CHAPITRE Vni
au»
l'our qac deux [iJikcs de bois qai se renconlmil s'nrC'boulent muluullcment sans qn'ancuoe des deux soil solliciL^e par l'autre â lourncr sur son aie (I), il faul que les axes de ces deux pièces passent par un point commun. Il s'ensuit que les axes de deux pièces de bois assemblées l'une i l'aalre doivent être dans un inùme plan.
On appelle jotn/ la jonction a b, lig. 5, pi. 14. des deux parties par lesquelles deut pièces de bois, A, B, qui se rencontrent s'appliquent exactement l'une à l'autre. Le>oi'*)t est toujours circonscrit par les lignes qui marquent les intersections des faces d'une pièce sur celles de l'autre.
L'extrémité ou bout, a b, d'une pièce de bois C convenablement coupée pour s'ajuster par contact à la pièce U cl rurmcr le joint, s'appelle about. L'emplacement a' b' de cet about sur la pièce B k laquelle il s'applique s'appelle occupation de t'about ou portée de l'aboul.
Pour qu'un joint ait la Torrac la plus simple et en mfmc temps la pins facile â exécuter, il faut que Voccupalion ou la partie, comme Vabout, soient plans, de même étendue et symétriques par rapport au plan des axes, ce qui ne peut avoir lieu qu'autant que deux faces de chaque pièce sont perpendiculaires à ce même plan, et que les deux autres faces lui sont parallèles. Cette considération ferait voir, si dcji nous ne l'avions pas dit, que les pièces de buis de cliarpcnte doivent nécessairement être éguarriei.
Dans les pièces de bois carrées qui forment un assemblage, nous nommerons fncet lie parement, celles parallèles au plan do leurs axes , cl /))ce« normales, faces d'épaitteur, ou facet d'atsemhiage les deux autres.
Lorsque la jonction de deux pièces de bois a lieu par le simple contact d'an about contre sa portée, on dit qu'elles se rencontrent ou qu'elles sont jointes à ^/af -juinl. C'est lu cas représenté fi g. 3. La pièce .4 est appliquée à la pièce B n plat-joint a b. La pièce C, en tout égale à la pièce Â, est écartée de la pièce D ; a b est son about ; a' b' est son occupation ou portée sur la pièce B. Ce mode dejonction n'oppose aucun obstacle au glissement d'une pièce sur l'autre, c'est-à-dire de Vabout sur sa portée, à moins qu'on n'y ajoute des clous ou des broches en fer g, lig. 9, pi. 10.
Les entailles saillantes et creuses au moyen desquelles on rend un joint invariable, constituent un atietnblage. Ou dit alors que les pièces sont aitembléea, en ajoulatiL la désignation du genre ii'aiai<mblage.
SaO TRÂÎTÉ DE L*ÂRT DE LÀ CHÂRPENTERIE.
Pour la propreté etw solidité du travail, les diverses coopes d*«i assemblage doireot être cachées oa au moins comprises dans Tétendae da joint, et ne doivent point sortir an delà de^ plans on faces de parement des deux pièces , c*est encore nn des motifs qui obligent à tenir deux des faces des pièces assemblées parallèles au plan des axes.
Avant de nous occuper de la construction des charpentes, nous devons étudier les divers assemblages au moyen desquels les pièces de bois sont invariablement fixées les unes aux autres. La connaissance des assemblages est très-importante, attendu que toutes les fois que Ton compose une charpente, on ne doit y établir aucune pièce, quelle que soit d'ailleurs soa utilité, sans prévoir comment elle s^assemblera avec celles auxquelles elle doit être combinée, et comment on pourra, dans ropération du levage, TeMMO»* cher et la mettre en place ; sans quoi la charpente projetée pourrait être inexécutable.
