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CHAPITRE I

Fig. 5â. Tarière anijlaige. I.a mèche a b esl une spirale ilnuMc , formOc (liir IV'paisseur d'uni.' laiiiv d'acier tordue; i l'extrcmité a, chaque spirale est terminée par dcui laitlaiils ea ligne droite et angle droit, l'un répondani à la lurrHCC rampante el la lerminanl, l'aulre se trouvant dnna la sarface cylinilrique de la vis , ayant une hauteur égnic i IVpaisscur un filel de la spirale. Une ïÎs conique c dispense d'amorcer le Irou qu'on vent faire. Ij queue 6 rf esl pareille â celle de la tarière lig. SO, cette mèche s'adapte à an manche de même Tornie , el se mancEuvrc de la même manière : nu-dcssou5 ■te sa projection verticale, se Iroavc une projection horizontale qui prcsenle le boui . el qui fait voir les deut trnnchaitts horîzontaui perpendiculaires i l'iie. Ij larîcre anglaise a rfiT;int.ige de percer des trous parrailemcnl cytindriques ; l'on n'a pas besoin de la tirer du trou pour la débarrasser des copeaux; ils se dégagent en montant dans tes deux canaux que forme la spirale, par l'effet de la rotntion el «le la Tormalion de nouveaux eopeimi qut poussent ceux qui les précédent.

On doit être («urvn de mèchrs de cette Torme de plusieurs grosseurs . pour satisfaife aux besoins qu'on peut avoir de trous de différents diamètres.

Fig. S3. f'ilebreguin. C'est une manivelle coudée , qui sert â faire tourner do» mèches pour faire des trous. Sa partie a 6 e est d'un seul morceau de bois dur. elle esl traversée en a par une cheville à tèlc f. qui sert il'axe de rotation; le bout de cette cheville esl collé, ou retenu par une goupille dans un boulon (/ c lurmé sur le tour, de façon que cette espère de poignée »e peut se séparer de la manivelle. 1^ parlic c esl [lereée d'un ITOU carré qui reçoit la queue, également carriJe, du fût g qui porte lu moche h,

Ij manivelle de CCI rtulil est quelquefois en fer; ses dimensions sont alors Iteaucoup moins fortes, et les mèches se placent, sans fût do buis, ddos le carré de rcxirémitc c.

Ftg. 34. Mèche tte viiehrequiit montée sur son fQt en bois dur. Celte mèche A est cxaclement faite comme celle de la tarière de talig. 30; y est le rat dans lequel le mèche est fixée entrant à force dans une moriHtse creusé» i 1)1 de bois ; elle y esl serrée, lu besoin, par des coins en bois et de la colle forte, c est la queue du fût qui entre dans te carré du vilebrequin.

I''ig, 31i. Autre WcAe de rilebrequin. Son extrémité perçante a csi (or* mec en cuiller, l'autre bout est lerniiné par une soie plate ou carrée, par laquelle on la monte dans unfUdc bwa, comme ceux des fig. 33 et 51, qui sert il la fixer au vilebr * • «St en bois.

6â TRAITÉ DE L'ART DE LA CHARPENTERIE.

Au-dessoos de la projection de face de cette mèche, se tromre ooe coupe horizontale , suivant la ligne v s.

Fig. 36. Mèche dite anglaite. Son eitrémité est terminée par une pointe carrée a qui sert de guide ; un c6té h de la mèche , est one sorte de coatean vertical qui coupe le bois circulairement , lorsqu^on agît en toornani la manivelle du vilebrequin ; l'autre côté d est plié en avant et forme une espèce de rabot horizontal qui enlève, aussi en tournant, des copeaux circulaires presque continus , après que le bois a été coupé par le couteau a, qui doit être un peu plus long que le rabot d. Il faut aussi que la longoeor du tranchant du rabot n*excède pas le rayon du cercle décrit par le tranchant du couteau vertical ; c'est de l'exactitude avec laquelle la mèche anglaise remplit ces conditions , que dépend la netteté du trou que Ton perce avec elle.

On monte celte mèche également dans un fût en bois par sa soie g, comme celle de la fig. 54. Au-dessous de la projection principale se troure une projection horizontale qui présente la mèche vue par le bout , avec sa pointe et ses deux tranchants.

L'on fait aussi des mèches de vilebrequin de la forme de la tarière anglaise , fig. 3â.

La manivelle du vilebrequin, son bouton , la cheville, la mortaise carrée, le tenon du fût de la mèche , et la mèche elle-même, doivent être taillés et emmanchés avec une telle précision que , lorsque l'outil fonctionne , toutes ces parties tournent sur le même axe d e, fig. 35 ; condition indispensable pour que les trous soient droits , ronds et de môme diamètre, au commencement comme au fond.

On se sert du vilebrequin en appliquant le bout de la mèche sur TempUcement du trou qu'on veut percer. Pour les mèches fig. 34 et 35 , surtout quand elles sont un peu grosses, il faut amorcer le trou avec une gouge. La mèche anglaise , fig. 56, n*a pas besoin qu*on amorce le trou qu'elle doit faire : sa pointe se place avec précision sur le centre du trou qu'on veut percer, elle pénètre dans le bois sans qu'il soit nécessaire de loi préparer sa route. On tient le bouton du vilebrequin de la main gauche , quelquefob on l'appuie contre la poitrine, on tourne la manivelle en appliquant la main droite à la poignée by sans la serrer, et l'on imprime ainsi aux mèches le mouvement de rotation sur leurs aies, qui les fait pénétrer dans le bois.

