‹ Traité de l'art des accouchementsChapitre 2 sur 252 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

traité d'accouchements dont j'avais arrêté le plan, je devais m'adjoindre un collaborateur plus jeune et moins occupé que moi.

Gustave Chantreuil devint donc mon collaborateur. Dans l'œuvre devenue commune nous apportions Tun et l'autre, le désir de Taire un livre qui tout en restant élémentaire, par conséquent utile aux étudiants, serait cependant assez complet pour être consulté avec fruit par les médecins et les jeunes accoucheurs. Nous avons fait tous nos efforts pour arriver au but que nous nous proposions d'atteindre : nous avons puisé dans les livres classiques, anciens et modernes, consulté un très-grand nombre de mémoires, de monographies, de collections de journaux. Aujourd'hui plus que jamais la science est cosmopolite, aussi avons-nous mis à profit avec le même soin les travaux français et étrangers; mais, autant que possible, nous sommes restés fidèles aux sages traditions de pratique laissées par nos illustres maîtres Paul Dubois et Antoine Danyau. Nous avons aussi fait de nombreux emprunts aux leçons et aux publications des professeurs Depaul et Pajot qui personnifient avec une grande autorité le haut enseignement obstétrical de la Faculté de médecine de Paris. Mais on s'apercevra aisément que, tout en mettant à profit les travaux de nos devanciers et de nos contemporains, nous avons conservé une entière liberté d'appréciation et dit, presque partout, quelle était notre opinion personnelle et ce que l'expérience nous avait appris. Nous aurions mieux aimé ne rien écrire que de nous borner au simple rôle de compilateurs.

La bibliographie tient aujourd'hui une large place dans les livres classiques et, dans la plupart d'entre eux, les principaux chapitres sont précédés ou suivis d'un index bibliographique très-précieux pour les travailleurs. Un index de ce genre a cependant l'inconvénient d'être pour ainsi dire impersonnel, de pouvoir en quelque sorte être transporté indifteremment d'un livre cî un autre, ou même publié à part. Nous sommes donc revenus à l'ancien usage : presque toutes les fois que nous avons cité un auteur, c'est que nous l'avions lu, et un renvoi placé dans le texte même indique au lecteur, d'une façon précise, le titre et le plus souvent la page de l'ouvrage. Quand il s'est agi d'un travail publié par l'un de nous deux, nous l'avons cité avec le nom de son auteur, exactement comme s'il eût été question de tout autre accoucheur. Cette manière de faire a l'avantage de rendre impossible toute confusion de noms et de faciliter les recherches ou les vérifications du lecteur.

Lorsqu'on écrit un livre avec l'ambition qu'il devienne classique, et

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