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CHAPITRE III

Les scicars de long qui ont Tbabilude de leur prorcsaion Jugeni aisément, à la rjsiluncc du bols ainsi qu'à la quanlilé de iciure rejeléc lion du trail, ï'ils doiineni à la scie l'inclinaison qui convient pour qu'elle Tasse le maiîniumdu Irufail.

Ccsl, an surplus , de l'ensemble des mouvcinenls des scieurs de long da dessus et du dessous, et de leur adresse à conduire la scie, que dépendent la quantité du travail el son exactitude. llasscnTratz n observé que trois scieurs de long bien exercés donnent SO coups de scie par minute dans une pièce de bois de ctiëno encore vert, de 0"',50 d'épaisseur (environ 11 pouces), et que dans une heure ils scient cette pièce sur une longueur de 3"<, 00, d'où il suit que la scie avance d'environ C",0013 par coup , ou qu'elle scie environ 1 méire carré et 8 centimètres par beure.

Pour placer la pièce A sur les cbevalels, les scieurs de long la lèvent à bras el la posent d'abord d'uu bout sur l'un des chevalets; ils la lèvent onsoite de l'autre bout et amènent le second chevalet au-dessous. Hais lorsqu'elle est trop pesante, ils la Tout monter en travers et en équilibre le long d'un fort madrier de 4 à 5 mètres de longueur, appuyé par un bout s des chevalets, qu'on maintient par un arc-boutant incliné. Lorsque la pièce est arrivée en haut de cette sorte de rampe, on soulève le madrier pour placer en dessous du bout qui posait à terre le second ebevalet ; on fait ensuite tourner la pièce, puis on la pousse pour la placer en long sur le madrier , on lui donne enfin quartier ; elle porte alors uniquement sur les chevalets, el l'on enlève le madrier.

Lorsque les dimensions el te poids de la pièce à placer sur les chevalets sont trop considérables pour userde CL- moyen, on se sert d'une chèvre dont nous donnerons la description au chapitre des agrès pour le levage. On saisit la pièce par le milieu avec le bout du câble de la chèvre; on l'élève à la hauteur nécessaire pour placer les chevalets auHlessous, et lorsqu'elle est en place ou enlève la chèvre.

Le plus ordinairement, les ateliers de sciage des grands Iravaui sont pourvus de chèvres uniquement pour cet usage.

l.orsque pendant le sciage la scie a atteint un chevalet, il Tant changer la position de ce chevalet et le faire passer en arrière de la scie pour qu'elle puisse continuer â travailler; on soutient la pièce à bras si elle n'est pai trop pesante, pendant qu'on change le chevalet de place. Quelques scieurs de long se servent d'un troisième chevalet qu'ils placent sous ta pièce après l'avoir tant soit peu élevée au moyen du coins sur le chevalet qu'ils veulent 6ter ; quand le nouTcau chevalet est placé, ils mellcnl de» coins entre ton

006 projection ? erticale par on plan perpeodicalaire an premier. La fig. 9 esl une projection du chevalet sor on plan parallèle aox arêtes des pièces dont il est composé ; ce plan est perpendicolaire à celai de la première projection , et a poor trace, fig. 1, la ligne M N.

Les pièces de bois carrées g sont les jambes de ce chcTalel , elles sont réonies à noi-bois au sommet, et liées par on boolon h serré par an écroi; par je bas ces jambes sont liées par one traverse k, qoi leor esl assemblée à chaqoe bout par on tenon traversant , maintenu par one grosse cbeTÎIle i. I4i pièce de bois à scier ji esl passée dans ce chevalet et portée sar nn sommier f, qv*on sootient à la hauteur convenable aa moyen de deax chevilles en fer m placées dans les trous dont les jambes g sont percées. Le chevalet est incliné et les arêtes intérieures des faces inférieures de ses jambes g^ portent sur les arêtes supérieures de la pièce A. Les deux contacts de ces quatre arêtes sont projetés aux points x. Le poids de la pièce saflBl poor assurer la stabilité de cette combinaison ; on la complète par Taddition de quelques grosses pierres n placées sur son bout inférieur ; rr sont les chantiers sur lesquels la pièce J était placée avant qu^elle fût supportée par le chevalet.

La scie dont on fait usage en Espagne est du même genre que celle décrite fig. 22, pi. 2, page 73, si ce n*est qu'elle est plus épaisse, et que la lame est de la même largeor d*on boot à Taulre.

Lorsqoe la pièce à scier est d'an faible éqoarrissage , on esl forcé de placer derrière le chevalet un tasseau p qui pose contre cette pièce : il est maintenu par deux chevilles q qui entrent dans les trous percés dans les jambes g; autrement les points de contact x se trouveraient trop rapprochés du sommet du chevalet, il faudrait placer le sommier f trop haot et le bout de la pièce A serait trop élevé pour que les scieurs pussent agir. Pour placer la pièce A en position d*élre sciée , on monte le chevalet en passant sa traverse k en dessous. On soulève ensuite la pièce par un boot, et pendant qu'on la soutient , on fait glisser le chevalet jusqu'à sa position eu lui donnant l'inclinaison qui convient. Mais lorsqoe la pièce est trop pesante pour qu'on la tienne à bras ou à l'épaule pendant le temps nécessaire à l'établissement du chevalet, on la soutient sur un ou deux arcs-bootaots , ou sur des chantiers posés en chaise les uns sur les autres à mesore qu'on soulève le bout sur lequel on veut commencer le sciage, on fait dépasser ce bout de plus de la moitié de la longueur de la pièce. Lorsqoe la scie est parvenue près du chevalet et qu'elle ne peut plus avancer, on baisse le bout scié et on lève l'autre, en faisant toutefois passer le som-

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