Fig. 37. l^riUe, Outil qui sert à percer les plus petits trous destinés à recevoir des clous ou des pointes.

(«1 oDlit , doiil l'usage est Torl rare dans les grands travaux de charpcii- Icric, esl. au conlraire, très-rrt^quemmenl rinployé dans Ic< légers ou-

II est représenté par deux projections verticales.

La mèclw a de la vrille csl en acier et en Tornie de gouge ; elle est terminée par une pointe en vis co&iquc, qui sert de guide et fait mordre l'outil.

Le manche A a la forme d'une olive , il est en buis ; la soie carrée de la mèche le traverse, et y est rivée.

Or tourne le maoclic d'une seule main ; dés que la vis est engagée dans le bois, elle y lient suDisammenl pour qne l'on puisse lâcher le manche et le reprendre à chaque demi-tour qu'on lui a fait faire. On n'a besoin d'appuyer qu'en commençant le trou , pour donner à la vrille une bonne direction ; une fois que la vis a pénétré dans le bois , elle fait avancer la partie de la mèche qui fonctionne comme une tarière. Il y a des vrilles de tontes les grosseurs.

Fig. 58. f'rille en tire-bouchon. Cette vrille est projetée et fonctionne comme la précédente. On fait aussi des vrilles en spirales, comme les mèrhcs de tarière , (ig. 52, qui font des trous très-réguliers.

6" OMiU à tcier.

En général les scies, qui servent au travail du bois, sont composées d'une lame d'acier, mince, droite , de largeur égale d'un bout & l'autre et d'une épaisseur parrailemcnt uniforme. Cette lame est ordinairement montée dans un fUi de bais qui a une forme appropriée h l'usage qu'on doit faire de l'outil.

Une lame de scie à bais est taillée d'un côté pour former un grand nombre de dents aiguës et égales qni lui donnent la propriété de couper le bois, l'uur faire agir une scie, on lui imprime un mouvement de va-et-vient. lUns le sens de sa longueur, en lui conservant la direction qu'on lui a primitivement donnée. Chaque dent agit comme un bédane fort étroit, mais en raclant le bois; elle suit et approfondit le sillon que celle qui la précède a ouvert. Ainsi, la continuité de l'action des dents enlève le bois à la même place de plus en plus profondément, et la scie pénètre Jusqu'au point que le travail exige; elle peut même traverser enliA< l'épaisseur du bois , et partager en deux parties la i> Ciil agir.

I^a section oo indsîoo qne Uk une scie dans une pièce de bois, se nomme un trait de êcie.

Quoique la lame d*une scie soit d*une épaisseur parfaitement uniforme , le mouvement de va-et-vient deviendrait extrêmement diflidledèf qii*elle aurait pénétré dans le bois, à cause du frottement augmenté par la dHatatioD que détermine la chaleur qu*ii développe, si Ton ne donnait aux dents la faculté d*ouvrir un trait d*une largeur un peu plus grande que répaissemrde la lame. Pour cela , on les incline alternativement, Tune è droite et Paiitre à gauche , en les pliant un peu ; c'est ce qu*on appelle donner de la wriê k vne sde.

La quantité dont on dévie les dents doit toujours être moindre qoe lepaisseur de la lame; on conçoit que si cette déviation était plus grande, la série des dents inclinées à droite et la série des dents inclinées è gauche ouvriraient chacune un sillon sur la surface du bois; ces deux sillons laisseraient entre eux un filet de bois qui deviendrait , en atteignant le fond des intervalles que sépairent les dents , un obstacle au travail de la scie.

La quantité dont on dévie les dents d'une scie pour leur donner de la voie , dépend donc de Tépaisseur de la lame et de la dimension des dents , qui est subordonnée à la dureté du bois auquel Faction de la scie doit être appliquée.

Les copeaux enleyés par les dents d'une scie se brisent en une poussière plus ou moins grossière, suivant Tespèce de bois scié. On nomme cette poussière sciure de bai$. Pendant faction de la scie , les copeaux |e logent dans les intervalles des dents; ils sont entraînés et rejetés hors do trait de scie dès que les dents qui les ont enlevés ont dépassé la largeur de la pièce de bois. La grandeur des dents doit donc être proportionnée h la capacité des inlcrvalles qui doivent contenir la sciure et la porter hors du trait.

Lorsque le bois est dur, les dents ne peuvent enlever que peu de bois , leurs espaces n'ont pas l)esoin de présenter une grande capacité. Oo peut alors les multiplier en les rapprochant , et en les faisant plus petites; elles acquièrent plus de force , et elles produisent en somme un travail plus cousidérable que si on leur laissait un grand écartement ; et comme, vu la dureté du bois , elles agissent avec plus de lenteur et plus de précisiou , leur voie pe^l être moins considérable.

Si les dents des scies destinées à des bois tendres étaient trop petilaSi leurs intervalles seraient bientôt engorgés et la scie ne pourrait pital marcher. -^ •

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