CHAPITRE m
ne [>i:ut se servir de la doioire; du moins pour la surltice cunuave, il faut reconrir à rhermiriellc. C'est par cette raison qu'on a dû iracer sur les deux races d'^quarrissement planes, k-s arËtes de la pièce cintrée qui sont les tracts de ses surfaces courbes. La pièce de bois est alors replacée sur les etuDlicrs de façon que ses faces planes soient verticales. La face courbe, suit convexe soit concave , qu'il s'agit de polir , se trouve alors en dessus , et l'ouvrier monte dessus pour agir avec l'hcrminelte, en observant de ne point couper le bois au rebours de ses libres , comme nous l'avons di^Jâ dit . page SB.
La pièce de bois courbe A complélcment équarrte, est représentée coucbée sur ses chantiers B, en projection verticale, (ig. 7. pi. 7, en projection horiiontale, Gg. 8, et dans une coupe suivant la ligne M y, fig. 9. La Gg. 10 est une coupe de cette ra^me pièce par un plan vertical suivant la ligne E F, Gg. 8. On a indiqué sur celle coupe l'apparence des couches annuel' les d'accroissement , et sur la Gg. 8 quelques fibres qui suivent la courbure de la pièce.
Les rectangles nn' m'tn, ot sp, GHIJ sont les projections d'un parailélipipède qui enveloppe la pièce cintrée équarrie; pour montrer le to< liune qu'un plateau de bois équarri dans une pièce droite devrait avoir pour qu'on pût en tirer la même pièce en le découpant; et le cercle poncloé circonscrit au rectangle ot sp montre la grosseur que devrait avoir un corpi d'arbre , pour qu'on put y équarrir le parallélipipède dont nous venons de parler; ce qui fait voir quelle économie de bois et même de travail résulte de l'équarrisâcment d'un arbre nalurellemcnl courbe , pour obtenir des pièces cintrées.
3° Équarriasement à la scie et sciage île long.
L'équarrisseaiunl à la scie ne diffère de celui fait à la hache , qu'en ce que l'oD enlève d'une seule pièce, sur chaque face, tout le bois que les bûcherons réduiraient en copeaux; mais la scie a un usage plus général : elle sert aussi pour partager ou débiter les arbres et les pièces déjà èquarries , en plusieurs parties suivant leur longueur.
Le bois enlevé par la scie sur chaque face d'équa crissement forme OM sorte de plateau nommé flache ou ttotie.
Le tracé de la pièce à équarrir , c'est-à-dire l'établissemep d'équarrissagc sur ks deux bouts de l'arbre et des U
qoarrissemeot , se fait de la même manière qae poar réquarrissemeDt â la hache.
Les scies dont on se sert poar éqaarrîr et débiter les bois sont de deox espèces , savoir : les scies à lames droites agissant par on moayemeni de vaet-f ient , et les scies à lames circulaires ayant un moaTcment de rotation continu. Les unes et les autres peuvent être mues à bras on par des agents plus paissants que la force de Thomme , tels que des animaux appliqués à des manèges , des courants d*eaa , le vent, la vapeur. Cependant le sciage à bras ne s*est fait jusqu'à présent qu'avec les scies à lames droites, dont nous avons donné les descriptions , fig. 18 et 22 , pi. 2 et pag. 71 et 75.
Les ouvriers qui équarrissent et débitent les arbres à la scie , soit è la forêt, soit dans les ateliers de charpenlerie , sont nommés êcieur$ de long. Quoique au résultat leur travail soit le même, ils ne s'aident par partout des mêmes mojens. A la forêt , le travail et les agrès sont asseï grossiers ; oo trouve plus d'avantage à faire transporter les arbres à équarrlr ou è débiter aux ateliers de sciage qui sont fixes et établis aux centres des diverses parties d'exploitation , tandis que dans les villes où les chantiers de travail de charpenlerie sont éloignés les uns des autres , ils est plus commode de faire transporter les ateliers de scieurs de long li où leur travail est nécessaire. Ces ateliers sont toujours composés de deux hommes an moins.
Les scieurs de long élèvent les pièces à scier assez haut pour que l'un d*enx puisse se tenir debout en dessous , tandis que l'autre est placé en dessus. La planche 8 représente des établissements de êcieur de long , à la forêt et dans la plupart des villages , pour soutenir les bois i équarrir.
Les fig. 1 et 4 sont des projections parallèles à la longueur des pièces à scier; les fig. 2 et 5 sont d'autres projections verticales dans lesquelles les mêmes pièces sont vues par le bout, f, fig. 1 et 2, est un sommier en bois rond dans lequel sont assemblés à tenons et entailles en queue d'hironde et cloués, trois pieds g, h, t, dont les bouts sont fixes dans le sol. L'assemblage de l'un de ces pieds, celui b, est projeté sur une échelle double, fig. 5, sur un plan qui aurait pour trace la ligne a; ^, de la fig. 1, perpendiculaire à la direction de ce pied. Deux pièces jumelles k provenant d'un arbre scié ou fendu en deux , portent d'un bout sur le sol où elles sont mainteooes par des piquets t»^ et de l'autre bout sur le sommier ^où elles sont clouées» leurs côtés ronds étant en dessus. Ces deux pièces servent de rampe pour monter Tarbrc à scier jé. Les bûcherons le placent en équilibre , croisani les deux jumelles k, et le font glisser ou rouler sur leur pente, en leaoile nant par des coins r, comme on le voit en A'* Lorsque Tarbre est anifiii