CHAPITRE vnr. a«u
gueor cl même par torsion. Hais lorsque Ici pièces rnlècs ont ik résister à la lleiion, leurs joints ne doivent pas établir, subitement une solution de conlinuilé des Tibres. Il faut que la rësislanee résultant de la roideur du bois passe de l'une à l'aolrc des pièces presque insensiblement, et comme s'il n'y avait point d'interruption ; c'est dans cette vue que les charpentiers de marine croisent les pièces entées jusqu'à donner aux écart» (1) du joint en fausses coupes, les deux tiers de la longueur de chaque ente ; et pour empêcber le glissement de ces longs joints, ils les remplissent d'un bout à l'autre li'endeninres saillantes et creuses qui pcnèlrenl les unes dans les antres.
Ces sortes d'entures sont particulièrement employées pour la construction des vergues en plusieurs pièces. Les endenturei de leurs joints présentent une succession de queues d'hironde simples ou doubles, suivant le fit du bois, qui s'opposent, en se serrant, i toute espèce de dérangement que la flexion des pièces entées pourrait produire dans les joints.
La ligure ii, pi. S3. représente une vergue ronde composée de deui entes jt, B, projetée sur un plan parallèle à son axe, et perpendiculaire au joint en fausse coupe m « , suivant lequel les deux entes sont assemblées.
Les Gg. 23 et 26 sont les projections snr un même plan des deux pièces ^ et £ désassemblécs, et chacune tournée sur l'axe de la vergue pour mel- Irc en évidence directe son joint et ses endentures. On voit comment les enden'a saillants de l'une des entes peuvent pénétrer dans les ewfefit* creux de l'antre.
Les saillies et renfoncements des cndents sont distingués dans ces deux figures et dans les Qg. 90 et 31, par des teintes difTérenlcs formées de hachures.
La Gg. 27 est une coupe perpendiculaire à l'axe do la vergue sur le milieu de sa longuenr suivant la ligne M K des fi». 34. i^, S6. A cette place le joint en fausse coupe est uni, vu que c'est le point où les endcnts saillants et creux alternent d'un cOlé h l'nulre de Tenture.
La Gg. iS est une coupe qui répond à la ligne P Qdcs mêmes Qgores.
La Ûg. 29 est une vergue ronde assemblée de quatre pièces, savoir: deux entes £>, E, et deux jumelles de recouvrement F, G ; elle est projetée sur un plan parullèle â son axe et perpendiculaire aux deux joints de recouvrement a e, io, des jumelles avec les entes.
2g6 TRAITE DE I/ÂRT DE LA CHARPENTERIB.
La flg. 50 etl ane seconde projection ât la même vorgoeégrieiMit pirailèle à son axe, mais perpendkolaire k celle de la figure préeédenle^ et après renlèyement d*ane des jumelles F, poor mettre en érideoDe les mdentures en saillies des entes D, Ey jointes ensemble soÎTasrt la tew coupe « v; ces endentures doivent entrer dans les éndeD tores égales, creesées dans la jumelle F qui est supposée enlevée. H en est de méoae des esdentures du joint entre les pièces D, E, et la deuxième jumelé G.
La 6g. SI est une projection de l'ente E dans le même sens et sur k même plan que la projection fig. 99. Cette ente E^ fig. SI, est blée. Elle montre les cndents carrés creusés dans son joint en fausse u 9f pour recevoir les endents en saillie de l'ente D qnî est enlevée. Les fig, 5S et 35 sont des coupes suivant lés lignes M If, RS.
8* Jêêemhlageê de pièce$ de hoi$ eroUén.
FIg. 15, pi. dO, assemblage croisé à l«»ri 4§e boit. La pièces et la pièce 2? sont entaillées chacune an tiers de son épaisseur, et snr nue longueir égale k la largeur de l'antre pièce ; lorscpie les pièces sont assemblées, le Joint occupe sur chacune les deux tiers de son épaissear.
Fig. 16» même assemblage à mi-haUj chaque pièce eat entmUée de la moitié de son épaisseur, de sorte que lorsqu'elles sont assemblées, leon surfaces de parement s'affleurent des deux côtés. On maintient les asseaih blages en joint au moyen d'un boulon.
