CHAPITRE m. 13S
Les parties bachéei obliquemenl, flg. 1 «t H de la plaiii-he 6, soni les projections lie ce qai reslu des bandes êcurcées, après réquarrisscmenl des deui premières Taces.
Dans les figures des planches H et 6 , les mËoies lignes sont désignées par les méraes lettres. Le bout de l'arbre, l)g. 3. plancbe 6, est réduit à l'étenifue du rectangle d'équarrissage a be d , plus les deux parties de tiotsa mi% b, ec p d qu'il faut abattre pour achever l'cquarrissenieril et tailler les faces qui répondent aui côtcsa 6, d», du rectangle d'équarrissage.
Les bâcherons battent au cordeau , comme nous l'avons prêcédeminent décrit, les traces des deux dernières Taces d'équarrissenicnl qui seront, après rachêvement du travail , les arOtes de la pièce équarrie. Ces traces ■ont les lignes 6 b', ee' de la fig. 3. Ce sont les seules dont les bficberons font mage ; on ne trnce celles qui répondent à la Tace inrérieure que pour le travail i l'hcruiinclle. Ces deux lignes supérieures étant battues de la manière que nous avons indiquée, les bficberons montent , coiuine précédemment, sur l'arbre, c'cst-i-dire sur la face équarrie j et, se tenant courbés autant qu'il le faut pour faire agir la cognée, ils ouvrent d'autres entailles Il g, également formées chacune de deui plans vcrlicaui Ai ^,A/9 qui font entre eux et la face d'oquarrissemenl des angles d'environ 60 deg. L'intersection de ces deux plans forme le fond q hA^ l'entaille, qui doit être t)ne arête creuse en ligne droite et verticale très -rapp roc bée de la face d'éqaarrissemcnt.sansia dépasser ni mCine l'atteindre. Les bilcberons, pour obtenir ce résultat , s'aident encore d'un lil k plomb k l, et sans descendre de dessus l'arbre.
Les flg, 1 et â représentent sur chaque câlé de l'arbre cinq entailles faites. Lorsqu'elles sont toutes terminées, les bûcherons descendent sur le sol ; ils font éclater, comme nous l'avons déjà dit, les segments ou saillies de bois qui se trouvent entre les entailles el terminent l'ébauehe. après quoi les doleurs achèvent de planer et polir les deux deroicres faces ; l'équarrisseraeul est alors complet , et la pièce ^ a la ligure représentée par les dent projections verticales , Hg. 4 et 6 , et la projection horizontale , Gg. S de la même planche 7. Cette pièce est portée sur les métnes chantiers B.
Les èquarrisseurs de bois qui remplaeeul l'usage de la doloire par celui de f herminette , ne peuvent se passer , pour planer les deux premiers pluns d'èquarrisscmentmtn';/;', nn'o'o, Gg. 1,â,S, planche B, des quatre traces MM', mm', 00', pp', sur les quatre bandes éeorcées, parce qu'ils ne paurraieut se servir de cet outil sur des plans d'équarrissemeul vertic* que les pièces ou arbres sunl snr des chunliers trop bas , et
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cependant teoir plus élevés à cause des ébauches à la cognée. U laal donc, pour que les équarrisseurs avec rherminette puissent agir, que les plans qui doivent être dressés soient horizontaux , ou qu'ils se présentent sons une inclinaison d'environ 45 degrés. Dans le premier cas , on couche Tarbre sur Tune des faces ébauchées, et le planeur monte sur le plan même qu'il veut dresser ; il fait agir Therminette , en se courbant un peu pour que le tranchant atteigne le bois et le coupe à peu près tangenliellemenU Dans le second cas, l'ouvrier a ses pieds sur le sol ; il est en face de la pièce qui est supportée sur les chantiers et calée de façon que la face à planer soit eo dessus , et fasse un angle de 45 à 60 degrés avec l'horizon. La pièce est, aa besoin, maintenue dans cette position au moyen de clameaux, et souvent les chantiers sur lesquels on l'établit portent des entailles , dont les côtés font également des angles de 45 à 60 degrés avec Thorizon , dans lesquelles on l'encastre.
On voit que , dans ces deux cas , l'ouvrier qui se sert de l'herminetle ne peut, pour tailler des plans , s'aider d'un fil à plomb. Il est donc indispensable qu'il voie, pour chaque plan , ses deux traces sur les surfaces qu'il rencontre , afin qu'il pubse diriger son travail au moyen d'une petite règle appuyée sur le bois , perpendiculairement à son fil , et qui indique les places où il doit couper pour qu'elle pose également sur les deux traces et sur toute la largeur du plan.
L'ouvrier planeur a la plus grande attention à ne point ôter plus de bois qu'il ne faut, vu qu'il n'y a pas moyen de le remplacer et que le remède i cette maladresse est la réduction de Téquarrissage de la pièce. 11 s'ensuivrait une diminution de valeur en même temps que cela augmenterait le travail de l'équarrisseur et diminuerait son salaire, qui se paye, comme nous l'avons dit , selon le volume des pièces équarries.
Pour planer une surface à l'herminette , on commence par dresser ses deux bords en coupant en deux l'épaisseur de ses deux traces ; le milieu de la surface se trouve alors trop élevé ; on l'abaisse peu à peu, en enlevant des copeaux de plus en plus minces, à mesure qu'on approche du plan qu*OD veut former. '
Quelques charpentiers remplacent encore l'usage de la doloîre par celai de la hache de charron , fig. 11 , planche 1 , ou même par celui deJt fei* che ordinaire , fig. 8 , même planche ; mais cela ne change rien à -te ,4Mnière de procéder que nous venons de décrire. . «.u ^ ^~'-
On a souvent besoin, dans les constructions des charpeataa^ éê.i bois cintrées. Ces pièces ont beaucoup plus de force, et |lail
CHANTRE ni. t33
perle de bois. $i on peut les lirer d'arbres natorellcmenl eourbés pIulAt que delesdécouper dan» des pièces droites.
