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L. Surface articulaire du bord inférieur

de l'os iliaque.

M. Éniinence ilio-pectinée.

N. An^lc (lu pubis.

donnant attache aux ligaments qui unissent en arrière l'os coxal au sacrum ; 2° une surface articulaire plus large en haut qu'eu bas, dite, à cause de sa forme, surface auriculaire, s'articulant avec la surface correspondante du sacrum ; '.]" plus en .avant, une Inrgc excavation lisse et régulière remplie par le muscle ilia(|ue. C'est la fosse iliaque interne, le plus souvent percée d'un trou nourricier; elle est tapissée par le muscle iliaque auquel elle donne attache.

3° Moitié inférieure de la face interne. — Au-dessous de la ligne innomjnée, on trouve, sur la moitié inférieure de l'os coxal, en procédant d'arrière en avant, une surface osseuse quadrilatère, lisse, légèrement concave, ol)li(piement dirigée de haut en bas, d'arrière en avant et de dehors en dedans. Celte surlace constitue, à sa parlie supérieure, le plancher de la

cavité cotyloïde. — Plus en avant, on voit la face interne du trou sous-pubien et Textréjuité postérieure de la gouttière sous-pubienne. Au-dessus de ce trou, existe la lace postérieure de la branche horizontale du pubis; en dedans et en haut, la face postérieure du corps du pubis; en dedans et en bas, la face postérieure de la branche ischio-pubienne ; en bas et en arrière, la face postérieure de l'ischion.

G. — Circonférence. — La circonférence de l'os iliaque a été partagée un peu arbitrairement en quatre bords :

1» Bord supérieur. — Le bord supérieur ou crête iliaque a pour limites : en avant, l'épine iliaque antéro-supérieure ; en arrière, l'épine iliaque postérosupérieure. Concave en dedans dans sa moitié antérieure, concave en dehors dans sa moitié postérieure, il a la forme d'une /S italique. Etroit à sa partie moyenne, épais à ses deux extrémités, particulièrement à son extrémité postérieure, ce bord présente deux lèvres et un interstice, La lèvre externe donne attache au muscle grand oblique de l'abdomen ; Vinterstice au muscle petit oblique; la lèvre interne au muscle transverse.

"2" Bord inférieur. — Le bord inférieur ou pubien est le plus court; il s'étend de l'angle supérieur et interne du pubis à la tubérosité sciatique ; mince à sa partie moyenne, il est épais à ses deux extrémités. On peut lui distinguer une portion supérieure, articulaire, et une portion inférieure. — La portion articulaire fait, à sa rencontre avec le bord antérieur de l'os, un angle appelé angle dîi pubis ; elle présente, dans toute son étendue, unp facette ovale qui s'articule avec celle de l'os opposé. — La portion inférieure, oblique de haut en bas, de dedans en dehors et d'avant en arrière, est constituée par la branche ischio-pubienne qui est comme déjetée en dehors; elle forme, avec celle du côté opposé, une large arcade appelée Yarcade des pubis (voyez page 16) ; en bas, elle vient se perdre dans l'ischion.

3° Bord antérieur. — Le bord antérieur ou inguinal est concave et borné, en dehors, par l'épine iliaque antéro-supérieure ; en dedans, par l'angle du pubis. On peut le diviser en deux portions : l'une postérieure, oblique de haut en bas et de dehors en dedans; l'autre, antérieure, horizontale. — La portion postérieure est sinueuse; on y rencontre en procédant de haut en bas: Yépine iliaque antéro-supérieure, qui donne insertion à plusieurs muscles et à l'extrémité externe du ligament deFallope; au-dessous, une échancrure; puis, Vépine iliaque antéro-inférieure, sur laquelle s'insère le tendon du droit antérieur de la cuisse; enfin, une gouttière sur laquelle se réfléchit le tendon des muscles iliaque et psoas réunis. — La portion antérieure, horizontale, régulière, affecte la forme d'une surface triangulaire à laquelle on peut distinguer une base, un sommet et deux côtés. La base est représentée par une éminence arrondie dite ilio-pectinée ; le sommet par une saillie aiguë, Yépine du pubis, h laquelle s'insère l'extrémité inférieure du ligament de Fallope. — Le côté antérieur de cette surface est mousse et se continue avec la face externe de l'os coxal. — Le côté postérieur est mince, presque tranchant, (juand il arrive près de Yéj)ine du pubis. On le désigne sous le nom de crête peclinéale ou crêtedu pubis. — Quant à la pointe de la surface triangulaire.

