‹ Traité de l'art des accouchementsChapitre 28 sur 252 · LL. Muscles iliaques · texte numérisé non relu

LL. Muscles iliaques

MM. Muscles obturateurs externes.

N. Arc inférieur du pubis.

PP. Grands trocliaiiters.

RPi. Gou]ie des muscles de la paroi abdominale antérieure.

aponévrose désignée sous le nom de fasciailiaca, qui s'insère, en dedans, sur le pourtour du détroit abdominal, en dehors, sur la lèvre interne de la crête iliaque. Cette aponévrose lorme, en se dédoublant, une i^aîne aux vaisseaux iliaques externes.

DES PARTIES MOLLES DU liASSLN 57

2" Artères et veines. — Les vaisseaux qui traversent le grand bassin sont très-volumineux. Les artères viennent de la bifurcation de l'aorte; les veines, en s'anastomosant, forment la veine cave inférieure.

Artères. — L'aorte se bifurque au niveau de la partie inférieure de la quatrième vertèbre lombaire et fournit les deux artères iliaques primitives. Celles-ci, après leur naissance, se dirigent, de chaque côté, en bas et en dehors, croisent obliquement la partie latérale du corps de la cinquième vertèbre lombaire, longent le bord interne du psoas et arrivent au niveau de l'articulation sacro-iliaque, où elles se bifurquent pour former les artères iliaques externe et interne ou hy|)ogastrique (fig. 28). — Les artères iliaques primitives sont situées en arrière du péritoine. L'uretère et les vaisseaux ovariques passent au devant d'elles.

L'artère iliaque interne plonge dans le petit bassin (voy. page 06) ; mais Viliaque externe suit le trajet primitif, en restant accolée au bord interne du psoas, et parvient ainsi jusqu'à l'arcade de Fallope au dessous de laquelle elle s'enL;age pour former l'artère fémorale ; avant sa terminaison, elle fournit les artères èpigastrique et circonflexe iliaque qui se répandent dans les parois abdominales. — L'artère èpigastrique donne, en outre, une petite branche au ligament rond; l'artère circonflexe iliaque, des rameaux au muscle iliaque.

Veines. — La veine iliaque externe est la continuation delà veine fémorale. Elle s'étend de l'arcade crurale à la symphyse sacro-iliacjue, où elle s'unit à la veine iiypogastri(|uc pour former la veine iliaque pj'intitive. Dans la plus grande partie de son trajet, la veine iliaque externe est placée en dedans de l'artère du même nom, à laquelle elle est accolée ; en arrivant près de l'articulation sacro-ilia([ue elle se place derrière cette artère. — La compression de cette veine par l'utérus gravide explique la fréquence des varices des membres pelviens chez les femmes enceintes. — Nous avons déjà dit que l'artère et la veine iliaques externes étaient logées dans un dédoublement de l'aponévrose iliaciue.

La veine iliaque primitive nait de la réunion des veiiu's ilia([ue exlcrne et hypogastrique. Elle se dirige en haut et en dedans et, parvenue au niveau de l'articulation de la quatrième av(»c la cin(|uième vertèbres l()nd)aire, s'unit angulairenu'nt à celle du cùlé opposé pour former la reine rare inférieure. Cette dernièi'e est située, non pas sur la ligiu' nu'diaue, mais à ilroite de Taorle ; il en résulte (pie le trajet de la veine ilia(pie primitive gauche est plus long (pie celui de la droite et que, de plus, la direction de la première dill'ère de celle de la seconde (fig. 28). En elfel, la veine ilia(pie primitive droite se dirige un peu obli(piement en haut et en dedans, et reste toujours parallèle à l'artère correspondante, en arrière de laquelle elle est placée. La veine iliaque |)rimitive gauche, beaucoup plus oblique (jne la précédente, longe le bord postérieur et interne del'artèi'e honnuiyme, passe au devant du corps de la (•in(piième vertèbre lomltaire et se glisse derrière l'artère ilia(|ue primitive droite p(Uir s'unira la veine du nuMue nom.

