SOINS DIVERS PENDANT LA PREMIERE ENFANCE
Mes lotion!» et des bains. — Toutes les fois que l'enfant a uriné ou est allé à la selle, on doit laver les régions salies, les essuyer rapidement et complètement et les saupoudrer avec Tune des sui)stances que nous avons indiquées plus haut (voy. p 839). Avec ces précautions, on évite la rougeur, les excoriations de la peau, qui surviennent inévitablement chez les enfants mal tenus. En outre, tout le corps doit être lavé chaque matin. Ces lotions se font soit à l'eau tiède, soit à l'eau froide que les enfants supportent par- /aitement, pourvu que l'essuyage soit bien fait. Quand la peau est délicate et menace de s'enflammer, on peut, comme le recommande J. Simon, employer l'eau de feuilles de noyer, qui est légèrement astringente (1). Si la température ambiante est basse, c'est devant le feu qu'on procède à ces soins.
Indépendamment des lavages dont nous venons de parler, il convient de baigner souvent les jeunes enfants ; en Angleterre on les baigne quotidiennement, et cet usage s'est répandu dans un grand nombre de familles françaises ; mais deux ou trois bains par semaine sont suffisants. Ces bains doivent être frais, c'est-à-dire à une température de "25 degrés environ ; en été on leur donne la température de l'eau non chauffée. Leur durée ne doit généralement pas dépasser deux ou trois minutes ; elle doit être d'autant plus courte que la température de l'eau est plus basse. L'essuyage et le réchauffement exigent les mêmes précautions qu'après les lotions dont nous avons parlé plus haut.
Sauf pendant les temps chauds, il faut éviter de faire sortir l'enfant immédiatement après son bain. Aussi est-il souvent plus commode de le lui donner le soir. Cette manière de faire a en outre un avantage particulier lorsque l'enfant est agité et dort mal ; le bain du soir le calme et lui procure un meilleur sommeil. Lorsque l'on recherche cet effet calmant, il est bon de porter la température du bain à 30 ou 32 degrés et sa durée à cinq minutes.
De l'âge auquel l'enfant doit ètr^ vacciné et |>cu( supporter la circoncision. — Si l'enfant naît au miTuMi d'un foyer d'épidémie variolique, on doit le vacciner le plus tôt possible ; dans les circonstances ordinaires, il est préférable d'attendre quelque temps, par exemple six semaines ou deux mois, parce qu'alors le vaccin se développe mieux. Il est inutile d'allonger davantage ce délai, et si l'on tardait jusqu'à cin(| ou six mois, on courrait le risque de faire coïncider le malaise qui résulte de la vaccine avec ceux de la dentition. Ou a aussi recommandé d'éviter, autant que possible, de choi^r pour vacciner un enfant les temps de grande chaleur ou de grand froid (Donné); mais nous n'attachons pas d'importance à ce conseil.
Les familles Israélites consultent souvent l'accoucheur pour savoir si la circoncision peut être pratiquée sans inconvénients. Comme celte opération donne parfois lieu à une perle de sang assez notable, il y a lieu d'en retarder la date ordinaire (sept jours après la naissance), si l'enfant est délicat ou malade.
(1) J. Simon, Conférences sur les maladies des pufnnls. p. :2Gi, 1880,
848 SEPTIÈME SECTION. — HYGIÈNE DE LA PREiMlÈRE ENFANCE