Fig. 17, assemblage en croix à double entaille, La première entaille de chaque pièce est faite sur le premier tiers de son épaisseur et carrémest, comme 'celles de la fig. 1 5 ; la seconde est faite sur le second tiers de l'épaisseur, mais seulement suivant deux des quatre triangles résultant des diagonales tracées sur le fond de la première entaille, ce qui forme deax espèces d'emlirévemenls en onglets qui laissent les deux autres triangles m saillie suivant le fil du bois. Les deux pièces se trouvent ainsi entaillées de la même manière ; en les croisant pour les assembler, les triangles saillants de l'entaille intérieure d'une pièce entrent dans les embrévemeots creusés dans le fond de l'entaille de l'autre pièce. On peut maintenir cet assemblage enjoint au moyen d'un boulon comme les deux précédents, ce bouloo o*est pas marqué sur la figuré.
On peut croiser deux pièces au tiers ou à. moitié-bois en n'employant que la seconde entaille en onglet. La fig. 18 représente une pièce, celle Bj désassembléc, entaillée ainsi et vue par la face, dans laquelle on a eotaillé
CflAPITRE Vni. 887
les cmbrÉv«raents s s qai rtservent sur la mCmc face les deux onglclt saillanls/-/. Iloux pièces étant (aillées de celle sorle cl cxaclemcnl pareilles, en les croisnnt. Us ongicis lie l'une enlrenl dans les cmbréfcments de l'autre ; les pièces ne le pénèlrenl que de la profondeur des enlaillcs. On ne doit point se servir de la scie pour Taire les entailles en onglet, parce que répatjseur do Irait de scie empêcherait les onglets de se joindre «act«- ■nenl, et t'asscmblage aurait du jeu.
On peul Mrier le joint de la fig. 15 de diverges manières, nous n'en indiquerons qu'une dnns laquelle les entailles et ongleU se troureni remplaci^S pir une raiuure et une languette. B; ftg. 19, est dans cette hypothèse une coupe de la pièce B. Suirant la ligne mode la lig, 17, elle fail voirie proGI de la languette f , à CI de bois. La fig. 30 est une coupe de la pièce j1 suivinl la même ligne m niellerait voir le prolil de la rainure v creusée perpendiculairement au lil du bois et qui reçoit la languette x de la lig. 19. Cet assemblage ne vaut pas celui de la lîg. 17, parce qu'il afTaiblit davantage I et pièces, à moins qu'on donne Irès-pcu d'épaisseur à la languette, pour que la grande ciilaille soit moins profonde.
Fig. SI, assemblage à mi-bois en croix à clef. La pièce ^ est assemblée dans la pièce B à mi-bois ; elle porte sur une de ses faces latérales une entaille cen coupe, qui reçoit la joue aussi en couper de l'etitaillede la pièce B. Une clef a, taillée aussi en coupe, séria serrer le joint, et le) pièces A £ ne peuvent plus se séparer. Cet assemblage ne nécessite pas de boulon.
Oans l'assemblage de la pièce £ avec la pièce S, le joint en paumelle est remplacé par deux entailles qui formcnl un tenon r el un encastrement a, le joint est serré par une clef en coin ( ; dans ces divers assemblages, les deux pièces assemblées peuvent avoir des équarrissages diiïérenls ; leur croisemrait peut aussi avoir lieu sous un angle quelconque , c'est le cas le plus fréquent représenté par la figure suivante.
La fig. 1 de la pi. 9^ présente une projection horizontale sur les faces de parement d'une croû' de Sainl-Jtulré formée par l'assemblage à mi-bois de deux pièces J, B, qui se croisent sous un angle quelconque. A' B< est la projection verticale do cet assemblage; a^ et B' sont les inèmci pièces désassemblées projetées sur leurs faces normales.
La fig. i est li projection boriiontale du Irait de l'assemblage & mi -bois erm'x A Sm/U-Antlrt atec embrécenen/i en p el q. La fig. 3 est la projection verticale de la pièce li vue sur sa face normale, répondant à son arèlemn.
Les embrévemenls dans les assemblages .en rroii de Saint-Audro sont
utiles lorsque les angles de croisement diffèrent beaaoonp de ranfjte droit, poor empêcher qa*il ne se lève des éclats aux bords aigus des entailles.
Les pièces qui forment les crois de SaitU-Amdréj 6g. 1 et S, sent traTersées par nn boulon pour les tenir en joint. Ce boulon est ponctué dans la projection verticale, fig. 1. Dans les projections A\ B^, on a projeté les troai qu*il traverse.