La rencontre de deux pièces de bois peut avoir lieu de trois maoières, qui déterminent chacune des dispositions particulières dans leur assemblage :
L Elles peuvent se rencontrer en formant un angle. Ce mode de rencontre présente trois cas : 1« le bout d'une pièce peut porter sur un point de la longueur de Tautre, c'est le cas le plus fréquent qui donne lieu à Tassemblage à ienon ei mortaise , et à tous ceux qui en sont des nKMlificatioiis; 8* les deux pièces peuvent se joindre mutuellement par leurs bouts sous an angle quelconque et sans se dépasser, ce qui forme les assemblages d'angles; 3o elles peuvent se croiser, elles s'assemblent alors par entailles.
II. Deux pièces de bois peuvent se joindre en ligne droite on bout à bout, par le moyen de divers modes iïentures.
III. «Enfin, deux pièces de bois peuvent être assemblées, en s'ajustaot longiludinalement Tune contre Taulre, ou jumelées.
Nous ne donnerons que des assemblages formés çntre deux pièces de bois, parce que les assemblages d'un plus grand nombre de pièces sur on même point peuvent toujours élre décomposés en assemblages de deox pièces.
L'assemblage à tenon et mortaise est le principe du plus grand nombre des autres assemblages; c'est celui que no^s décrirons en conséquence k premier et avec le plus de détails, ^'ous l'avons, par la même raison, représenté plus en grand que les autres dans les planches 14 et 15.
CHAI'M'ftt VIII.
1" Asseniblùgeà IcHonet
i-a flg. 1, pi. li, rc[>rêscnlc, aa moyen de trois projeclinns, rassembla;^!; h Icnon et mortaise le plus simpli?, lEc ileut pièces de bais .1 cl B qui se rcncotitreiil à angle droit. Dans la projeclion principale A B, Tailc sur un pian parallèle aux axes des pièces, iit n, p q, oak leurs faces de parement, yé est la pièce qui porte le tenon , D est colle dans laquelle ta mor- Isiso est cr«usËe, le poini o est la rencontre des deui a\es. Celte projection peut être considérée comme horiiontalc ; les deux autres projections, farics sur des plans perpendiculaires et parallèles aux faces normales , sont considérées comme des projections Tcrllcales. Dans loutes les projections les Riémes lettres désignent les mêmes pièces et les mêmes objets ; elles sont affectées de l'exposant 1 sur In projection verticale coucliùe sur le haut de la Ggure, et de Texposanl S sur la seconde projection verticale couchée sur la gauche ; cette notation est suivie sur toutes les planches pour les figares relatives aux détails des assemblages représentés [lar plusiears projections.
La fig. 2 représente, par des projections sur les mêmes plans, les mêmes pièces /i Qt D désasscmbiées.
I.a projection verticale qui est représentée i droite et couchée en .iiK présente la pièce vf vue par le bout sur lequel est le tenon.
Le Icnon a (S) est Tormé en saillie i rcxircmité de la pièce J dans la direction de ses fibres parallèles à l'aie m n, par deux entailles f q' h' qui oui enlevé de chaque cfilé un parai lélipipède. [.es plant entaillants dirigés saivanl le fil du bois sur les lignes /" g', sont toujours parallèles aux faces de parement de la pièce assemblée ; ils forment 1cs/oh«x du tenon.
I^s deux autres plans entaillants, suivant les lignes h' g', sont ordinairement perpendicDlaires aux joues; ils sont nécessairement dans un même plan, ils forment les ahout» de la pièce A parallèles i la face normale de la pièce B contre laquelle ils doivent s'appliquer.
(i) Lei ilëlùli itei ■H«aihlig« ne «ont iccotnpifnéi tt'tcheUct (ur «u(iiiaep1'iiElie,pi •lu'ili m r*j>porleDI i iet pii-cci de i»i> île Unilc* le> grOHvun.
(■) Ttnim , ■Inil nommi! |iarcc qu'il icri t tinïr !■ pièce A intmbUt dini !■ pitre f!
