‹ Traité de l'art de la charpenterieChapitre 97 sur 159 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Paris; il ne donnerait pas le m€me rcsullat pour i pour un autre lieu. Ainsi , dans les villes oii la ma parce qu'on y manque de pierre et de chaux, et o les pans de bois pourront coûter beaucoup moins que les murs, qui ne seront employés qne jiour fondations, pour porter les cheminées et leurs souches, pour interrompre la communication Ju feu d'une maison à celles qui lui sont cunliguSs, cl, dans les édiDces cansîdérabics, pour limiter retendue du dégil qu'un incendie pourrait faire.

Lorsqu'un bâtiment en cbarpenle doit , en outre de son objet principal, présenter l'aspect d'une construction en pierre avec ses dispositions arcbitectoniques, les pans de bois, simples ou doubles, arec leurs gucllcs et décharges, suivent les contours de l'^dîGce, figurent les mouvements de ses façades et ses épaisses murailles. Sous les parois formées au moyen de retôlemenls en bais , ou de ravaleraenls en mortier, en plâtre ou en stuc, des poteaux corniers marquent les arêtes des avant-corps et des pilastres saillants ; d'autres servent de noyau pour les fûts arrondis des colonnes ; enfin, des liernes et des lambourdes préparent les saillies des socles et des plinthes, et soutiennent les entablements et les corniches.

Nous donnerons quelques exemples de l'emploi des pans de hois, lorsque nous aurons décrit les autres parties des bâtisses en charpente.

S° Grosseurs des pièces employées dans les pans lie bois.

On détermine les équarrissages des pièces qui doivent entrer dins la composition d'un pan de bois, p^r la connaissance que de nombreuses expériences ont donnée de la résistance des diverses espËces de bois dans le sens de la longueur de leurs Gbres, et par le calcul de la charge que ce pan de bois doit supporter, suivant l'étage où il se trouve.

Nous exposerons la méthode qu*oa suit pour les détails de ce catcut, lorsque nous traiterons de la force des bois. Nous nous bornons ici, malgré ce que cela laisse à désirer, à indiquer les grosseurs que les praticiens donnent le plus communément aux piiiccs qu'ils emploient dans des pans de bois de 10 â 13 pieds de hauteur . sous planchers , et au rez-de-chauisée, pour des bllisses de trois étages. Nous remarquerons seulemeol , 1' que l'équarrissage des étages supérieurs est diminue sur l'épaisseur des pans de bois, par le fruit dont nous avons parlé page 332 ; i" que la force d'un pan de bois peut être augmentée, aussi bien par le nombre des poteaux qui entrent dans S.1 romposilion. que par l'aecroissemenl de leur équarrissage.

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