Fig. 4, croix de Saint-Jndré formée par des pièces débiUardètm (1) ce projection sur le plan des faces de parement que nous supposons horiioalaies ; les pièces assemblées sont marquées A^ B, elles sont en projectioas verticales et assemblées en ^' B^ ; on les voit désassemblées, encore en prt* jection horizontale, au-dessous de la figure à gauche et â droite ea AtiB^ et elles sont un peu plus bas en projection sur leurs faces d*épaîsseur en JCj S\ Pour que Ton saisisse plus aisément la relation de chacune de ces dernières projections avec sa correspondante J ou B^ les mêmes arêtes dias les unes et les autres projections sont marquées des mêmes chiffres. Ainsi Toa voit qu'on a fait tourner les pièces A ei B autour de leurs arêtes n* 1, poar amener dans chacune la face comprise entre les arêtes n<* 1 et n* S, parallèle au plan de projection.
En B^ est une section de la pièce B par un plan perpendiculaire aox arêtes, suivant les lignes x Xj ^ y'*
Cette croix de Saint-André est boulonnée, comme la précédente, au milieu de son joint, et perpendiculairement à ses faces de parement. Le boo- Ion est représenté ponctué dans la projection verticale A^ B^; sur les projections A, Bf des pièces désassemblées , et sur les projections A*, B*, oo n*a représenté que les orifices visibles des trous qu'il traverse.
Les assemblages à entaillas des bois qui se croisent sont fréquemment consolidés par des coupes en queue d'hironde ou des rainures , lorsque la pièce qui croise ne se prolonge au delà de la pièce croisée que de la longueur nécessaire pour que la joue de Tentaille ait assez de solidité. La fig. 7 de la pi. 33 présente des exemples de cette combinaison. La pièce ^ est assemblée à mi-bois avec la pièce B; les joues de Tentaille faites dans celle-d sont coupées suivant les lignes x z qui tracent en même temps des embrévemcnls sur la pièce A, qui se trouve ainsi coupée en queue d^hiroode. Quelquefois on ne fait Tembréveraent que d'un seul côté, comme en / p dans Tassemblage de la pièce E avec la même pièce B ; dans ce cas, on peot
(i) On cnlcnd par une pièce débillardée celle dont les faces ne Mot poial d*é<|iieit«.
CIIAPITHE VIII. 280
l'aire un embrévrmeiit semblable ( d dans la pièce li qui [lasse en dessous lie la piiïce E. Il en résulte que les deux pièces sonL également nssemblt^s i eiilaillcs et à queues l'aiie à l'égard de l'autre. La fig. ^9. pi. 90, représente pour le même cas l'assemblage d'une pièce O dans l'etitaillc à rainure d'uni: pi^c B.
Les charpentiers anglais substituent ordinairement aux queues d'bironde combinées avec les assemblages à mi-bois, une encochum y s, lig. 7, pi. 3S, cnlaillcc dans la pièce O, cl qui reçoit une saillie réjerréc sur la joue de l'entaille de la pièce B. Celte encochure ne vaut pas la queue d'hironde, vu que sa résistance n'est représentée que par la coliésion des Qbres de la pièce B compris de /en i; tandis que dans l'assemblage àqucue d'Iiironde des pièfcs A ou E, la résistance résulte de la cohésion des Qbres de toute l'épaisseur de la pièce B de a en ^ ou de f en c.
Les charpentiers anglais appliquent aussi leur embrévement circulaire aux entailles à mi-buis , comme on le voit en r «, pour l'assemblage en croix de la pièce / avec la pièce B.
Les assemblages croisés par entailles et à queue d'hironde ou à rainure, sont ordinairement boulonnés comme les autres assemblages croisés.
0" Aiêemblagei ruêiei et suiiaes.
Les charpentiers des coiilrécs du Nord et de la Suisse assemblent des corps d'arbres pour former les encoignures dos murailles , en les croisant aa moyen d'entailles à mi-bois qui sont mises enjoint d'une manière toute contraire de celle que nous avons précédemment décrite. Ce mode d'assemblage réunit plusieurs avantages pour les circonstances qui en déterminent l'emploi,
La lig. 1, pi. 33, contient une projection horizontale et deux projections verticales de trois parties de murailles en bois A, B, C; drux d'entre ellrs ranconUcul la troisième à angle droit.