Lorsque la pièce /?, aa lieu d*étre éqaarrîe d*éqiiefre, est débilUrdée, le plan d*about de la pièce A est obliqae et parallèle à la face de débiUardement de la pièce B qui est substituée à la face normale.
La partie f f du tenon est son Inmtj celle 9^ ^ par laquelle il tient à la pièce A par la prolongation d'une portion de ses fibres, est sa racine.
La mortaise b (1) est creusée dans la face normale de la pièce B qui reçoit Fassemblage de la pièce A ; elle est exactement en creux de la même forme et des mêmes dimensions que le tenon qui doit s*y loger et la remplir, aia que la pièce A soit ioébranlablement assemblée. Les deux longs cuites de la mortaise qui répondent à la largeur du tenon, doivent tongonrs être dirigés parallèlement au fil dn bois. Les parois intérieures de la mortaise contre lesquelles s'appliquent les j(me$ du tenon, sont aussi nommées jettet de la mortaise. On nomme également jùues on plutôt jonéet de la mortaise les épaisseurs de bois comprises de chaque côté, entre la mortaise et la iaoe de parement qui lui répond. Les jouées forment ayec la mortaise sur la pièce B^ l'occupation vxy^^t la pièce A.
L'effort auquel un assemblage doit résister, agissant à peu près également sur le tenon et sur les jouées de la mortaise, la force do tenon doit être égale à celle de chaque jouée; il s'ensuit que l'épaisseur du tenon, ainsi que celle de chaque jouée, doivent être égales au tiers de l'épaisseur de chacune des pièces assemblées, mesurée sur leurs faces normales.
La longueur du tenon, qui se compte toujours dans le sens de la profondeur de la mortaise, devrait être exactement égale à cette profondeur, afin que le bout portât au fond de la mortaise en même temps et avec la même pression que les abouts de la pièce A sur les jouées de la mortaise de la pièce B; mais vu l'impossibilité de parvenir à une si grande perfection, el attendu que les abouts de la pièce présentent en somme une surface beaucoup plus étendue que celle du bùwt du tenon, on tient toujours le tenon no peu plus court que la profondeur de la mortaise, pour qu'il ne s'écrase point, si les abouts ou les jouées cédaient à la pression.
Lorsque l'assemblage à tenon et mortaise de deux pièces de bois est taillé, ajusté et mis enjoint, on le traverse par une chemlle (2) qui est marquée par un petit cercle sur la projection horizontale de la fig. 1, et par des lignes poncluées pour les autres projections.
(1) Mortaise du latin morderê, mordre.
(3) De clavieula, petile clef.
CUAI'ITIŒ VIII.
ri)cclicviilc(lccharpciilcriecstGylin(lri()ue, con diamélrc doit être d'environ le quârl de l'cpaisseur du icnaa ou des joules. Le Iroa dans lequel elle (loti être chassi'e. et qui traverse lus deux jouées de la mortaise cl lu tenon, est percé avec une tarière au tiers de la longueur du tenon i partir de sa racine, afin que la rêstsiance du bois de fil sur lequel elle peat faire effort dans le Icnon, soit à peu près égal i celle que lui opposejit les bords des jouées de la mortaise de la pièce S. Ce trou est marqué par de pelib cercles au tenon et â la mortaise des projections ^ et Jî de la fig. 3, el par des traits ponctués sur les autres projecliorts.
Lafig. 4 est le détail d'une clioille; elle est cylindrique de 6 en c, partie de sa longueur qui doit cire comprise dansl'épaisseur de l'assemblage qu'elle aura traversé ; sur environ un quart de sa longueur c t/, cllu est un |>eu conique alin de faciiiler son introduction dans lu trou qu'elle doit remplir. Celte sorte du pointe sert à repousser la cbcvillc pour la Tairo sortir do son trou lorsqu'elle n'y a été placée que provisoirement. Sa tête a b, sur lai]UGlle on frappe pour la faire entrer, est quelquorois terniinée pur une base carréu; clic a environ le quart <lc la longueur totale. Les chevilles sont touiours faites en bois dur et de fil fendu à la hache, elles sont ensuite arrondies avec le ciseau ou le rabot.