os DU BASSIN

elle se continue en dedans avec le bord supérieur du corps du pubis et se termine, avec lui, à l'angle du même nom.

i" Bord postérieur. — Le bord postérieur, compris entre l'épine iliaque postéro-supérieure et la tubérosité sciatique, est très-irrégulier et présente, en allant de baut en bas, une série d'éminences et d'écbancrures :

a. — U épine iliaque postérieure et supérieure déik décrite;

b. — Une petite échancrure ;

c. — Vépine iliaque postérieure et inférieure moins développée que la précédente ;

d. — Une vaste écbancrure, Yéchaucrure sciatique, destinée à former le grand trou sciatique avec le concours du grand et du petit ligament sacro-sciatique ;

e. — Une éminence pointue et triangulaire, V épine sciatique, donnant attache au petit ligament sacro-sciatique ;

f. — Une gouttière servant de poulie de réflexion au tendon du muscle obturateur interne ;

g. — La tubérosité sciatique, à l'union du bord postérieur et du bord inférieur.

Développement. — Dans l'enfance, l'os iliaque est séparé en trois parties qui se réunissent au niveau de la cavité cotyloïde. Ces trois parties peuvent être distinguées, d'après leur position, en supérieure, inférieure, antérieure :

la portion supérieure a reçu le

nom iViliumowilion ; l'inférieure, celui {\' ischion; l'antérieure, celui de pubis (voyez fig. 9). Ces noms viennent des mots suivants : ilia, cuisses ; '^^i^iov, os de la liancbe ; pubis, poil.

L'os coxal se développe par trois points d'ossification primitifs et huit points complémentaires. — Des trois points primitifs, le premier apparaît dans l'ilium, du cinquantième au soixantième jour de la vie intra-utérine ; le deuxième dans l'ischion, au commencement ilu (juatrièine mois de la grossesse; le troisième dans le pubis, à quatre mois et demi. — La soudure de la branche ischio-pubienne s'opère de douze à quatorze ans; celle des trois points primitifs (ilium, ischion et pubis), de ([uinze à seize ans.

Quant aux huit points conq)hMnentaires, il y en a trois pour la cavité cotyloïde, un pour l'épine ilia([ue antérieure et inférieure, un pour la crête iliaque et son épine antéro-supérieure, un pour la tubérosité sciatique et la branche ischio-pubienne, deux pour l'épine et l'angle du pubis.

Fig. y. — Os iliaque dans IViil'aiicL'.

A. Ilium.

B. Pubis.

('. Ischion.

ARTICLE II

Les OS que nous venons de décrire sont réunis par quatre articulations désignées sous les noms : de symphyse pubienne, pour l'articulation des deux pubis; de symphyses sacro-iliaques, pour celle du sacrum avec les deux os iliaques; de symphyse sacro-coccygienne , pour celle du sacrum avec le coccyx. — A ces quatre articulations propres au bassin, il convient d'ajouter celle du sacrum avec le racliis ou symphyse sacro-vertébrale.

Toutes ces articulations sont des amphiarthroses ou symphyses plus ou moins analogues à celles des corps vertébraux entre eux.

Après avoir décrit ces articulations, nous consacrerons un paragraphe spécial à la membrane obturatrice et au ligament de Fallope qui, par leur structure, se rapprochent des ligaments articulaires, bien que leur rôle exclusif soit de compléter les parois du bassin.

§ I. — Symphyse pubienne

La structure de la symphyse pubienne a été longtemps méconnue. Boyer, Cruveilhier, P. Dubois, Lenoir, Cazeaux, Jacquemier, Joulin, etc., la considéraient comme une articulation mixte composée d'une arthrodie en arrière et d'une amphiarthrose en avant. Selon ces auteurs, les surfaces articulaires se touchaient en arrière par deux petites facettes planes, revêtues de cartilages diarthrodiaux en contact direct ou du moins séparés seulement par une synoviale. A Sappey revient le mérite d'avoir redressé l'ei'reur en publiant, sur cette question , des recherches qui nous paraissent au-dessus de toute contestation.

