‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 55 sur 159 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ves, et les bâlimcDU non doabléi aaxquels ces mollusques se sout atuchés. en sont délivrés aassilùl qu'ils sont en rivière.

Le meilleur moyen de garantir les constructions en t>oîs baignées par la mer de l'attaque des larcts et des pholadcs, c'est de diriger sur ces coqstmclions des courants d'eau douce abondants qui paissent constamment les atteindre et les laver. Malheureusement ce moyen n*cst pas tonjouri

^^mticabte.

■e la combuitibililé.

Le fea a été regardé arec raison comme une des plus puissantes causes de desirnclion dont on défait chercher à préserver les charpentes; mais on n'a malheureusement oblcou aucun succès réel des essais qui ont été faiU. Hassenrratz lait remarquer que si l'on considère combien de villages et de portions de villes considérables ont été la proie des flammes, on n'est pas étonné des tentatives qui ont été faites pour rendre les bois incombustibles, ni de l'ascendant que des succès imparfaits ont quelquefois donné au charlatanisme pour obtenir du gouvernement de l'argent destiné à faire des expériences qui ne prouvaient rien.

I^ei moyens proposés jusqu'ici sont 1° d'imbiber les bois de diverses solutions salines ; 8° de les couvrir de mastics épais et incombustibles ; 3* de les envelopper de feuilles de métal.

Tous ces moyens exigent d'assex grands frais, et n'alleignenl que trèsincomplètement le but.

Les bois imprégnés de dissolutions salines ont l'inconvénient d'attirer et de retenir l'humidiLé. Ils ne résistent qu'aux premières atteintes de la flamme; lorsque la température augmente, l'eau des sels est vaporisée; les sels décrèpilent et laissent le buis en proie à l'incendie.

Il en est à peu près de même des mastics dont on enveloppe les bois. Ils ne les garantissent que pendant le premier moment; s'ils ne se fondent point et ne se détachent point lorsque la chaleur est violente, ils réduisent le bois eo charbon, et le mal est à peu prés le même.

Les enduits en plâtre des plafonds unis et des cloisons qu'on fait aujourd'hui ont dans plus d'une circonstance retardé les progrès du feu, cl donne le temps de porter d'utiles secours, parce qu'ils présentent aux llammes des surfaces sur lesquelles elles ont peu de prise. Ces enduits ont l'avantage, sur beaucoup d'aulrcs qu'on a proposés, de ne point augmenter la dépense puisqu'ils font déjà partie de la bâtisse.

88i TRAITÉ DE L'ART DE LA CHARPENTERIE.

Les arbres diUd*aligneiiientoa plantés saivant (TaotresdispoMUooSyiDab dont on a voalo faire an objet de décoration on d^agrément, ne foomisseot que bien rarement de belles pièces de charpente, d'ak>ord parce qu'ils ne s'élèvent pas aussi rapidement ni aussi haut que ceux qui poussent serrés ensemble et qui forment d'épaisses forêts ; et parce qu'on les a mutilés par la pernicieuse méthode qu'on a presque généralement d'ététer les sujets qu'on plante et de retrancher une partie de leurs racines, sous prétexte de hftler et d'assurer leur reprise, de soustraire leurs sommités aux efforts des ▼ents et pour jouir plus tôt de l'épaisseur de leur feuillage. Il résulte de l'été* tement des jeunes arbres qu'on limite la hauteur de leur tronc fort au-dessous de celle à laquelle la nature leur a donné la puissance de s'élever, et qu'on a par conséquent des sujets qui poussent plus en branchages qu'en tige, et qui viennent difformes ou vicieux intérieurement.

Les branches d'un jeune arbre étété, en poussant autour de la coupe d'élétement, rassemblent sur la cicalrice toujours mal fermée les eaux de la pluie, qui s'introduisent dans le cœur et le pourrissent. Lorsqu'on ne laisse pousser qu'une seule branche sur la coupe d'étélement, cette branche acquiert assez promptement la grosseur du tronc et parait se confondre avec lui, mais il se forme à son collet un nœud de contraction et de contoufs des fibres qui devient un vice de conCexture dans la pièce de charpente qu*oa équarrit ; enfin, si la coupe d*ététement est recouverte par le jeune bois, elle forme dans l'intérieur de Tarbrc un nœud de bois mort qui le vicie.