On ne doit jamais compter sur une cheville comrao moyen d'attache d'une pièce de tK>is à une autre; l'immobilité d'un assemblage doit résulter de la prccisiou avec laquelle il est coupé, el sa pression en joint doit élre produite seulement par celle que les pièces exercent les unes sur les aulresi par l'effet prévu des fonctions que ctiacuna remplit dans la composition du la charpente ou elle est employée. Les chevilles ne doivent servir que pour maintenir momentanément les pièces enjoint sur le chantier et au levage. Une charpente assemblée et montée définitivement i sa place, doit être ■table et solide sans le secours des chevilles ; si elle tirait sa solidité de leur résistance, la rupture de l'une d'elles pourrait entraîner la chute de tout l'édifice. Les chevilles sont des auxiliaires utiles pendant le travail, mais qui ne doivent pas être nécessaires aui constructions, sinon |Mur la propreté de l'ouvrage, parce qu'elles bouchent les trous qui ont été laits puui s'en servir provisoirement. On les coupe à Heur des parements des pièces.
La ûg. S comprend, sur les mêmes plans que dans la figure précédente, trois projections des pièces A, [i qui se rencontrent obliquement assemblées â tenon et mortaise.
La fig, C représente par les mêmes projections que dans la Gg. t les mêmes pièces désasseiublées. Le tenon a est taillé comme dans l'assemblage
lenoQ suivant Tangle h k L Les parties antérieares de ces épanlemeats répondaot à A Ar, et qui forment l'about de la partie de la pièce ji ewibnwèty sont dans le même plan que Tabont da tenon répondant kke. L'about k r de la pièce J^ fig. 6 de la planche précédente, est remplacé par la semdle d'embrévement k /.
Il résulte de cette disposition que la résistance de Taboui du tenoa esi accrue de celle que Tabout d'embré?ement Ure des épaoleoients, Tabout total présente une surface qui est d'un tiers plus grande qœ celle de Fabout du tenon. Cet about total est représenté selon sa véritable étendiie en J^, la pièce A se trouvant projetée sur le plan de cet aboot. La force qn'oa embrévement donne à un assemblage, vient aussi de ce que les fibres de la pièce A, répondant à Tabout d'embrévement h k, sont retenues par Fabout de l'entaille d'embrévemeot h' i^, de la pièce B, et qu'ils oe peuieol plus se lever par éclats, comme les abouts sans embrévement, fig. 8, pi. 14.
On donne quelquefois à Fabout d*embrévement la directioo ponctuée h' Xj fig. 1 , qui divise en deux parties égales l'angle qae forment les pièces A et /?. Cette disposition, qui aurait Favautage de faire présenter les fibres des deux pièces de la même manière en about , a cepeodaot Finooavénient de donner lieu à une coupe difficile pour que Fabout d^embrévement soit plan et d'accord avec celui du tenon, à moins qu'on ne donne anssi b même direction h' x y k celui-ci ; ce qui introduirait une diflicalté pov h coupe de Fabout de la mortaise qui ne serait plus perpendiculaire à la lace de la pièce B. Cette direction h' x x diminue aussi de beaucoup Féteodie du tenon, ce qui n'est pas toujours sans inconvénient.
Il arrive quelquefois que la pièce A n'a pas une épaisseur ég^le à celle de la pièce By et que par conséquent leurs faces de parement ne sont poiat dans les mêmes plans, quoique toujours dans des plans parallèles. La figure 4 de la planche 15 représente les projections d^un assemblage oblique à tenon et mortaise avec embrévement pour deux pièces A^ B, qui ne sont point d'épaisseurs égales.
La fig. 5 représente les mêmes pièces désassemblécs et projetées de b même manière que sur la fig. S. Les mêmes lettres avec les mêmes eiposants marquent les projections faites dans le même sens.
