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SUBSTANCES A MÉLANGER

PROPORTION DES ÉLÉMENTS contenus dans 1000 p. du mélange.

Lait de vache.

Eau bouillie.

Crème naturelle.

Sucre de lait.

Caséine.

Graisse.

Sucre.

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On vend en Allemagne une j)réparation qui permet d'obtenir immédiatement, et par simple addition d'eau, un aliment à peu près é(iuivalent aux mélanges do Biedert.

Biedert aemployé ses différents mélanges chez 74 enfants qui étaient atteints de maladie des organes digestifs, et qui ne supportaient pas le hiiX de vache. Sur ces 7i enfants, observés pendant toute leur première année, 5 seulement succombèrent; tous les autres se rétablirent.

Tarnier a essayé à la Maternité les mélanges de Biedert et la préparalion destinée à les remplacer. Ces aliments ont été généralement moins mal supportés que le lait de vache pur ou coupé, mais beaucoup moins bien que le lait de fennne ou le lait d'ânesse.

Aliments iH-cpnré.» avec des œurs. — On (lounc quelquefois aux nouveaunés, pendant les premières semaines, une boisson compo.sée d'eau bouillie, de blanc d'œuf frais battu, d'un pou de sel marin et de sucre ; lorsipu» le nouveau-né est un peu plus ;\gé, on ajoute nne portion du jaune cru; nn peu plus tard on ajoute du lait, d'abord dans la proportion d'un quart, puis en

quantité croissante, de manière ta arriver à l'usage du lait pur (Hennig). Cet aliment aurait certains avantages dans les cas de diarrhée.

A la fm de la première année on peut donner du lait de poule, c'est-à-dire du jaune d'œuf délayé dans de l'eau sucrée ou du bouillon; on commencera par un demi-jaune d'œuf pour un repas. Ce n'est que dans la seconde année qu'on devra donner tous les éléments de l'œuf, par exemple un œuf à la coque ou un œuf brouillé, à peine cuit.

Aliments à base de rapine, de fécule ou de pain. — Nous avons dit plus

haut (voy. p. 821) que le nouveau-né est peu apte à digérer les substances amylacées ; auss' ne doit-on pas être surpris de voir, dansla pratique, que les aliments que nous allons indiquer soient généralement mal supportés pendant les trois premiers mois, et souvent même jusqu'à six mois. Guillot a vu à l'autopsie d'enfants nourris de farineux, l'intestin enflammé et couvert, dans une grande étendue, de poudre d'amidon que l'iode colorait en bleu ; à l'autopsie d'un nouveau-né nourri exclusivement avec la farine lactée, Zweifel a trouvé l'estomac rempli de cette farine et tendu à en éclater. Mais, après six mois, et particulièrement dans la seconde année, ces aliments sont utilement employés.

Farine lactée de Nestlé. — La farine lactée de Nestlé se compose principalement de farine de froment et de lait desséché dans le vide. Lorsqu'on veut la donner aux nourrissons, on fait bouillir une cuillerée à soupe du mélange avec dix cuillerées d'eau.

Potage de Liehig. — Liebig a cherché à combiner artificiellement les substances plastiques (azotées) et les substances respiratoires ou thermogènes (hydro-carbonées) dans les proportions où elles sont naturellement associées dans le lait de femme. Il fait bouillir :20 grammes de fleur de farine (farine de froment) avec 200 grammes de lait de vache récemment trait, en remuant constamment pendant quelques minutes; puis il place le mélange dans un bain-marie à 60 degrés centigrades ; il y ajoute 20 grammes d'orge germée fraîchement concassée et 15 grammes d'eau additionnée de 18 pour 100 de bicarbonate de potasse dépuré. Tl fait ensuite bouillir une seconde fois le mélange total, très-rapidement, toujours en ayant soin de bien agiter, et il tamise. Le potage que l'on obtient ainsi est long à préparer et demande beaucoup de soins; aussi a-t-on fabriqué de plusieurs côtés des extraits de potage de Liebig qui permettent de préparer extemporanément les aliments du nourrisson; mais ce potage et ses extraits ne valent pas, dans la pratique, les bouillies et les biscottes bien préparées.

Potages à la fécule, bouillies, panades, biscottes. — On emploie pour les enfants diverses fécules, surtout le tapioca etl'arrow-root, cuites soit avec de l'eau ou du bouillon gras, soit surtout avec du lait, ce qui est bien préférable.

On emploie aussi avec du lait, la farine de riz, de froment, d'orge, d'avoine; il est bon de faire sécher au four, après les avoir étendues en couche mince sur un plat ou sur une planche, les farines qu'on destine à faire les bouillies d'un enfant. Tous ces potages doivent être très-bien cuits, et dépourvus de grumeaux.

Les panades consistent en pain délayé dans de l'eau, avec addition d'un peu de beurre, ou dans du lait, sans addition de beurre, ou dans du bouillon gras ; le lait est préférable, mais, comme il ne supporte pas toujours une ébuUition prolongée, on peut faire cuire le pain dans une petite quantité d'eau, et délayer ensuite avec du lait. Au lieu de pain ordinaire, on emploie souvent la biscotte, qui n'est que du pain de choix séché au four ou légèrement grillé; on en trouve dans le commerce, mais le mieux est peut-être de faire cette préparation soi-même. La panade doit être cuite pendant plusieurs heures afin que le pain soit réduit en bouillie impalpable ; on peut d'ailleurs la tamiser avant de la donner à l'enfant.

Racahout. — Nous mentionnons encore un aliment féculent qui jouit d'une certaine vogue et qu'on appelle le racahout des Arabes. C'est un mélange de diverses farines, avec du sucre et une petite quantité de cacao.

Des aliments semblables h ceux des adultes. — A la fin de la Seconde

année, on peut donner aux enfants du bouillon gras, des œufs, des potages aux pâtes alimentaires, telles que vermicelle, semoule, etc., du jus de viande, de la sauce, pourvu qu'elle soit peu épicée, du pain, des biscuits légers, de la pomme de terre bien cuite ; mais toutes ces substances devront figurer en petite quantité dans le régime de l'enfant, qui sera encore à cette époque principalement nourri de laitage. Ce n'est que dans le cours de la troisième année, quand la dentition est complète, qu'on peut commencer à faire prédominer ces aliments. Vers le même temps on peut y ajouter un peu de viande blanche et quelques légumes bien cuits, et choisir ainsi, dans le repas de la famille, les éléments de celui de l'enfant. Quant à la viande crue, elle peut rendre des services dans les cas d'athrepsie, mais elle ne doit pas figurer dans le régime de l'enfant bien portant.

La boisson qui, à la même époque, convient le mieux à l'enfant est l'eau pure. Tout au moins si l'on donnait du vin ou toute autre boisson fermentée, il serait nécessaire d'y ajouter une très-grande quantité d'eau.

ARTICLE II

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