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CHAPITRE Vm

ment qui lui a été préparé sur la joue de l'enUille, el où elle pénèlrc il'uru! moitié de sa longueur ; on pose ensuite la pièec D sur la pièce E, de façoa qae les deux pièces se croiseol cumine elles soiil représentées, même flg. La clef entre de l'autre moitié de sa longueur daus la joue de l'entaille faîte sur la pièce D; on Tait ensuite tourner la pièce D jusqu'à ce qu'elle se If oave eu ligne droite avec la pièce E, l'about de chaque pièce se loge alors dans la coupe qui lui est préparée sur l'autre pièce. En donnant quartier aux deux pièces, de Taçon que le plan du joint â ni-ljois soit «ertical, et que les deux pièces et l'axe de la clef cylindrique soient horiionUux. l'assemblage se trouve, comme on le loiL fig> 7, en position de résister à un effort qui Agirait comme la pesanteur dans le sens vertical ; cet assemblage est, comme toutes les autres enturcs horizontales, susceptible d'être forlilié au moyen de boulons.

S" EnturtÊ verticalei.

Fig. Stl , pi. 19, enluredela pièce J sur la pièce B, à fautte Unaille. L'assemblage a lieu au moyen d'un tenon qui peut être introduit, sans élerer la pièce ^, dans la fausse tenaille ouverte de c61c. Cette enture, qui D'est pas très-solide, s'emploie cependant lorsque quelque obstacle s'oppose à ce que l'on puisse exhausser la pièce ji sufGsammcnt pour mettre ded»nt, comme l'exigent tous les autres moyeus d'enturc. Kii B, la pièce qui porte la fauise tenaille est vue par le bout en projection horizontale.

Fig. S3, enture à letton checronné. En projection horizoatalc la pièce i> est vue par le bout, la pièce £ étant enlevée.

Fig. S3, enture à lenoru el tenuiUei en crois. La pièce inférieure B val vue par le bout en projection horiionlale , la pièce À étant désassemblée.

Fig. 31 , enlures à tenaiClet mver»e». Chaque pièce porte deux tenons croisés avec deux tenailles, les deux tenons d'une pièce entrent dans les tenailles de l'autre. £n D la pièce inférieure est vue par le bout en projection faorixontale ; au centre se trouve un petit carré qui est l'about des deux pièces, et qui répond sur les deux projections verticales bui lignes c x.

Fig. 1, pi. SO, enlures des pièces Â, D, C, à lenonsel morlalit» carré» .

L'enlure de la pièce ^ avec la pièce B a lieu au rouyeii d'un tenon réservé sur l'about de la pièce ^, et qui enlre dans la mortaise creusée dans l'about de la pièce B ; le tenon et la mortaise sont à fil du bois, leurs faces

28a TRAITE DE L'ART DE LA CHARPENTERIE.

et Joues sont parallèles am faces des pièces ; on pourrait les faire paraUèlei aux diagonales.

L'enture de la pièce B dans la pièce C esl faite an moyen d*an faux teooi carré de bois de fil, qui entre de la moitié de sa longueur dans chaque omt taise creusée carrément dans les abouts des deux pièces. En €7, la pièoe inférieure est en projection horixontale yue par le bout désaiaeflBblée,€t ayant retenu le faux tenon dans la mortaise.

Fig. S , même assemblage à double tenon. Chaque pièoe projetée Tertiealement en J' et B'y ou en B* et C% porte deux tenons centigot diagoaalement et deux mortaises intermédiaires , de façon que les de«z tenons de chaque pièce entrent dans les deux mortaises de Pautre pièce.

En D et Dy sont deux projections de la pièce inférieure vue par le bout, Tune pour le cas où la division des tenons est faite par des plans Terlicaiix parallèles aux faces des pièces , Tautre dans laquelle cette division est faite diagonal ement. On peut faire un tenon cylindrique, fig. SI.

Fig. 3, entures à double enfourchemeni carré entre les pièces A^Bj C, Dans la première enture la pièce B porte quatre tenons qui entrent daas les quatre encastrements ouverts dans la pièce J. Dans Tenture de la pièce B sur la pièce Cy chaque pièce porte deux tenons et deux eocaitrementi, de façon que les deux tenons de Tune pénètrent dans les deux encastre* ments de Pautre.

Fig. 4, entures à double enfourchement $ur lee arêiei. Dans le joint entre les pièces Ej Dy celle-ci porte quatre tenons triangulaires qui sont reçus dans les quatre entailles faites sur les arêtes de la pièce E. Dans le joint entre la pièce D et la pièce G, chaque pièce porte deux tenons triangulaires placés sur les arêtes diagonalement opposées, et deux entailles triangulaires faites sur les deux autres arêtes, les deux tenons d*une des deux pièces sont reçus dans les entailles de l'autre. Dans ces deux assemblages les deux pièces portent Tune sur Tautre par uo about octogonal qu'on voit sur la projectios horizontale qui présente la pièce G par le bout, la pièce D étant enlevée.

Fig. 5 , enture par quartiers à mi-boiê but le$ quatre fttcae. Les pièees j4y B sont taillées toutes deux de la même manière ; la projection horizontale présente la pièce B par le bout après qu'on en a désassemblé la pièce ^.Les deux quartiers conservés diagonalement sur une pièce entrent dans les emplacements de ceux qu'on a supprimés sur l'autre. Les aboots des quatre quatiers peuvent être taillés en coupe pour les mainteair en joint comme ceux de la figure 9; mais ordinairement ces assemblages soal frottés en fer.