Dans le cas dont il s'agit, Vembrévemeni a lieu par etusastreweni, c'csiindlre qu'il forme dans la face B^ de la pièce B qui reçoit l'assemblage, nue aorte de cuvette carrée et en pente, dans laquelle les deux épaulements (la fanon de la pièce A se trouvent encastrés.
Lorsqu'on est forcé d'assembler la pièce A en la portant, par rapporta la pièce Bf plus d*un côté que de l'autre, il peut arriver que Fembrévement oe
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sonl obtiquemciiL coupées par le plaa do Taboul h i du tcnou, peurcnl céder par l'effet de la pression plus facilement que ceux de l'about h' >' de la mortaise qui se présenlent à bois debout; il se fait alors une dépression ou une déchirure à la racine du tenon marquée en (, Gg. 8 ; celle détérioration du tenon en produit une autre aussi grave dans la pièce J, ses abouts ayant à supporter \fa plus grand effort , se déchireal et se fendent en I, nrfme figure, des deux cAlés du tenon.
Pour prévenir les dégradations que nous venons d'indiquer et qui auraient dans les grandes charpentes les plus funestes conséquences , on embrive tous les assemblages obliques.
I>> Hg. 1 de la planche IS représente trois projections d'un assemblage oblique k tenon et mortaise, avec embréventenl entre deux pièces j4 et B.
Lilig. 3 fait voir les mêmes pièces désassemblées; elles sonl représentées par toutes les projections qui peuvent eu donner une connaissance complète. Elles sont d'abord projetées horixontalemcnt en j4 et II sur le plan parallèle k leurs axes m n, p q, ou i leurs faces de parement. En J', B', elles sont projetées verticalement sur un plan perpendiculaire au premier et aux arëles de la pièce B, dont on voit le rectangle d'équarrissement en B'.
La pièce B est projetée verticalement en B' sur un plan parallèle à l'une de ses faces normales couche sur la gauche, «I elle présente la face dans laquelle la mortaise et i'embréT^menl sonl crensés.
La pièce j1 se trouve projetée en raccourci en J^, sur un pian parallèle au précédent; elle montre le bout du tenon dans sa grandeur réelle, elle fait voir aussi do face les coupes des deux épaulemcnts qui accompagnent ce tenon et s'embrèvent dans la pièce B. La même pièce jI est projetée en .4^ sur un plan parallèle à ses faces normales , et couché au-dessus du dessin, de manière à montrer le dessous de la pièce qui répond à la ligne ( c. Enlin vu a'^, la pièce A est projetée sur un plan également parallèle à ses faces normales, mais couché en dessous du dessin, de manière à montrer la face de dessus, <]ui répond à la ligne h i.
Un eNtJTéretnenI est une enlaillc faite dans la face de la pièce â, qui reçoit l'assemblage, suivant les lignes h' W, k V, qui sont sur tes faces du parement les traces des doux plans entaillants, t.a partie antérieure de rembrévemenl répondant à h' k', est dans le même plan que l'about de la mortaise marque k' e', elle a environ le quart de sa profondeur. Aux deux parties de l'occupation ou portée qui étaient dans la face normale de la pièce B, et qui répondaient aux joues de la mortaise, sont substilnés les pas de rembrèvement qui prennent une inclinaison marquée par k" f.
L'entaille à'embrérement reçoit les épaulcmculs laissés des deux côtés du
occupent chacan un liers de Fépaissear des pièces de bois. Cel assemblage appelé iotn/afi^/at» présente quelques difficultés d'exécatîoo poar lenîr daat une même surface les deux abonts d'embrévement de la pièce B, des den c6tés du bois plein qui les sépare. Il peut aussi occasionner la fente de la pièce A y et surtout le déchirement dans la face supérieure de la partie II qui répond à Tenlre-deux des embrévements si les abouts jt/- sont refoulés.