Chique muraille est formée de corps d'arbres posés horixnntaicment les ans au-dessus des autres, de façon que tous leurs axes sont dans un plan vertical. Au point de rencontre de deux de ces murailles , les arbres do l'une croisent ceux de l'autre et les dépassent d'une longueur au moins égale à leur diamètre. Ils sont enlailli^s afin qu'ils puissent dans chaque muraille se joindre sur toute leur longueur.
L'entaille de chaque corps d'arbre est creusée en demi-cercle suivant la
rondeur du cor]» d'arbre qui doit la remplir cl qu'ctfe doîl enveloppiT sur
TiiiiiTe l'E i* cinm-ïinEiiiï. t. I. 19
f90 TRAITÉ DE VAKÏ DE LA CHARPENTEEIE.
la moitié de sdn contour , de telle sorte que chaque corps d*arlire tat refa dans l'entaille de celui qui est an-dcMous , et qu'il reçoit dana la iiaiaf celui qui est au-dessus.
Ce mode d'assemblage ne permet pas que les arbrea soieni établis pv cours à mêmes hauteurs dans les murailles qui se joignent ; il n'y aaacaa inconvénient sous le rapport de Taspect de la construction , et œtle dispo-' sition procure Tavantagc qu*il ne peut y avoir de gliaaement boriiOBtal d'un lit à Taulre dans aucun sens.
Si la rencontre des murailles était oblique , cela ne changerait rien aa mode d'assemblage ; les entailles, jsu lieu d'être faites perpendîcolaireiiMit à la longueur des corps d'arbres , seraient obliques et n'en aenûent pas moins creusées circulairement de façon à présenter des auHaces oDocavcs cylindriques.
Lorsque les parements des murailles ne sont point verticam , le moyea d'assemblage n'est pas changé , les entailles sont seulement recalées et creusées de manière que les arbres se touchent tougours, et qa'ila aont es retraite les uns sur les autres.
 l'extrémité d'un mur, les arbres qui ne doivent pas être croiaéa par d'autres, sont taillés en tenons qui sont reçus dans la rainore d*an poteau D. Lorsque le mur doit être prolongé au-delà du poteau , on creuse une seconde rainure comme celle du poteau E pour recevoir les tenons des arbres qui forment le prolongement de la muraille. On ose de ce mojca lorsque les arbres n'ont pas asseï de longueur pour former d*one aesie pièce celle de la muraille.
Dans le dessous de chaque corps d'arbre, on creuse une cannelure longitudinale dont l'objet est de donner une assiette plus large et on callatage de mousses plus épais ; on la fait cn-dcssous pour qu'elle ne retiens ptf l'eau de la pluie.
La 6g. S2 présente deux projections d'un des corps d'arbre de la naraiUe C, parallèlement à sa longueur. I^ Gg. 5 est une coupe par le mîliea et Tentai lie suivant la ligne m n de la 6g. S. La 6g. 4 est une antre eoape du corps d'arbre suivant la ligue p q.
On pourrait entailler les corps d'arbres comme celui représenté fig. 9; h jonction s'opérerait de la même manière aux points où les arbres se croiseraient, mais le travail ne serait point aussi simple que celui représenté fi|.i
On peut poser aussi les arbres les uns au-dessus des autres en sensiavcfsr de celui que la Ggure représente, de façon que les entailles soient en dessous. Celte disposition serait utile pour que les entailles ne
CHiPITnB VIII. jOl
pas l'eau ilo la pluie qui iKiurraît s'y iiisinuDr. Elle ne chiiti'guriiil rien au système d'assemblage, qui joint uoc extrême simplicilê à la plus granile solidité ; mais il en résullcrait quelque Iravail de plus , tu que lorsque les cntaillessont cil dessus, elles se Tont sur les arbres à mesure qu'ils sont mis à leurs ))lace5.
La Tig. 6 présente une projection horiiontale et deux prujeclioiis verticales de trois parties de murailles en pièces de bois êquarrics, ^, B, C, dunl les assemblages des encoignures sont faits d'après le même système. Les entailles sont carrées et occupent la moitié de l'épaisseur du bois, chaque pièce reçoit dans son entaille la partie non entaillée de la pièce qui la croise. La (ig. 7 donne douit projections de l'une des pièces du mur C.
La fig. 8 est nnn coupe sur l'cnlaille de cette pièce suivant ta ligne m n de la (Ig. 7 ; et la Sg. 9 une coupe de la mémo pièce suivant la ligne p q.
