CHAPITRE VII
cunls. l'Os plus futtet cl les plas communi<a eu Frauce sont Iuï suivantes :
Le iaule blatte {l), le «auto o*ter, Tulgaircmenl oêitr jaune (â), le lavie fragile (5), le saule précoce (4).
Ce sont des arbres de Irento à quarante pieds de banteur, mats qu'on laisse rarement prendre cette croissance : on les tient en tâtards le long des eaux, ou en taillis pour les exploiter en nsier.
Les rameaux du saule sont souples; SCS feuilles sont longues et éirailM, souvent soyeuses, d'un vert blanchâtre et même argenLû ; ses Ocurs sont en chatons; son Trait est une capsule ohlongne. qui s'ouvre eu deux et contient plusieurs graines environnées à leur base par une aigrette de poils.
Le bois du saule est d'un blanc rougcâtrc ou jaunâtre pâle; il est uni, homogène et léger; il se travaille bien au rabot et sur le tour. Celui qui i acquis une grosseur suffisante peut être employé, s'il est sain, pour des ■olives dans des constructions peu importantes. Un en fait des planches et divers objets légers. Celui qui a été cultivé en lélard n'est bon qu'à brUler, parce que son bois est rabougri et qu'il est souvent creui.
82" De l'araeia.
L'arbre vulgairement ap[>elê acacia est le robinier (S), faux acacia, grand et bel arbre de l'Amérique, généralement cultivé en Europe, où il est devenu très-commun, et peut rivaliser avec plusieurs espèces de nos forêts. Sa lige s'élève de douze à quinie mètres. Son élégant reulllagc le fait aisément reconnaître ; il est composé de folioles ovales d'un beau vert. Ses Dcurs sont blanches et odorantes; elles sont réunies en belles grappes pendantes, auxquelles succèdent des gousses gui coulienncot des graines un peu aplaties en forme de reins. Ses rameaux sont armés d'épines, surtout dans leur jeunesse. Sou bois est jaune, veiné de bajides brunes vcrildlres; il est uni, dur, pesant et susceplible-d'uu beau poli ; il résiste très-bien i l'humidité; il est bon pour pilotisj on peut l'employer dans la charpeoterie. Hais on en rencontre rarement dont la lige suit très-haute, parce
StfS TRAITÉ DE I/ART DE LA CHARPENTERIE.
que ses braDches soot castaotes et qn*oo est sooTeDt obligé de rététer. Les Anglais le préfèrent à tout autre bois pour faire des chenllef de vaisseau. Le robinier visqueux (1) atteint la même force que le précédent, dont il ne diffère que par ses Qeurs sans odeur, qui sont nuancées de rose, et surtout par une matière visqueuse qui abonde sur ses Jeunes rameaux Teloi; les épines sont un peu plus courtes que celles du faox acacia. Il o^est encore cultivé que dans les jardins.
23* Du iauriêr.
Le laurier commun y ou laurier d'JpoUon (9), est la seule grande espèce qui croisse en France. Ses branches sont droites et serrées contre sa tige, qui s'élève à vingt ou vingt-cinq pieds. Ses feuilles, longues et ovales, sont unies, coriaces, d*un vert foncé, ondulées sur leurs bords et aromatiques. Ses fleurs sont petites, de couleur verdâtre ; ses baies sont ovales, bleuâtres, presque noires.
Son bois est blanc , tendre, souple et difficile à rompre. Ses tiges soot rarement assez grosses pour être équarries ; on les emploie en perches pour chevrons de bâtiments ruraux.
24® Du marronnier d^Inde ($)•
Tout le monde connaît le marronnier d'Inde; c*est un très-grand arbre très-distinct de tous les autres par ses belles feuilles digitées, composées de cinq à sept folioles inégales, plus larges à leurs extrémités qu'à leur tMse, et par les magnifiques pyramides que forment ses fleurs. Son fruit est une grosse capsule hérissée de pointes qui contient un ou deux marrons d'une belle couleur brune, et luisants. Cet arbre est originaire d*Asie. 11 est passé en Allemagne en 1576, en France en 1615, et en Angleterre en 1633.
Le bois du marronnier est blanc, tendre, filandreux et de mauvaise qualité. Il se tourmente beaucoup; on lui reconnaît cependant la qualité de ne pas se laisser attaquer par les vers ; on ne remploie g^ère dans la grosse charpenlerie, attendu qu'il ne provient ordinairement que d'arbres
(i) Bifbinia vitcota.
(») Laurui nobilit.
(3) JBtcutut hippocaslanum , clièiie à châtaigne» ilc cheval.
CHAPITBF VII. SHS
dp décoralion qu'on n'a ab»Uu9 que lorsqu'ils éUieni depuis lon^Ifmps couronnes cl vicieux dans l'inlèricur.