Les charpentiers anglais font encore usage d*un autre assemblage à enfourchement, représenté par une seule projection, fig.7, pi. 16, pour h jonction de la pièce E avec la pièce />• Les deux tiers de la iongaenr du joint de « en r portent deux fourchons qui ont chacun pour épaisseur an tien de celle de la pièce E; ils sont reçus dans des entailles d*embréTement rvn des deux côtés sur les faces de parement de la pièce D ; leurs abouts r t sont à angle droit a?ec les arêtes de la pièce Ey le reste do joint et rentre-deux des fourchons, sont dans un même plan u Iqui pose à plat-joiat sur la face d^assemblage de la pièce D. Cette disposition peut donner lien à une fente dans la direction r s; inconvénient auquel on peut Temédier en faisant un embrévement simple en t. Les mêmes charpentiers emploient encore un assemblage à enfourchement beaucoup meilleur , qui est représenté par une seule projection, même figure, pour la jonction de la pièce 0 avec la pièce D. Les fourchons de la pièce O occupent chacun le tiers de l'épaisseur de cette pièce. Ils forment deux larges joues qui embrassent h pièce B en s'embre?ant dans les entailles/ % v creusées pour les recevoir sur les faces de parement de cette pièce. Leurs deux abouts sont arrondis suivant une surface cylindrique qui a pour base un arc de cercle s %ét 60 degrés décrit du centre Cy qui comprend toute la largeur de la pièce O el met en about toutes ses fibres. L'entre-deux des fourchons ou joues de cet assemblage est coupé en pente comme un embrévement ordinaire suivanl la ligne v Xy pour lui donner un about dans la même surface cylindrique qui forme les abouts des fourchons, et seulement sur une étendue x yf^ est à peu près le quart de l'arc x %»
Ce joint présente par ses abouts une surface beaucoup trop grande par rapport à la résistance qui leur est nécessaire, quelle que soit leur situation. U est précisément le contraire de l'assemblage à tenon et mortaise ; il a rinconvénieut de couper par ses entailles dans la pièce D un plus grand nombre de fibres que n*en couperait une simple mortaise; cet inconvénient peut n'être pas très-grave, si, par exemple, la pièce Dj étant horiiontaie, doit être soutenue parla pièce O. Mais il n'en serait pas de métne si dans cette position elle avait à supporter quelque poids ou l'effort q» lui transmettrait la pièce O.
CirAPITRH Vil). SHfl
Ck( asseiiiblagc est au surplus d'une eiéculion diflîcilo pour coaper les turracct cylindriques qui doivent Tonner les abouts convexe cl concave avec précision, et obtenir entre elles un contact parfait; ce qui nous donne sitjet de remarquer qu'un joint n'est complètement bon , qu'autant qu'il peut tire taillé avec précision du premier coup; autrement si l'on est obligé de tStonner et d'ôter du bois pour corriger les imperfections qui sont la suite de la difficulté de tailler exactement ses diverses parties, on risque de raccourcir trop la piéco qui doit tire assemblée , ou do faire nn joint trop Idche sur celle qui doit la recevoir.
L'cm brève ment compris entre les deux fourchons de ce joint fait disparaître l'un des défauts de l'assemblage de la flg. 6, pi. 1S. Hais il ne remédie point BU danger de l'éclatement des fourchons par l'effet d'un effort de torsion que quelque accident pourrait occasionner, vu qu'ils' ne sont point soutenus comme le sont les embrévcmcnts des épaulements des tenons par la cohésion des fibres qui n'est point interrompue sur toute l'épaisseur du bois. L'assemblage à tenon et mortaise avec embrévement lui est en tout point préférable.
Le même mode d'about cylindrique est appliqué par les charpentiers anglais k presque tous les assemblages, même entre deux pièces qui se rencontrent â angle droit comme celui de la fig. 4, même planche, dans lequel le joint de la pièce ^ avec la pièce B a pour trace sur les faces de parement l'arc de cercle t y sàe 190 degrés , soit que l'embrévement occupe toute l'épaisseur de la pièce H, soit qu'on l'ait fait par enfourchcmcnt. Quelquefois l'embrévement est formé par deux plans qui ont pour traces les lignes droites s s,sy. Les avantages de cette sorte d' embrévement ne compensent pas le soin qu'exige son exécution.
