CHAPITRE III
jusqu'à ce qu'elle soil entiËrcment sciée. D'antres fois enfin, les scieurs de long combinent les ilîsposilions îles 11g. 1 et 3. 4 et tt de la planche 8 avec nne excavation qu'ils font devant les pieds des chevalets auiqneli ils donnent moins de hauteur, disposition qui rend plus facile l'opération qui a pour objet de monter la pièce el de la mettre en place [loor être sci6e.
Les flg. 1 et S de l.i planche 9 repri'seittenl un (Helier mobile de scieurs de long. La projection dt> la tîgure 1 est faite sur un plan vertical parallèle à la longueur de la pièce A qui est en sciage ; on suppose que les ouvriei? sont à l'ouvrage. I.a projection de la Ûg. S est faite sur un plan vertical perpendiculaire aux arêtes de la pièce A, qui est supposé ta couper suivant Il ligne MN, de telle sorte que les ouvriers n'apparaissent point dans celte coupe.
On suppose que la pièce A doit èlre débitée en trois madriers égaui. marqués sur la coupe ftg. i ; les traces de cette liivision sont battues an cordeau sur la face supérieure et sur la face inférieure. Celle pièce est élevée sur deux chevalets égaux, composés chacun de quatre pieds g, qui supportent un sommier /"auquel ils sont assemblés par engueulement et boulonnés; leur écartement est main tenu parchiquc bout du chevalet par une traverse A assemblée à tenons et mortaises chevillés; et dans le sens delà longneur par deux jambcltcs i. qui s'assemblent chacune par le haut, â tenons et mortaises chevillés dans la face inférieure du sommier, et par le bas dans la face supérieure de la traverse correspondante â tenons cl mortaises dans un em' brèvcment et chevillés. Ces d eut jambetles sont reliées par une traverse A assemblée à tenons et mortaises chevillés.
Lorsque la pièce est d'un très'fort équarissage , son piiids suflît poar produire sa stabilité; dans le cas contraire on l'attache à chaque chevalet par un cordage m qui l'enveloppe ainsi que le sommier f. et qui est serré, après avoir été fortement noué, par un coin /; l'on charge le chevalet avec de grosses pierres n posées sur des madriers o portés au-dessus des traverses A.
Pottr les bois tendres ou de faibles équarrissages , deux scieurs de long inffiseul, l'un en dessus, l'autre en dessous. Pour les bois durs ou d'un fort équarrissage, il faut deux scieurs de long en dessous, parce que l'efTort pour faire couper la scie est plus considérable.
Le scieur de long placé en dessus de la pièce élève la scie, il la dirige en descendant pour la m4Întenir sur le irait qui marque la roule qu'elle doit suivre , il opère la pression qui est justement nécessaire pour que la sel» coupe; en remontant il éloigne la seie du tïois pour que les dent'
144 TRAITÉ DE l/ART DK LA CHARPENTERIE.
sommier et la pièce , ce qui donne asseï de jeo pqar retirer lecbeTalet contre lequel la scie est arrêtée. D'aatres se contentent de tontenir la pièce par un pointai ou par deux arcs-boutants inclinés; le mieux est de se serrir, ainsi que je Tai ?a pratiquer , de deux leviers comme celui représenté par deux projections a, ûg. 3 : ce levier porte un tasseau i qui sert à soutenir la pièce. La ûg. 4 représente par deux projections le bout d*une pièce jt ainsi soutenue par deux leviers $ pendant qu*on change un chevalet de place; les deux leviers sont un peu plus longs que la hauteur d*un chevalet, ils donnent le jeu nécessaire pour enlever celui qui arrête la scie, un seol homme suffit pour tenir les deux leviers verticaux pendant ropération qui est très-promptement faite.
Les fig. 5 et 6 sont deux projections verticales d*un chevalet construit en planches, qu'on peut établir rapidement à défaut d'autre et de temps pour en construire. Deux triangles formés chacun de trois planches doaées gki servent de pieds à chaque bout, ils sont entretenus verticaux et à la distance d'environ un mètre et demi (4 pieds 6 pouces), par deux croix de Saint- André également formées chacune de deux planches croisées i^r, clouées sur les épaisseurs de celles qui servent de pieds. Un rondin f sert de sommier pour soutenir la pièce à scier À, à laquelle le plan de projection est parallèle dans la 6g. S, et perpendiculaire dans la fig. 6.
liCS fig. 7 , 8, 9 et 10 représentent différentes manières de disposer les pièces à refendre ^ sur les sommiers ^des chevalets , lorsqu'elles ont trop peu d'épaisseur pour qu'un scieur de long puisse se tenir dessus. Ces figures sont supposées des coupes faites dans les pièces  par des plans verticaax perpendiculaires à leurs arêtes. Dans la fig. 7, la pièce À est maintenue par un cordage noué en dessus , après avoir entouré le sommier f, et serré au moyen d'un coin n. Des chevilles g placées dans le dessous du sommier empêchent le cordage de glisser. Deux clameaux o achèvent de maintenir la pièce, une des pointes de chacun entre dans le sommier, l'autre est piquée dans la pièce À. Deux madriers p portent sur les sommiers des chevalets, et servent à placer les pieds du scieur de long du haut , qui a ainsi la pièce A entre les jambes pendant le travail.
Dans la fig. 8, la pièce à refendre j4 est serrée entre deux pièces carrées B, par un cordage, le scieur de long du haut place ses pieds sur les pièces B,
Dans la fig. 9, la pièce J à refendre est attachée à une seule pièce carrée B^ par un cordage noué m, et serré par un coin n. Cette disposition n'est pas aussi commode que les précédentes pour le scieur de long da