‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 8 sur 159 · CHAPITRE I. liO · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. liO

cas , ta direction du iranchaiit doit croiser les libres $»us de Irès-graiids angles qui peuvenl infinc être droits; la lame du l'outil peut Taire aussi un grand angle avec la surface qu'un veut entailler, mats cet angle ii6 doit jamais ilre droit , car alors les fibres seraient reronlôes on rompues , et ac seraient pas coupées. Pour pluner, les liachcs et ciseaux doivent raser les surfaces de leur plat et nes*écarlerdupar3lli'lisine.a*ec les plans qu'on veut former, que juste de ce qu'il faut pour faire mordre lu tranchant el enlever les aspérités du bois, La ligne du tranchant ne doit se présenter ni pcrpundiculairemeni , ni parallèlement à la direction des Gbres du bois ; elle doit la croiser sons un petit angle , autrement ou risquerait d'enlever des cclisscs ou de déchirer le bois au lieu de le couper. Il est même indispensable, pour que l'incision sait nette , d'imprimer au tranchant un petit mouvement de glissement dans sa propre direction , pour le faire couper, comme nous l'avons d(!jà fait remarquer au sujet des rabots, par la raison que lo tranchant d'un outil est composé d'uue inriuitc de petites dents qui agissent comme celles d'une scie.

Le bois se coupe perpendiculaire meut à son fil, avec le bédane emmanché en bois, ou avec celui de la besaiguë; c'est ce qu'on appelle coupé à Mt debout; mais l'outil doit cire parfaitement alfilé , et pour faire une coupe nette et lisse, il ne faut prendre que très-peu de bois à la fois ; autrement an lieu de le couper on l'arrache , et l'on ne peut obtenir de surfaces unies.

Le ciseau emmanché et celui de la besaiguS peuvent également couper le bois perpendiculairement i son fil, mais on ne les emploie, dans ce c3s, que pour donner le dernier poli aux surfaces qui présentent le bois debout, et l'un doit enlever encore moins de bois k la fois qu'avec les liédjlncs.

Les outils tranchants servent aussi à fendre le bois , suivant la direction deses Qbres, mais alors ils ne fonctionneul plus que comme des coins; el une fois que le tranchant a un peu pénétré la pièce à fendre , il n'agit plus, les surfaces des lames seules font effort pour opérer la fente du bois.

^^^^^ 3° OutiU à percer.

^^^Tl". 1", (Ig. 30. Tarière. Lu mèche a b e: I gouge qui coupe par le Iwut , au m<

nie, par une cchancnirc lloni '■

chaut m n o, son biseau est

t; elle est creusée ei

« formée en spi

1QC le Iran -

te est eu

fer, elle est carrée , ses arêtes sont aUattaes chacune par an petit pan ; elle est terminée par un tenon à vives arêtes qui traverse une mortaise percée dans le miliea de la longueur du manche en bois dur d €, doot la projection horixontale , placée dans le haut de la planche , le présente vu pardessus.

Pour faire un trou de tarière , on fait tourner la mèche sur son aie , par demi-tour, en appliquant une main à chaque extrémité du manche , qui sert de double levier pour vaincre la résistance du bois , et donne le moyeu de maintenir la mèche dans la direction du trou qu'on veut percer* Pour que le taillant puisse mordre dans le .bois* on est obligé d*amoroer le trou, c'est-à-dire de le commencer avec la gouge , Hg. 35, exactement dans U place où il doit être fait. Le plus ordinairement, les trous de tarière se percent verticalement, et Ton place la pièce à percer sur des chantiers, dans la position qui convient, pour que l'ouvrier, étant courbé pour atteindre le manche de la tarière , puisse le faire agir, et juger de la direction de la mèche pour la maintenir en tournant dans la position verticale.

On doit avoir des tarières de plusieurs grosseurs , suivant les diamètres des trous qu'on peut avoir à percer. Les grosses tarières sont employées pour commencer à vider les mortaises ; les plus petites servent à faire les trous pour les chevilles : elles se nomment lacet$ ou laceretê. On a aussi des tarières bouionnières de différentes grosseurs , répondant aux diamètres des boulons qu'on est dans le cas d'employer. Un même manche peut servir pour plusieurs tarières , qui diffèrent peu en grosseur.

Quand on a fait faire plusieurs tours à la mèche de la tarière, on la retire de son trou pour rejeter les copeaux qui se logent dans son canal, parce qu'ils s'y amasseraient en trop grande quantité , quelques-uns pourraient se glisser entre la mèche et le bois, et occasionner un frottement qui gênerait pour mouvoir l'outil ou pour le sortir, et qui pourrait le dévier de sa direc tion , ce qui aurait de très-graves inconvénients.

Fig. 51. Mèche à trépan. Elle se place sur un manche pareil à celui de la tarière, fig. 50; elle a deux tranchants latéraux. Celte mèche sert 1i forer de très-grands trous. On n'a pas besoin d'amorcer sa place : la vis qui forme le bout du trépan suffit pour la faire mordre et pour la guider dans le bois ; mais il faut opérer une assez forlc pression pour faire couper les ailes. Audessous de la figure principale , qui est une projection verticale « est une coupe par un plan horizontal , à la hauteur de la ligue x y, qui fait voir la forme de la lame du trépan.

Page 1