CHAPITRE ni
langledu plus Tari équarrissage de la pièce qu'on doit en lirer, s'obtiendra, en inscrÎTant un carré abeil dans ce ecrtle on qui le dépasse un peu, d'après ce que nous nvDn« dit plus haul. On délerminc le centre c du conlour de l'arbre ou du cercle qui sépare l'aubier, par la méthode géométrique repréienlce fig. 6, ou par Utonnement , ce qui csl la plupart du temps aussitdt fait et sofUsant. Par ce centre , on trace deui lignes droites qui s'y croisent à angle droit. A partir du centre c on porte sur ces lignes quatre longueurs égales ea,eb, cd,ce, de telle sorte que les points a', h, <t, e, se trouvent un peu au delà du cercle de séparation. Ces quatre points sont Jea angles du carré qui marque l 'équarrissage de la plus grosse pièce que l'un puisse tirer de l'arbre qu'il s'agit d'équarrir, et dont les arêtes ne porteront d'aubier que ce qu'il en faut pour qu'elles puissent être heurtées sans danger puur le bois parrail. S'il rallatl que la pièce Tùt i vive irèlc et sans aubier, il faudrait prendre les angles du carré précisémeal aui points oii les diagonales coupent le cercle de séparation de l'aubier et du bois parfait.
Hais les arbres ne sont pas toujours exactement ronds; il s'en trouve, dont les coupes des bouts présentent des contours elliptiques, commo celle figore 10. Dans ce cas, le plus fort équarrissage n'est plus donné par un carré, mais par le plus grand rectangle abed inscrit dans l'ellipse de sépantioa de l'aubier.
Ce rectangle abed, dg. 9, répond pour sa plus petite dimension ft « au cttlé du carré a' b'e' tt, inscrit dans le cercle décrit sur le plus petit aie M o de l'ellipse. On sait que la surface de ce cercle est à la surface de l'ellipse m n o p, comme le petit aie m o de cette même ellipse est à son grand a te p ii;oa sait, de plus, que le carré a' b't/ tt inscrit dans le cercle, et le rectangle a be d dé même largeur, inscrit à l'ellipse , soûl entre eus dans le même rapport. Le rectangle est donc i la surface de l'ellipse, comme le carré csl à celle du cercle, Conséquemmeut , le carré o' b' c" il' étant le plus grand rectangle inscrit au cercle, le rectangle correspondant a Aeif inscrit dans l'ellipse, est aussi le plus grand qu'on puisse inscrire dans cetto ellipse.
On démontre encore que le carré fg h i circonscrit au cercle, et le carré 0* 6'0' ifqui lui est inscrit, ayant leurs diagonales y i, b' il' sur une même ligne passant par le centre c, les diagonales r i. 6 <f du rectangle q r i t, cir- GOUKfit, et du rectangle a beJ inscrit i rdlipse, sont sur une même ligne passant également par le centre ; et de plus, que la li glo inscrit à l'ellipse est parallèle  la diagonal formé sur les deun demi-aies, ce qui donne
ellîptiqae do boni d*an arbre le recUogle du plus fort éqmrritMge qv'oa paisse ea tirer.
Soit fig. 10, pi. 4, le plus petit bout elliptique d*un corps d^arbre, sur lequel Tellipse m n o p de séparation de Paubier est apparente. Ayant tracé aussi exactement que possible les axes mo,npf soit tirée la corde mn,ti par le centre c de Tellipse un diamètre a e parallèle à ceite corde. Les points «y 6, où ce diamètre rencontre Tellipse mno p sont les sommets de de«x des angles du rectangle abedâe plus fort équarrissage, que Ton trace, en faisant ses côtés parallèles aux axes de rellipse.
Il arrive très-fréquemment qu*il s*en faut de beaucoup que la conpe d*on arbre présente un contour régulier ; elle peut être, au contraire, trèsdifforme, comme celle représentée fig. 8. L'on n'a plus alors de moyen exact de troa?er le carré qui doit guider pour obtenir le plus fort éqoarrissage ; ce n'est que par une sorte de tâtonnement que l'on panrîeot à le déterminer. On présenle successivement sur la coupe des calibres , a' Ve'ifr abêdûe diverses grandeurs , et Ton établit leurs angles sur la courbe de séparation de l'aubier, en les tournant convenablement; celui de ces calibres qui est le plus grand donne en même temps la dimension et la position do carré du plus fort équarrissage.
Il est rare de trouver des arbres dft formes régulières , c'est-à-dire qui soient parfaitement droits, exactement ronds ou elliptiques dans leurs coupes. C'est donc le plus souvent à la sagacité et à l'adresse des bûcherons qui ont la grande habitude de l'équarrissement, qu'il faut s'en rapporter pour tirer des arbres le meilleur parti. Les entrepreneurs des grandes exploitations accordent un intérêt dans la valeur des pièces équarries, afin de n'avoir point de pertes à éprouver par l'effet de l'insouciance des ouvriers, qui apportent alors toute leur attention pour donner aux pièces à équarrir les plus fortes dimensions dont les arbres sont susceptibles, sans dépasser les limites convenues pour la tolérance de l'aubier sur les arêtes.
4® Équarrissement à la cognée.
Deux procédés sont en usage pour équarrir les arbres. L'équarrissement se fait à la cognée, ou à la scie de long. Nous parlerons d'abord de l'équarrissement à la cognée.
