‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 35 sur 159 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

ligne n n' qui c<H la trncp dn plan dVquarrisseTTienl qu'il ne ranl ni dépasser ni m^me atteindre.

It suit de celle manière d'opérer que, lorsque tes enlailles d'un cAté de l'arbre sont faites , tons leurs Tonds g h sont dans un même plan vertical nn' o' o très- rapprocha du plan d'cquarrissemenl.

1.CÏ bûcherons opèrent de la même manière pour les entailles qai répondent de l'autre côté , nu second plan d'éqaarrisserocnt qui a pour trace , sur la bande ëeorcêe , la ligne projetée en m m'.

Lorsque toutes les enlaîlks sont faites, les bûcherons descendent snr le sol ; ils se placent de côté, le long de l'arbre, et détachent les segments en saillies qui sont entre les enlailles. Pour cela , ils fendent le bols A coups de cognée , en tenant In lame verticale, le tranchant en bas et parallèle au lil du bois. Lorsque la cognée a pénétré , il suffit de dévier vivement son manche pour faire éclater le bois. Les bûcherons coupent ensuite, toujours A coups de cognée , mais par copeaux moins épais , autant de bois qu'il est nécessaire pour approcher à une ligne ou deux près du plan d*équarrissement , attendu [|u'il n'y a aucun inconvénient que l'ébauclieur laisse un peu de gras â son travail , c'est-à-dire un peu plus de bois qu'il n'en faut ; tandis que l'inconvénient serait très-grave et sans remède s'il faisait un travail maigre, c'est-â-dire s'il Atatttropde bois.

Les entailles sont faites à des dislances égales , mais qui varient suivant l'espèce du bois qu'on équarril. Leur écartement est plus grand pour les bois qui se fendent aisément que pour ceux dont les fibres ont une trèsgrande adhérence entre elles. Pour le bois de sapin , on écarte les entailles Jusqu'à un mètre (3 pieds), tandis que, pour le bois de chêne et le bois d'orme , leur écartement ne doit pas être plus grand que 0,66 ou 0,70 c. (3 pieds DU S pieds 1^4).

Sur les Og. 4 et !t de la planche B , nous avons supposé que toutes les enlailles. pour la première partie de l'équarrissemcnt, ont élé faites, qu'on a commencé à abattre les segments qu'elles ont laissés entre elles, et que quairedeccs segments ont été abattus sur unef^ce. et trois sur l'an trc. On distingue dans la projection verticale entre les fonds des entaiHes A' g", h' g', et le bord n' o', les emplacements que quatre segments ont occupés sur la face d'équurrissemenl qui est apparente.

lorsque les deux premières faces de l'équarrissemcnt sont débarrassées desKgments. et qu'elles sont ébauchées h la cognée , un les achève en les planant à la ilotoire . sorte de cognée que nous avons représentée Hg. 10, planche 1 , et que nous avons dècrili'. page 38.

13» TRAfTÉ DE F/ÂKT DE LA GHARPENTERIË.

L^usage de cet oulil exige une grande babitade , ane grande adresae et une grande sûreté des mains ; il est toujours con6é aox bûcherons les plvs habiles et les plus intelligents. Le doteur, c*est ainsi que Ton nomme le bûcheron qai manie la doloire, se place le long de Tarbre, Payant è sa gauche , la jambe droite plus avancée que la gauche , le genoo gaadie tant soit peu plié; il tient le manche avec ses deux mains , la droite la pins rapprochée de la douille de Toutil , la Tace plate de la lame appliquée contre le bois , le biseau en dehors , le tranchant presque horixontal lorsqu'il attaque le bois, faisant néanmoins un petit angle atec les fibres, et glissant un peu pour couper plus nettement et ne point arracher le bois.

Le doleur coupe adroitement en deux l'épaisseur de la trace do ^an d*équarrissement qui a été battue sur la bande écorcée, etque le bùcheroa n*a point atteinte avec sa cognée. Il continue sa coupe dans an plan Yertical en la dirigeant au moyen d*un fil à plomb ; il enlève des eopeanx de plus en plus minces , à mesure que son travail approche de la perfection. Lorsqu'il y apporte du soin , il rend les faces planes et unies sans apparence de coups d*oulil. Cette perfection n'est cependant pas nécessaire poor ks bois livrés au commerce; il suffit que les plans soient bien dégaochîset Ton n'exige pas que le bois soit parfaitement uni.

Dans.le travail de l'équarrissement , le fini et le redressement des plans il la doloire on à l'herminette est le plus difficile ; mais celui de l'ébaoehe i la cognée est le plus fatigant. Lorsque les premières faces sont dresséei et polies à la doloire , les bûcherons procèdent â l'équarrissement des deus antres faces.

La fig. 1 , planche 6 , est une projection verticale , et la fig. 2 mie projce* tion horizontale d'un arbre jly équarri sur deux faces, et auquel on travaille pour faire la deuxième partie de l'équarrissement, qui consiste dans celai des deux faces qui doivent compléter l'opération.

La fig. 5 est une projection verticale dans laquelle l'arbre ^tf est tu par le bout.

Cet arbre peut être maintenu à plat, dans des chantiers entaillés, aa moyen de coins , comme dans les fig. 1 , 2 , 3 de la planche 4 , on bien il peut être posé également à plat sur des chantiers carrés , pourra que sa pesanteur suffise à sa stabilité, et que l'exactitude avec laquelle les faces équarries ont été coupées à la doloire dispense de le caler. C'est ainsi qu'il est représenté fig. 1 , 2, 3 , planche 6 , où l'on suppose que la face du premier équarrissement mm' j/p, porte sur les chantiers.

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