Taçon qu'il ne puisse chingcr de (HMJtion; on se transporte aloni à l'autre bout de l'arbre contre lequel on applique ua fil i plomb , de façon qu'il passe ciaclcmcnt sur 1c centre qu'au a déterminé d'avatiLie ; on pique le long du fil à plomb deux points sur les bords du conlour de l'arbre . qui marquent la position d'un diamètre Tertical que l'on trace aprèi avoir cnlevii le Gl à plomb. C'est sur ce diamètre que doit se trouver la diagonale du second rectangle d'équarrissagc que l'on construit aisément, et dont les côtés sont paralliïles à ceuxdupre-

Çuatrléme moxen, Apr^s avoir tracé, comme précMemment , le rectangle d'^uarrlssagc abed, Og. 10, sur la coupe du plus pelit bout do l'arbre àéquarrir, on tourne cet arbre sur ses chantiers jusqu'à ce que l'un des c6t£i 6 s du rectangle soit vertical et coïncide avec un lil à plomb m n que l'on Qie, au moyen d'un clou, en m, afin de vérifier ensuite autant do fols - qa'on le veut la coïncidence , pour s'assurer que le corps d'arbre ne change pas de position. Si le rectangle d'équnrrissage n'était pas un carré, on choisirait l'un de ses deux grands eûtes pour le faire coïncider avec le fil à plomb «M M, afin d'obtenir plus d'eiaclitude par l'eOet d'une coïncidence sur une plus grande longueur.

l.a coïncidence dont il s'agit élanl parfaite, on cale le corps d'urbrc avec des coins pour qu'il ne change point de position. L'on établit ensuite i l'autre bout un lil â plomb Ici que celui p? que l'on fait passer sur le centres déterminé il l'avance. On peut attacher le fil à plomb i un clou placé en p; ce fli i plomb détermine un diamètre tertical qui sépare en deui parties égales le second rectangle . que l'on trace en faisant ses câlés be.a il, verlicaui et parallèles au diamètre p q.

Ces quatre méthodes sont également lionnes ; mais les deux dernières onl l'afanlage qu'un seul charpentier peut opérer, i la rigueur, sans le secours d'un compagnon, k moins qne la pesanteur du corps d'arbre l'empêche de le tourner, même en s'aidant d'un levier.

Si un corps d'arbre i équarrir était exactement rond, également gro» aux deux bouts et sans aubier, les angles de ses rectangles d'équarrissage tomberaient exactement sur les circonférences des déni bouts; les arêtes de U pièce prismatique qu'on aurait à équarrir, seraient toutes quAtre sur la surface cylindrique dont elles seraient quatre génératrices : on les tracerait aisément, en joignant par drs lignes droitet les angles homologues deideux

rectangles â'éqoarrissage qu'oo aarait ioscrits dans les circooférenoes des deux bouts , et Ton pourrait tailler leurs faces ou plans d'équarrisseoieot dans Tordre qu*on voudrait. Mais un arbre n'est pas parfaitemeot cylindrique; ses deux bouts sont inégaux , et de plus, son bois parfait est enre^ loppé d*aubier qu*on ne doit enlerer qu'en même temps qu'on éqnarrit; ainsi les arêtes de la pièce qu'on veut équarrir ne sont point sur la surface de l'arbre, d'ailleurs inégale et formée d'une écorce raboteuse. Ces circonstances forcent â procéder à l'équarrissement en deux parties. Il faut équarrir d'abord deux faces parallèles qui mettent en évidence les places des arêtes de la pièce, et équarrir ensuite les deux autres faces qui achèvent l'équarrissement. Les rectangles d'équarrissage forment une partie du tracé qui doit indiquer sur l'arbre le bois à enlever. Pour compléter ce tracé , il faut marquer sur la surface du corps d'arbre les lignes suivant lesquelles elle est rencontrée par les faces d'équarrissemeut qu'on veut tailler les premières. Ces faces sont toujours celles qui ont le plus de largeur, afin que l'équarrissement soit plus exact. Mais, attendu que l'écorce de la plupart des arbres employés dans la charpenterie est brune et raboteuse , et qu'elle ne permet pas de tracer des lignes ni assez nettes ni assez apparentes pour guider sûrement le travail , les bûcherons équarrisseurs préparent pour chaque ligne une surface unie et blanche dans l'emplacement où elle doit être tracée , en enlevant avec le tranchant de la cognée une bande d'écorce jusqu'à l'aubier.

Le carré du plus fort équarrissage abc d étant tracé fig. 5 sur les deux bouts de l'arbre à équarrir, on a prolongé jusqu'à Fécorce en m, n, o, p, les côtés be, a d, qui répondent aux faces qui doivent être taillées les premières, comme on le voit aussi en x,Xf v, z, 6g. 7 et 10, pi. 4. Les traces de ces deux faces b e, a dy fig. S, planche 5, sur la surface de l'arbre passent par les points m, n, o, p, et leurs homologues tn'^n'y o',p^, de Tantre bout de l'arbre, ce qui a déterminé la position des bandes sur lesquelles l'écorce a dû être enlevée par les bûcherons, et qui sont distinguées fig. 1 et 5, où elles sont apparentes , par des hachures obliques. Les lignes projetées en mm', nn% o<y, tracées sur ces bandes et qui passent par les points projetés en m, n, o, fig 5, sont les traces des faces d'équarrissemeut. La projection horizontale de la ligne qui passe par le point p de la ûg. 3, et qui serait tracée sur la bande non apparente , se confond avec la ligne nn' de la fig. 2, et sa projection verticale se confond avec la ligne oo'y de la fig. r«.

Les bûcherons se contentent de tracer les lignes des bandes supérieures

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