En réalité, cette articulation est une amphiarthrose ou symphyse comparable à l'articulation du sacrum avec le corps de la cinquième vertèbre lombaire. Elle se compose : i" de deux surfaces articulaires ; 2" d'un fiDrocarlilage interosseux ; 3° de quatre ligaments périphériques.

A. — Surfaces articulaires. — Les surfaces articulaires, ovales et rugueuses, occupent toute la partie interne du corps des pubis. Leur bord antérieur est obli(|ucment coupé d'avant en arrière et de dehors en dedans, de sorte qu'il existe un espace triangulaire entre les deux bords adjacents. Leur bord postérieur est au contraire légèrement saillant en arrière, et contribue à former le bourrelet qu'on remarque à la partie postérieure de la symphyse.

B. — Fibro-cartilage interosseux. — Le fdîro-cartilage interpubien est tout à fait analogue aux disques intervertébraux ; il est formé, comme eux, d'une portion périphérique résistante et d'une portion centrale molle.

La portion périphéri([ue se compose de fibres réunies en faisceaux et en lames, ([ui se portent très-obliquement d'une surface osseuse à l'autre en se

bieane vue par la fac« postérieure.

E. Bourrelet formé par le fibro-cartilage interosseiix.

croisant et en décrivant des segments d'anneaux ; les plus superficielles de ces fibres forment seules un anneau complet. Ce fibro-cartilage existe sur tout le pourtour des surfaces articulaires, mais il est plus épais en avant, en haut et en bas, que partout ailleurs ; en arrière, il fait une saillie qui déborde les os en formant un bourrelet plus accusé chez la femme que chez l'homme, plus saillant à sa partie moyenne qu'à ses deux extrémités. C'est ce bourrelet que l'on sent quand on pratique le toucher vaginal , surtout chez les femmes enceintes (voyez fig. 10).

La portion molle est située à égale distance des extrémités supérieure et inférieure de la symphyse, mais si rapprochée de la partie postérieure

qu'elle semble atteindre les limites de l'os. Elle „

^ . , . , riCr. 10. — ■ SvmpliYse pu-

est identique, par son aspect et sa structure, a

la partie centrale des disques intervertébraux et présente une cavité qui paraît lisse à l'œil nu, mais qui, en réalité, est munie de prolongements villiformes. Son aspect a longtemps fait croire à

l'existence d'une synoviale. — Chez la femme, la portion molle du ligament interosseux semble s'être développée aux dépens de la portion périphérique, et sa cavité est plus grande que chez l'homme ; mais c'est surtout pendant la grossesse qu'elle acquiert des dimensions considérables et envahit presque tout le fibro-cartilage. Cette disposition a pour résultat d'augmenter, bien légèrement li est vrai, la mobilité de la symphyse.

C. — Ligaments périphériques. — Les ligaments périphériques ont été divisés en antérieur, postérieur, supérieur, inférieur.

i" Ligament antérieur. — Le ligament antérieur

se compose du périoste: il est fortifié par des filjrcs 17, , ., c: i

' 1 ' ' . ,. '^^i'-- 11- — Symphyse pu-

tendineuses appartenant aux muscles qui s'iu- bienue vue par hi face an-

sèrent sur le corps des pubis. Ce ligament, trèsdense et très-épais , forme un puissant moyen d'union.

2" Ligament postérieur. — Le ligament postérieur est moins important. Il est lormé par un épaississemcnt du |)érioste qui passe transversalement sur le bourrelet de la symphyse; il adhère au fibro-cartilage.

3" Ligament supérieur. — Le ligannmt supérieur est plus é|)ais ([ue le précédent, mais il a une origine et une disposition idenliques.

A" Ligament inférieur. — Le ligament inférieur ou sous-pubien, ligament triangulaire, est beaucoup plus épais (|uc les deux précédents. 11 ligure un croissant à concavité inférieure. Son bord supérieur adhère, sur la ligne médiane, au fibro-cartilage interosseux; il s'insère par ses extrémités aux branches descendantes du pubis; sa concavité forme la voiilc d'uue arcade,

térieure.

A. Ligament antérieur.

li. Ligament triangulaire.

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