La lig. 10 montre les deux entailles qui pourraient être Taitcs dans chaque pièce pour produire le même résultat, chaque pièce se trouvant assemblée avec celles qui la croiseraient au quart de son épaisseur. Hais, ainsi que nous l'avons remarqué à l'occasioti de la Gg. K, il en résulterait une augmentation de travail sans accroissement de solidité.
La fig. 11 contient une projection horixontale et deux projections verticales do l'encoignure formée par deux parties de murs B, C, en bois ronds dont les assemblages sont taillés à six pans. Celte disposition est adoptée lorsqu'on veut donner un large contact aux arbres , et que les assemblages soient serrés aiec plus de force par l'efTet des joues inclinées des entailles qui sont creusées chacune suivant un demi-heiagone.
I^a fig. 13 présente une projection horizontale et une projection verticale de l'une des pièces de la muraille C. 1^ Ijg. 13 est une coupe suivant la ligne &/ de la partie du corps d'arbre taillée en prisme hexagonal. LaGg. 11 est une autre coupe sur le milieu de l'entaille en demi-hexagone suivant la ligne m n , et la fig. 19 est une coupe du corps d'arbre suivant la ligne P q, pour montrer sa forme après qu'on a taillé les deux faces planes parallèles qui font partie de celles du prisme hexagonal , et suivant lesquelles les arbres sont posés les uns sur les autres,
La Gg. 16 présente deux projections verticales développées sur le ménie plan l'une à cûté de l'autre, d'un angle ou encoignure d*unc muraille on bois, dont les pièces ne dépassent point les parements extérieurs. Chaque pièce présente une queue d'hirondc suivant le fil du huis en dessus, et dans le sens perpendiculaire en dessous , de telle sorte que les pièces ne peuvent point Hier les unes des autres lorsqu'elle» sont pri'ssccs par le poids de la bSlis.se
S92 TRAITÉ DE l/ART DE LA CHARPENTERIE.
lO» Auemblageê longitudinaux des groueê pièces.
Figure 1, pi. SI, assemblage de deux pièces J. B appliquées Tone contre Tautro suivant leur longueur. Cet assemblage peut avoir liea par simple juxtaposition ou à plat-jôint, ou bien le joint est façonné de diverses manières ; dans Tun et Tautre cas, on est ordinairement dans la nécessité d*attacher les pièces Tune à Tautre par quelques-uns des moyens aaziliaires qui font Tobjet des flgures S, 3, 4.
Sur la gauche de la première projection des pièces Ay B, figore 1, on a représenté diverses coupes suivant la ligne xXf pour montrer les dispositions à rainures et languettes qui sont quelquefois employées. La coupe J*^ B^ fait voir celle d*une fausse languette, qui entre de la moitié de sa hauteur dans la rainure creusée longitudinalemenl dans chaque pièce. Poor que cette languette ait toute la solidité désirable, il faut qu*elle soit à bob debout, c*està-dire que le fll du bois de la languette soit perpendiculaire ao fil du bois des pièces ^' et ^% afin que la languette ne puisse se fendre suivant la longueur du joint v %. Cette languette est alors formée de plasieurs pièces réunies les unes près des autres.
Dans la coupe A^ £% les pièces A ti B portent chacune longitudinalement une rainure et une languette. Dans celle J^ B\ Tune des pièces B porte la languette, la rainure est creusée dans la pièce J, Enfin , dans les coupes A^ B^, la languette et la rainure ont la forme d*une queue d^hironde. Les pièces ne peuvent plus élre assemblées en les rapprochant parallèlement Tune de Taulre, on les fait glisser longitudioalement Tune sur Tautre en faisant entrer la languette ou queue dans la rainure.
La figure 2 représente, en projection horizontale et en projection verticale, trois moyens d'assemblage des deux pièces A et B réunies longitudinalemenl. Sur les côlcs de la projection verticale sont deux autres projections verticales perpendiculaires , sur lesquelles les pièces A ei B soot projetées en A^ ^% par leurs bouts; a est une cheville ou goujon eo bois qui pénètre dans les deux pièces de bois A, B, jusqu^à la moitié de Tépaisscur de chacune; on multiplie les goujons eu l)ois autant qu'il le laut sur la longueur des pièces pour opérer une réunion suffisamment solide suivant l'objet qu'on se propose ; les goujons doivent être utils en bois très-sec ; ils sont chassés à force dans les trous faits avec une tarière dans les deux pièces, avec l'attention que ceux de l'une correspoodesl exactement vis-à-vis ceux de l'autre ; les goujons sont plantés d^un boat à