‹ Traité de l'art des accouchementsChapitre 117 sur 252 · V. Vaisseaux sanguins · texte numérisé non relu

V. Vaisseaux sanguins

pp. Cavité pleuro-|)(''ritonéale.

Qi'nitalc (voy. p. 'MO), est re|ir(''S('iit(''e par un cordon luni;iludinal -iiliM' en avant de rcxliémilé aiiléiifme delà IriniP m)(snihfln\ di'jà décrite pa;.M^'2WI;

Les IjourijTons, origine des membres, sont le résultat du développemeiil de ([uelques points particuliers de l'éminence de Wolff ; cette éminence, en dehors de ces points, devient de moins en moins saillante à mesure que les bourgeons s'accroissent. Ceux-ci présentent bientôt, soit au membre supérieur, soit au membre inférieur, une portion cylindrique adhérente et une portion terminale aplatie ressemblant à une palette ou à une nageoire. Au membre supérieur, cette palette donnera naissance à la main, tandis que la portion arrondie servira au développement de l'avant-bras et du bras. Au membre inférieur, la portion arrondie du moignon formera la jambe et la cuisse, tandis que le pied se développera aux dépens de l'extrémité aplatie. Chaque moignon est d'abord en ligne droite sur toute sa longueur; mais il s'y forme bif^nlôt un angle qui représente le coude d'une part et le genou d'autre part. Dans le principe, le sommet de cet angle regarde en dehors et un peu eu arriére; puis le sommet du coude regarde directement en arrière, et celui du genou, en avant. Par suite de ce dernier changement, les doigts du membre supérieur sont dirigés directement en avant, et ceux du membre inférieur directement en arrière. Mais il se produit finalement une rotation de la main sur le bras et du pied sur la jambe, de sorte que les doigts sont dirigés d'arrière en avant et de bas en haut, et les orteils directement d'arrière en avant.

Si l'on fait une coupe longitudinale d'un moignon représentant le rudiment de l'un des membres, on constate qu'il est formé principalement par les éléments de la masse protovertébrale qui s'est insinuée entre le feuillet externe et la lame musculo-cutanée (voy. p. 283). Ces éléments du feuillet moyen sont situés au centre du moignon et donneront naissance aux muscles, aux os et au tissu conjonctif des membres, tandis qu'à la partie périphérique et à l'extrémité libre du moignon on rencontre un épaississement du feuillet externe qui sera l'origine de l'épiderme et de ses annexes (voy. Développement de la peau, p. 358). La lame musculo-cutanée reste étrangère à la formation des membres.

Dans le cours ultérieur du développement, c'est-à-dire vers la cinquième, sixième ou septième semaine, on voit apparaître à l'extrémité des membres rudimentaires que nous venons de décrire quatre petites échancrures qui indiquent la séparation des doigts ou des orteils.

Schenk a observé dans deux cas, sur des coupes faites à travers les moignons qui représentent les membres, les rudiments des doigts avant même que les divisions extérieures, les échancrures ainsi que nous les avons a/.pelées, se fussent produites. A celte époque, les doigts se présentent sous forme de plusieurs traînées de cellules tassées les unes contre les autres; les traînées sont disposées pour ainsi dire en rayons ayant la direction des phalanges futures. Les éléments de la masse protovertébrale forment les traînées comme, du reste, les espaces qui sont entre elles; seulement ceux-ci sont plus transparents siu- la préparation, parce que le? cellules sont plus distantes les unes des autres (voy. fig. 166).

Ce qu'il y a de particulièrement curieux, c'est que dans les deux embryons examinés par Schenk, les traînées correspondant aux phalanges définitives

OVOLOGIE ET EMBRYOLOGIE

olaiciit plus nombreuses que ces phalanges elles-mêmes; ainsi, dans l'un des cas, on en comptait jusqu'à neuf. Quatre devaient par conséquent disparaître, ou du moins ne laisser que des vestiges entre les phalanges véri-

Fig. 101. — Section transversale d'un membre chez un embryon humain à une époque oîi l'on ne peut encore distinguer extérieurement aucune pbalange. On voit, sur cette coupe, les origines de neuf phalanges (neuf phalanges primitives) sans qu'on puisse dire celles qui seront délinitives (d'après Schenk).

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