CUM'ITIIE VIII.

ïif. G, cDture à enfouTebâment. Les deux pièces E, D sonl taillées eiactcmeDl de la même manière , la prujcclion borizontate faîl voir la pièce D par le boul aprfs qu'on en a désasscmblé la pièce £. lies alwiita sont ea chevruns. Lt& abouts saillanU d'une pièce entrent dans ceux en creux de l'autre. Ualgré la sujétion de la coupe de cet a&acmlilige, il a aor le procèdent l'avantage que la solution de continuité des fibres n'a pas lieu subitemeut.

Fig, 7 *, Irait île Jupiter à quatre faces. Les dcui projections verlicries J' B'f A' B' Tunt voir le trait sur deux faces contiguSs d^ pièces A, B, il est le mène sur les deux autres (aces , mais en sens inverse. L'une des projections horizontales fait voir la pièce a par le bout sup<irieur. Sur la droite la projection verticale fi' et la projection horizontale B, qui lui répond en dessous , font roir la pièce B après qu'on en a dcsassomblè la pièce ^.

Fif;. 8, entore par quarlier» à mi-boi* avec leitotte réservé» en chevrons.

Fig. 9, entarc par fiiarticrf «vr /e« artte» , les quatre abouts sont en coupe. Cette eolurc, difficile i exécuter, n'est pas d'un bon service.

Le mode d'cnlure par quartiers, formés par deux joints qui se croisent k angle droit, s'exécute très-bien et ntilement sur des bois ronds, comme nous l'avons indiqué 6g. 13. On peut aussi faire cette entnrc par trois joinls qui se croisent au centre sous dos angles de 60 degrés, Gg. 1 i.

On ne doit point faire usage de la scie pour eiéculer les joints des assemblages des Gg. 3,6,7, S, 9, 13 et 14, parce que l'épaisseur du trait de scie laisserait du jeu dans les joints.

Fig. 10, enture à enfimrehemenl en fausse coupe «ttr les quatre fueet. Les fourchons sont triangulaires, chaque pièce en porte deux avec dcoi eutailles , les fourchons d'une pièce s'appliquent aux entailles de l'autre , et les deux pièces su joignent par un about carré v x jr z dont les angles répondeul au milieu de leurs faces. Les abouts des fourchons sont en coupe pour qu'ils ne s'écartent pas.

Fig. Il , enture à double enfourvhemenl. La pièce E porte quatre four- «:bous triangulaires sur les quatre aréles , ils sont tenus dnus quatre entailles égales faites sur les quatre arèles de la pièce Jl. Los deux pièces ont leurs abouts carrés; celui de la pièce E est entre les racines des quatre ~ rchoDS, celui de la pièce D est formé par les quatre cnlailies , il se voit V X X * SU' la projection boriiontalc D. Les abouts des fourchons sont coupe , comme dans la ligure prècédcnlc , pour qu'ils soient maintenus I M joint.

Fig. iSt*j enture en fauêm coupe eur les quaire fàcM* Les deux pièces sont taillées exaclemeot de la même manière , elles portent chacune den longs fourchons en pyramides qaadrangulaires ; les extrémités en pointes des fourchons de Tune des pièces entrent dans les enfoarcbements de Taiitre. Les abouts sont en coupe. Les joints sont tous quatre perpendicolairesan faces des pièces, ce qui rend celte enture aisée à tailler arec précision.

Toutes les entures sont susceptibles d*ètre fortifiées par des ferrures, comme Tenture des pièces AjBk queue d'hironde en tenaiiie, fig. 12, pi. S7. Nous donnerons d'autres détails de ces ferrures en traitant de l'emploi di fer dans les assemblages et les charpentes.

ù^ Enture des pièceê de boi$ mineee.

Fig. 10, pi. 39, enlure en fausie coupe avec def. Les abouts peuTent ttre retenus en joint par des vis à bois r, la clef ^occupe environ le tiers de l'épaisseur * des pièces qu'elle traverse. Elle remplit les mortaises saivaot l'épaisseur des bois, mais elle est chassée à coups de maillet pour serrer fortement dans le sens des fibres du bois.

Fig. 11 , enture en fatuese cougie avec faux tenon cheoUlé. Les aboats sont en coupe parallèlement aux côtés du faux tenon g.

Fig. 12, enture en fàueee coupe avec tenom réeervés. Le tenon j^y en saillie sur la première moitié de la fausse coupe d'une ente, pénètre dans la mortaise creusée dans la seconde moilié de la fausse coupe de l'autre ente. Celte enture peul être chevillée.

Fig. 13, enture à mi-bots en fausses coupes croisées. Cet assemblage peut être retenu par quelques clous ou par des vis à bois i», v; les aboats sont également tenus en joint par des clous ou des vis s. On pourrait les terminer en coupe.

On fait aussi cet assemblage en trois parties; deux de ces parties forment des joues, elles appartiennent à l'une des pièces, elles sont toutes deux taillées suivant la même fausse coupe. La troisième partie , qui appartient à l'autre pièce, remplit rintervallc entre les deux joues, qui est des trois septièmes de répaisseur du bois ; elle est coupée en sens inverse.

7** Entures usitées dans la charpenierie navale.

Les entures que nous avons décrites dans le paragraphe 5 convieonent lorsque les pièces carrées ou rondes doivent agir suivant leur loo-

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