La fig. I'*de la planche 4 représente en projection verticale, la fig. 2 en projection horizontale, et la fig. 3 en projection verticale et tu par le boat
CH4PITBE 111. I^S
un corps il 'arbre J, éUbli sur deni chantiers B, comme cela se pratiquai la foret. Ces chanliers sont de très-gros rondins, enliTrés dans le sol d'envirou un tiers de leur dîatnâlrc pour les empêcher de rouler^ ils sont entaillés carrément dans leur partie supérieure sur une prorondeur égale i la moitié decu même diamètre, et sur une longueur suffisante pour que les plus gros arbres puissent y être encastrés au moins delà moitié de leur dia* mètre, et retenus au moyen de coins C chassés â coups de masse.
Lafig. 1", planche S, représente en projection verticale, la fig. i en projection horizontale , et la lïg. 3 en projection verticale et vu par le bout un corps d'arbre rond J, établi sur deui chantiers ^quarris B, comme cela se pratique sur les ateliers ordinaires. Ces chantiers B sont posés sur le sot ; l'arbre y est calé par des coins C. Lorsque l'arbre est d'un IrèS'gros volume, sa pesanteur suffit pour lui donner la stabilité nécessaire au travail ; autrement, on retient les chantiers par de Torts piquets proroiidément chassés dans le sul et chevillés ou cloués ; cl le corps d'arhrc est lîié aut chantiers par deux cUmeaux à chaque bout {1).
Lorsqu'on veut équarrir un corps d'arbre, après l'avoir placé sur ses chantiers, on commence par couper ses deus bouts carrément, c'està-dire par deu% plans parallèles el perpendiculaires à l'aie du corps d'arbre , si déjà ils ne l'ont pas clé lorsqu'on l'a abattu. On emploie , pour cette opération , la scie dite patse-partouf que nous avons représentée lig. 13, planche i et décrite page 69.
Avant de fixer le corps d'arhrc A sur les chantiers , on trace sur ses deux bouts les deux rectangles a b e i/, n' b' e' d', qui règlent l't-quarrissage, et qui doivent se correspondre do lello sorte que leurs eûtes homologues soient parallèles, afin qu'ils se trouvent deux à deux dans les Taces de t'éq Barrissement.
Deqneique manière que l'on ail procédé pour tracer les rectangles, on doit toujours vérifier le parallélisme dont nous parlons. Cour Tuire cette vériScalion, on attache , au mojin de deux clous, une règle D sur l'un des cAlés du rectangle d'èquarrissage de l'un des bouts de l'arbre, el une autre règle E sur le cOlé homologue du rectangle de l'autre bout. L'on se recule à une dislance suffisante pour bornoyer les deux règles l'une par l'autre, afin de s'assurer si elles se dégauchissent exactement, c'est-à-dire si elles sont
lae TRAITÉ DE L*ART DE LA CHARPENTERIE.
dans un même plao. Dans le cas contraire, on rectifie le tracé de eeini des denz rectangles qoe Ton joge n*èlre point exact. Mais il est rare , ai Ton a opéré arec soin par Tan des moyens que noos allons indiquer, qii*0D ail â faire aucune rectification.
Premier moyen. Ayant tracé très^xactement le premier rectangle ahed qui détermine le plus fort équarrissage sur la coupe du plus petit bout de Tarbre , fig. 7, planche K, et dont le centre est en e, on trace le diamètre «in qui est parallèle aux deux côtés ab, de du rectangle ; dans le cas d*nn arbre rond que la fig. 7 représente, le rectangle dont il s*agit est, eomme nous TaYons yo , un carré.
L*on attache sur cette coupe arec deux petits clous une règle DF^ en faisant coïncider très-exactement Ton de ses bords arec le diamètre m n: ïïa compagnon applique sur la coupe de l'autre bout de Tarbre une autre règle; il a soin , quelque inclinaison qu'on fasse donner â cette seconde règle, de la maintenir sur le centre que Ton a déterminé préalablement. On peit planter un clou dans ce centre pour appuyer le bord de la règle.
On se recule suffisamment loin dans la direction de Taxe du corps d'arbre, pour aperceyoir en même temps les bouts des deux règles. Alors, en bomoyant , on indique par signes , dans quel sens le compagnon doit incliner la règle qui lui est confiée, pour la placer dans le même plan que la première. Dès qu'on a obtenu leur parfaite coïncidence , on foit tracer, le long de la règle tenue par le compagnon , le diamètre dont elle détermioe la position, et Ton construit le deuxième rectangle d'équarrissage de façon que deux de ses faces soient parallèles à ce diamètre. Ce deuxième rectangle a ses quatre faces parallèles à celles du premier rectangle tracé sur l'autre bout de l'arbre , ce que l'on peut Yérifier comme nous l'arons indiqué plus haut.
Deusième moyen. L'on peut appliquer la règle FG, fig. 8, sur le diamètie bd qui est une des diagonales du carré de plus fort équarrissage nb êd tracé sur la coupe du petit bout de l'arbre. On la fixe également par deux clous , et l'on opère sur l'autre bout de l'arbre arec une seconde règle delà même manière que nous ayons décrite au paragraphe précédent. I^ diamètre déterminé ainsi sur le second bout de l'arbre, est la diagonale horoologoe du second rectangle.
Troisième moyen. Le rectangle de plus fort équarrissage ab ed étant tracé sur le petil bout de l'arbre représenté fig. 9, on trace l'une de ses diagonales b d qui est un diamètre du cercle de séparation de l'aubier.
On attache un fil à plomb m n par un clou â l'extrémité m de ce diamètre*