SOINS A DONNER A LA FEMME PENDANT LE TRAVAIL
lieuses pour ne pas servir d'agents de transmission aux matières septiques.
Les mains des accoucheurs et des sages-femmes doivent être l'objet de ssins particuliers : toutes les fois qu'elles auront été en contact avec une matière suspecte, putride ou purulente, il faut procéder à un lavage prolongé à l'eau chaude et au savon, se brosser les doigts avec attention, de manière qu'il ne reste aucune parti- cule organique, soit dans l'interstice qui existe entre l'ongle et la pulpe du doigt, soit dans le sillon qui entoure la base et les côtés de l'ongle. Il faut eu outre plonger les mains à plusieurs reprises dans un liquide antiseptique, soit dans une solution phéniquée au 40% soit dans une solution de sublimé corrosif au 1000" (liqueur de Van Swieten). Ces précautions sont habituellement suffisantes; cependant, lorsqu'on a pratiqué une autopsie, surtout s'il s'agissait d'une femme morte d'affection puerpérale, lorsqu'on vient d'extraire un fœtus ou un placenta putréfiés, lorsqu'on a pansé une plaie gangreneuse, etc., mieux vaut s'abstenir d'aller faire un accouchement.
Lorsqu'on aura donné des soins à une femme ayant une péritonite puerpérale, sans même avoir pratiqué le toucher vaginal, ou à un malade atteint d'infection purulente, d'érysipèle, etc., on devra éviter de se rendre près d'une femme en travail, avant d'avoir pris un bain, d'avoir changé complètement de linge et de vêtements et d'avoir fait une promenade en plein air.
Quant aux instruments, on doit, ciiaque fois qu'ils ont servi, les laver nonseulement avec de l'eau chaude, mais avec de l'alcool qui dissout mieux les particules organiques facilement adhérentes au niveau des articulatious des différentes pièces. De plus, avant d'en faire usage, il faut encore avoir la précaution de les tremper dans un liquide antiseptique.
Trousse obstétricale. — L'accoucheur appelé près d'une femme en travail doit être muni d'une trousse obstétricale renfermant, d'une part, dilférents instruments : stéthoscope, ciseaux, lancettes, forceps, seringue de Pravaz, tube à insufflation, perforateur des membranes, sonde en gomme élastique munie d'un mandrin, pouvant servir à la fois à sonder la femme pendant le travail et à repousser le cordon dans le cas de procidence ; et, d'autre part, un certain nombre de médicaments dont on peut avoir besoin pendant ou après l'accouchement, tels que : laudanum, chloroforme, éther, solution d'Yvon, ergot de seigle. (Voy. Section XI.)
ARTICLE PREMIER