C'est poor celle raison que , lorsqu'on rencontre dans les exploîtalîons (les corps d'arbres , ou même de très-fortes branches courbes, dont le botf est Bain et de bonne qualitt^. on les éqaarrit en leur conservant leur courbure. On n'équarrit cependant 6e celle façon que les arbres ou au moins celles de leurs parties qui n'ont qu'une seule courbure , ou qui peuvent poser d'un bout à l'autre sur un sol plat et uni , et pour lesquels on peut concevoir que la courbe qui passerait d'un Iiout à l'autre par le cœur serait comprise dans un plan.
Deux des faces de ces pièces . après leur âquarris sèment . sont planes et parallèles au plan dont nous venons de parler. Les deux autres faces sont cjliaâriques.
La fig. 1, planche 7, est une projection vcTticali>. et la 6g. 3 une projection horizontale d'un corps d'arbre courbe ^, placé sur ses chantiers B, oà il esl calé par des coins C et sor lequel on a commencé la première partie de l'opération de sou cquarrisscment.
La fig. 3 est une coupe du même arbre suivant la ligne JU !* des Sg. 1 et â.
Lorsqu'on veut équarrir un corps d'arbre courl)e pour en lirer uue pièce cintrée, on commence par ses deux faces planes, parce qu'elles sont pins aisées à lailler, et qu'elles donnenl le moyen le plus exact de tailler les deux autres. On clahlil cet arbre sur les chantiers de façon que les côtés du carré d'équarrissage répondant à ces deux faces , et prolongés jusqu'i l'écorce, soient dans des plans verlicaux , ce que l'on obtient en les borwojanl avec des filsii plomb. La parti» convexe de la courbure de l'arbre se place en dessus, pour que lasutlcdu travail soit plus comnlode et plus facile. L'arbreélantassujctli dans des eulaillesou par des cales en forme de coins, comme on le suppose dans la (îgure , on marque sur les bandes écorcées distinguées par des hachures, les traces supérieures mm', nit', des deux plans d'êquarrissemenl; les traces inférieures dont une seule oo' est apparente dans tes projections, ne sont nécessaires que pour l'équarrissement des deux plans à l'herminette, comme nous l'avons déjà fait ob- Mmer.
Va la courbure convexe du dessus de l'arbre, les traces supérieures ne [leuvent pas <^lre battues d'un seul coup de cordeau , comme lorsque l'arbre est i peu près droit ; on les bat «lor* par parties. l>our la traco qui doit pasMr par lus points n et leux bouts de l'arbre deux
filt â plomb or r» ^ /y <le façon qa*il8 passent l'un sar le poial «, Tanin sur le point n'. Un bùcberon s*é]oigne asseï pour distinguer les deux fils et les bornoyer Tun sur Tautre. Il fait planter dans la longueur de Tarbre quelques clous r, t, t^ Uj v sur la bande écorcée , dans raligoemeot du plan des deux fils à plomb. Après quoi , Ton bat la ligne par parties de « en r, de r en «, de s en ty de t en u, de m en o et de v en n\ L*on a ainsi la trace courbe a r<<« on' qui est dans le premier plan d*équarris8emenL L*on en fait autant de Tautre côté pour les points m et m', et Toq a la traee supérieure du second plan d'équarrissement.
Les bûcherons font les entailles h g, et les dirigent Tertiealement au moyen d*un fil à plomb kl; ils enlèvent les segments à la cognée, comme BOUS Tavons décrit pour un arbre droit, et le doleur achève de dresser les deux plans d*équarrissement. Si ces deux plans doivent être travaillés i rherminette , on a battu les traces inférieures qui passent par les points Of ^j Vf P des plans d^équarrissement, et le corps d'arbre est calé de façon que chaque plan se présente à son tour sous un angle d'envireo 45 degrés.
Cette première partie de Téquarrissement terminée , les coins et cales qui maintiennent Farbre sont enlevés pour le cobcher sur l'un des plans équarris, comme on le voit en projection verticale, fig. 4, et en projeo* tion borixontale , fig. 5 de la même planche 7. La fig. 6 est une coupe suivant la ligne M N tracée sur les fig. 4 et 5. Dans cette position , l'arbre pose sur les chantiers B par sa face plane mm' p' py et son autre face plane n n' o'o est en dessus et entièrement apparente dans la projection horizontale. Ce qui reste des bandes écofcées est distingué sur les projections par des hachures, et des lignes ponctuées indiquent dans les fig. 4 et 6 le vo* lume du bois enfevé par la première partie de Téquarrissement. La ligne n r a / M D n' est la trace de la surface plane d*équarrissement , désignée par les mêmes lettres sur les fig. 1 et â.
Pour achever Téquarrissement , on trace sur le plan d'éqoarrissement supérieur les arêtes de la pièce courbe qu'il contient , et qui répondent aux points fr, e, du rectangle d'équarrissage. Ces courbes se tracent au moyen de calibres en bois, ou gabarits découpés qu'on applique sur le plan. Elles sont marquées en 6 2:6^, ese', fig. IS ; elles servent délimites pour la profondeur des entailles g h que le bûcheron dirige verticalement , au moyen d'un fil à plomb k L On n'a marqué sur les figures 4 et 5 que trois entailles de chaque côté. Lorsqu'elles sont toutes faites , on enlève les segments qui sont entre elles. Le doleur polit les surfaces cylindriques, mais il