‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 68 sur 159 · IV. BOIS FINS · texte numérisé non relu

IV. BOIS FINS

SB» Dn torhiM:

Le lorbier, on Tulgairemcnl cormier (1) est un arbre Toreslier anqoel il faut au moins cent ans pour acquérir un diamètre d'un pied el quarAule à cinquante pieds de hauteur. M, Loiseleur Delon g champs dit a*oir vu abattre un sorbier qui avait douze pieds de tour, et dont l'Age remontait peot-élre i cinq ou six cents ans. Il Tut vendu 600 francs.

La tige du sorbier est droite; son ècorce est grise ou bnmâtre, sa l#(e est pjTamidale et régulière. Ses Teuillcs sont composées de quinze folioles oblongues , dentelées, vertes en dessus, velues cl Nanchdlrcs en dessous; ses Deurs sont blanches, elles forment do jolies couronnes aux eilrëmités des rameaux ; les fruits connus sous le nom de sorbe» cl corme* sont de petites poires d'un rouge Jaunâtre. Son bois est d'un grain trâs-fin, trèsdur, trcs-compacle. d'un brun rougeatre ; il prend un très-benn poli, c'est an bois fort estimé pour les machines el pour les fûts d'uutils.

1^ torbitr dti oiteaui, vulgairement cocliaina (2) t'clève beaucoup moins quels précédent; son tronc est d'une grosseur médiocre ; il croit aussi dan» nos forUs où il se fait remarquer par ses petits fruits ronds el dun rouge vif.

On le cultive en France pour rornctncnl des jardins ainsi que le torhUr hybriih dont les feuilles sont découpées à leur base el lerniinécs par un grand lobe irrégulièrement denté, et qui croit nalurelleiuenldans les forets montueuses de Suède, d'Allemagne et d'Angleterre.

26" Du poirier.

daés DOS vergers et oos jardins. Le poirier commun crott dans les foréls oa il peut s^élever à 30 on 40 pieds, et acquérir un diamètre de près de trob pieds. Sa lèle occupe Jes trois quarts de sa hauteur et s'étend pins dans ce sens qu*en largeur.

Les jeunes rameaux du poirier sauvage sont garnis d'épines, et lorsqu'ils sont en âge de Qeurir, une partie de ces épines se change en boorgeons à fleurs.

Les fleurs du poirier naissent ordinairement en bouquet à rextrémité des petits rameaux latéraux. Ses feuilles sont lisses, d'un assex beau vert, légèrement cotonneuses en dessous quand elles sont jeunes. Son bois ^ pesant, d'une contexture fine et serrée, de couleur rougeAtre; il se fend rarement. On doit attendre pour le travailler qu'il soit parfaitement sec, vu que lorsqu'il est vert il prend en séchant un retrait qui est évalaé à an douzième de son volume ; on l'emploie dans la charpenterie des machines pour des rouages , on en fait aussi des fûts d'outils. Le bois des poiriers cuitivéi est plus tendre que celui du poirier sauvage.

91^ Du pommier.

Le pommier (1) a de grands rapports avec le poirier ^ il est également cultivé dans les vergers et les jardins ; mais il difière du poirier, 1« par ses feuilles qui sont unies des deux côtés, et même un peu luisantes au-dessus dans les espèces sauvages ; 9? par ses fleurs qui sont légèrement teintes de rose ; Z^ surtout par ses fruits dont la forme diffère essentiellement de celle des poires.

Le poirier et le pommier abandonnés à eux-mêmes diffèrent aussi par leur port naturel , le premier tient ses branches redressées , tandis que le pommier étend les siennes horizontalement.

Les pommiers peuvent vivre deux cents ans et plus, et acquérir de grandes dimensions. On cite un pommier qui existe dans les environs de Bradfort en Angleterre, dont la têle a, par l'eflet de l'extension de sesbrao ches, une circonférence de 160 pieds.

Le bois du pommier a le tissu fin , celui qui provient de vieux arbres est veiné d'un brun rougeâtre; on en fait ordinairement des planches; il est sujet à se déjeter et se fendre : il faut attendre qu'il soit bien sec poar le

(i) Maluê.

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