Li Gg. 11. pi. 9, représente l'assemblage â tenon, dit âowf/c«, d'une pièce de bois verticale /dans la pièce inclinée F. Le tenon à om//c« r/ a est triangulaire et coupé carrément nu bout, il a pour épaisseur le tiers de celle de la pièce. On voit en J' le teuon àoulice désassemblé, une seconde pièce 'est assemblée à ou/ic« en-dessous de la pièce F dans le prolongement de celle /.
La fig. 7. pi. 10, représente l'assemblage à ouIicb avec aboul on embrévement, L'about de l'embrévement est dans le même plan que celai du tenon. En J' ta pièce J est désassembléc en J', elle présente sa face d'assemblage, en J^ elle est vue par k- bout. Au-dessous de l'assemblage de la pièce / est une entaille d 'embrévement et une mortaise ponctuée, destinées i l'assemblage d'uncautre pièce âou/i'ce. Cette espèce d'assemblage no s'emque dans les pans de bois. Nous aurons occasion d'en parler au chap. X.
Les bois ronds peaveoi être assemblés à teooD et mortalfe eomme les bois carrés, mais ils donnent lien à quelques détails qo*il eslotîk d'étndiw.
La fig. 1 de la pi. 10 présente trois projections de l'assemblage à angle droit de deux pièces de bois rondes ou cylindriques ji, B, de mêiK diamètre. La fig. S présente les mêmes pièces désassemblées.
La fig. K représente trois projections de rassemblage oblique de dm pièces cylindriques Jf B, égales.
La fig. 0 représente les projections des mêmes pièces désassemblées.
On peut remarquer que dans ces assemblages comme dans kspréeédeoU, les deux axes m n^p g, des pièces sont dans un même plftii, qoe les den pièces sont comprises entré deux plans parallèles à celui de leurs axes et qii leur sont tangents ; on voit que le joint est nécessairemeot circonscrit pv les courbes d'intersection des deux surfaces cylindriques* I>ans les cas ëe régalilé de grosseur des deux pièces, comme dans nos figures, les courbes sont planes et projetées horizontalement par les lignes droites g m, f»» suivant lesquelles on ferait Fentaille dans la pièce B et rabool de la pièce A, si la jonction devait être faite par simple entaille , sans tenon ai mortaise. On retrouve dans ces deux assemblages les mêmes dispositioos intérieures des joints , que dans les assemblages des pièces carrées des fig. 1, S, IS et 0 de la pi. 14; les tenons, les mortaises, les aboulsel les pas sont combinés de la même manière, il n'y a de plus que rembrérement et les deux tenons ou fourchons extérieurs résultant naturellement des dosses qui sont Texcès des formes cylindriques sur celles prismatiques des pièces carrées.
L*équarrissemcnt des pièces après leur assemblage ne changerait rien à la disposition des tenons et morlaises , et laisserait des assemblages pareils à ceux figurés pi. 14. Ce qui fait voir derechef que Téquarrissement prodoit une simplicité qui Ta rendu indispensable, aussi bien sous le rapport de la disposition des assemblages que sous celui de la facilité de leur exéculioo.
Nous ne donnons point de figures pour les cas des assemblages entre pièces rondes de grosseurs inégales ou entre pièces rondes et carrées, parce qu*il est aisé de conclure leurs formes, de ce que nous venons d'exposer.
Après les détails que nous avons donnés, une simple légende suffira poor la description de tous les assemblages, qui sont d'ailleurs suffisamment détaillés dans des projections du même genre que celles des figures précédentes. Dans chaque figure la même lettre désigne la même pièce sur ses diverses projections , distinguées d'ailleurs par des exposants numériqaes comme cda a déjà été dit.