CHAPITRE Vlll
I<e plus soavenl la m6ino figure rcprésenlc àes pii-ccs assemblées cl des pièces déaasseniblées, elles sont marquées des mêmes lellres. et la distinction en est facile vu leur posilion. Lorsqu'une projection est eommuac à plusieurs pièces de bois . elle porle (ouïes les leUres dont ces pièces sont marquées dons les autres projections.
La Gg. 1, pi. 17, présente des Bsseroblageii doubles tenons el mortaises. La pièce ^ est assemblée à angle droit dans la pièce B; la pièce E Tait un autre angle avec la même pièce. On peut Taire aussi des assemblages à te-
DS et mortaises triples et même plus nombreux ; cependant la multiplicité des tenons et des mortaises alTaiblit l'assemblage. En général, les épaisseurs des tenons, les largeurs des mortaises et de leurs joues sont égales, et pour les obtenir on divise l'occupation de la pièce assemblée en autant de parties qu'il y a de mortaises et de jouées , compris celles qui séparent les mortaises. Taules les autres projections demeurent les mêmes que dans l'assemblage à tenon et mortaise simples. Nous n'an>ns point compris dans cette Ggurc l'assemblage avec embrévement que l'on emploie aussi avec les tenons doubles et triples, parce qu'il se pratique de la même manière que pour l'assemblage à tenon simple.
Fig. 3, assemblage â paume. Les pièces ^, £, horiionlales sont supportées par leurs paumes dans les entailles de la pièce B aussi horizontale ; la pièce -l est assemblée â angle droit dans la pièce H; la pièce E est assemblée obliquement. La coupe inclinée de rcnlaillc qui reçoit une paume, a pour objet de n'afTaiblir la pièce B que le moins [«ssiblc. Mais cet assemblage a l'inconvénicDlde faire exercer par les pièces A elE une poussée contre la pièce B. On remédie à cet inconvénient en contre-tniulant la pièce B.
Un ajoute quelquefois à cet assemblage un tenon qui est figuré en lignes ponctuées.
Fig. 5, assemblage à tenon avec renfort en chaperon. Cet assemblage et les suivants ne sont figurés que par une projection vcrtirale de la pièce ^ ■nivant sa longueur , et une coupe de la pièce B. Les deux pièces sont désassemblècs.
Fig. 4, même assemblage avec ahout carré au-dessus du renfort en cliapnon, pour que la mortaise de ta pièce B ne suit pas terminée supérieurement par une arête aiguë.
Fig. 6, assemblage à tenon avec renfort carrit.f.a général, lorsque lesrcnrortsdcstenonssodt placés en dessus, ils ne consolident que les tenons, et un Cicèi de charge sur la pièce A peut la faire fendre en x à la racine du tenon.
Fig. 6, assemblage â tenon avec renfort qui remédie â l'inconvénient
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â7d TRAITÉ DE L*ART DE LA CHARPENTERIE.
signalé ci-dessas. Parce que la surface ioférieure s /* de la {uèce A porte dans la mortaise de la pièce B; la joaée inférieure # « de la nrartaiae a ordinairement toute la force nécessaire pour porter. la pièce Jlf tu qo^OD donne à la pièce B une épaisseur suflisante qui peut être plus grande que celle obser?ée sur la figure.
Fig. 1, assemblage avec tenon à chaperon et renfort.
Fig. 8, assemblage à double repos.
Fig. 9, assemblage à paume avec repos.
Fig. 9, pi. 18, assemblage à double paume et double repos.
Fig. 10, pi. 17, assemblage à entaille carrée.
Fig. 11, assemblage à mors-d'àne. Ces deux assemblages ont le même inconvénient que celui de la fig. 5.
Fig. 12, assemblages à tenons en biseaux. La pièce E est assemblée dasi la pièce B par un tenon ordinaire et par un tenon qui affleure une face de parement, ce tenon est taillé sur ses côtés en biseaux pour qa*il ne puisse pas échapper de Tenlaille ouverte dans la face de parement de la pièce B, qui lui sert de mortaise.
La pièce A est assemblée dans la pièce B par deux tenons apparents pareils à celui à biseaux de la pièce E.
Fig. 13, assemblage à tenons passants.
La pièce A est assemblée dans la pièce B par un tenon simple qui dépasse cette pièce, suffisamment pour qu^on puisse le traverser par une clef jrqoi le serre en joint et le relient. Dans la même figure la pièce E est assemblée dans la pièce B à tenon double , également passant et traversé pareillemeot par une clef ^.
Cette clef a beaucoup plus de solidité que n*en aurait une chcTÎHe, oo peut lui donner une plus forte dimension surtout en épaisseur, et Ton fût dépasser les tenons de la pièce B de toute la longueur qu'on reconnaît nécessaire pour que le bois sur lequel la clef fait effort en s ne soit point arraché. On donne aux clefs x tix une forme légèrement en coin pour qa'oo puisse les serrer fortement à coups de maillet.
Fig. 14, assemblage à tenons passants et apparents.
Les tenons apparents qui affleurent les faces de parement ont la même forme que ceux de la fig. 1 S.
La pièce A porte deux tenons de cette sorte , la pièce E porte en oatre un tenon passant intermédiaire. Ces tenons sont traversés comme précédemment par àts clefs a; et ^ qui sont elles-mêmes traversées par des petites clavettes t, v pour maintenir les tenons apparents dans les parties oà