3" Nerfs. — Cette région est traversée par deux nerfs, le nerf crural et le

nerf ifénito-crurul. — ^Lc nerf crural naît du j)lêxus lombaire, se dirigeen bas et parcourt la fosse iliaque interne où il est placé entre le fascia iliaca et le psoas-iliaque auquel il fournit quelques rameaux. Plus bas, il s'engage audessous de l'arcade fémorale; il émet des branches musculaires et des branches cutanées. Les premières se rendent aux muscles couturier, pectine, deuxième adducteur superficiel, droit antérieur, vaste externe et vaste interne ; les secondes, à la peau de la partie antérieure et interne de la cuisse, antérieure et interne du genou, interne de la jambe et du pied. — Le nerf (jënito-crurcd naît également du plexus lombaire, se dirige en bas, se place, comme le précédent, derrière le fascia iliaca et descend jusqu'au niveau de l'arcade fémorale ; là il se bifurque. Le rameau interne s'engage dans le canal inguinal, le parcourt et se distribue à la peau de la grande lèvre. Le rameau externe continue le trajet du nerf et se répand dans la peau de la cuisse.

Modifications du grand bassin par les parties molles. — Les parties

molles que nous venons de passer en revue modifient la forme et les dimensions du grand bassin et du détroit supérieur. Le muscle iliaque amoindrit la profondeur des fosses iliaques. Les muscles psoas et les vaisseaux accolés à leur bord interne couvrent latéralement l'ouverture du détroit abdominal, depuis les symphyses sacro-iliaques jusqu'aux éminences ilio-pectinées, et ce détroit est ainsi transformé en un triangle curviligne à base antérieure et à sommet tronqué, dirigé en arrière. La présence de ces muscles et de ces vaisseaux cache donc une partie du détroit supérieur et modifie notablement la largeur de l'ouverture qui sépare le grand bassin du petit bassin. Le diamètre transverse du détroit supérieur perd environ un centimètre et demi, tandis que les diamètres obliques sont à peine raccourcis de quelques millimètres. Sur un bassin revêtu de ses parties molles, les diamètres transverse et oblique du détroit supérieur sont ainsi ramenés sensiblement à une même longueur. Comment dès lors expliquer que la tète fœtale s'engage presque toujours dans le sens des diamètres obliques? L'explication la plus plausible nous paraît être la suivante : le diamètre transverse du bassin est trop rapproché de l'angle sacro-vertébral (voy. fig. 17, BB), et le diamètre bi-pariétal de la tète l(etale est trop étendu pour que celle-ci puisse s'engager à ce niveau et dans cette direction, car l'une des bosses pariétales serait arrêtée par le i>romoiitoire et viendrait le heurter. Un raisonnement analogue pourrait être fait pour ilémontrer l'impossibilité de l'engagement au niveau de la ligne I, I (voyez fig. 29). Au contraire, quand les grands diamètres de la tète correspondent aux diamètres obliques du détroit supérieur, l'engagement ne rencontre plus de difficultés (voy. Présentations et Positions).

Les muscles psoas-iliaques, par leur épaisseur, augmentent la profondeur de l'excavation pelvienne ; en outre, comme ils sont plus épais en arrière qu'en avant, le plan du détroit supérieur forme, avec l'horizon, un angle plus grand que dans le bassin osseux. Les muscles psoas gênent, lorsqu'ils sont tendus, l'engagement de la partie fœtale ; aussi est-il favorable de les placer dans le relâchement, en fléchissant les jambes sur les cuisses.

La partie du détroit abdominal qui est comprise entre le milieu du promontoire et la symphyse sacro-iliaque est recouverte par la cinquième branche des nerfs lombaires, par l'artère et la veine iliaque primitives, par

FiG. 29. — Moflifications que les muscles psoas-iliaques font subu* au grand l)assin et à l'ouverture du détroit supérieur (d'après P. Dubois).

UB. Crêtes peclinéales.

(/('.. Bords internes des muscles psoas.

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