Des expériences que j'ai eu occasion de faire m'ont prouvé que les arbres, même les ormes, plantés sans être élêtés ni élagués à leurs sommités ni dans leurs racines, reprennent mieux et plus vile, forment leurs têtes beaucoup plus haut, poussent des branches plus vigoureuses et plus nombreuses, se couvrent d'un plus beau feuillage et acquièrent enfin plus de force et d'élévation que ceux de même espèce, des mêmes pépinières et de même âge,étêtéset plantés en même temps et dans les mêmes circonstances. Il faut à la vérité les protéger quelquefois par de hauts tuteurs, en mettre jusqu'à trois autour d'un même sujet, mais on est bien dédommagé de ce soin par la beauté des tiges.

Depuis une centaine d'années, on a introduit en France et sur différents points de l'Europe une assez grande quantité d*arbres exotiques, sous prétexte de leur utilité pour les constructions. Hassenfratz a.dodné dans son ouvrage (1) un catalogue de 167 arbres acclimatés en France, et qui peu-

(i) Voyez la noie de la page 1 1.

CHAl-rTRK VU.

Si!3

iienl être cmploxès dan» la charpente, Quelqucs-Uiica des e,4|j^ces nouvelles s'y Iruuvcnl comprises, mais elles ne son! pas meure assex multipliées dans nos plantalions pour qu'on puisse les ranger dans le domaine actuel de la charpeuterie. Il s'en Taul aussi de beaaeoup que tous les arbres indigènes qui sont menlionnés dans ce catalogue soient propres aax constructions. Nous indiquons dans le tableau suivant ceui que les charpentiers sont réellement dans le cas de travailler en France. Nuus les répartiisons en quatre classes.

La pretntère classe comprend les bois durs, parmi lesquels le chèneest par excellence le bois de la charpcnlerie. Cet arbre réunit à de belles dimension! la bonne qualité de son bois et une longue durée. Les autres espèces comprises dans la mbwe classe ne sont employées que subsidiairemcnl lorsque le chêne manque ou lorsqu'il ne s'agilquc de constructions peu importantes.

La deuxième classe comprend les buis rcsineun ; elle ne le cède point à la première, lorsqu'il s'agit de joindre la légèrvlë et l'élasticité à de très-grandes longueurs. Dans quelques contrées, plusieurs arbres de cette classe sont les seuls dont la charpenterie puisse disposer, ccui de la première classe , notamment le chêne, étant réservés, vu leur rareté, nus lravau)i les plus importants de la menuiserie.

La iToisième classe comprend les bois blancs et mous; la plupart se plaisent dans des lieux aquatiques ou seulement humid<?s, et dédommagent pour ainsi dire de leur mauvaise qualité et de Ifur courte durée par Ia rapidité da leur croissance et la Tacililé du les travailler.

Uans la quatrième classe, sont rangés les bois fins, c'est-à.dirc ceux dont les (ibres sont fines et serrées, qu'on pourrait compter parmi les bois précieux à cause de la beauté de leurs tissus ; mais, qui pour la plupart, ne parviennent qu'à de médiocres dimensions, et ne sont employés qu'en petits voluines dans ta menuiserie et ta marqueterie, dans la cha rpen 1er ie des machines ou pour la construction des fûts et manches des outils, cl dans l'art du tourneur.

Les nombres qui sont inscrits dans les trois premières colonnes de et tableau sont les limites les plus ordinaires ries dimensions des arbres et de la partie de leur tige utile aux charpentiers; les nombres des deux colonnes suiTanIcs donnent par approximation les moyeimes des dimensions de leurs accroissements annuels. Dans les articles relatifs à chaque espèce d'arbre eu particulier, nous citerons les cas extraordinaires qui ont été observés cl qui peuvent être regardés comme les limites d'âges et de dimensions auxquellrii chaque espice peut parvenir.

TfUITÉ DB L'IBT DE Li OURPENTIUE.

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