‹ Traité de l'art des accouchementsChapitre 38 sur 252 · Oriliee anal · texte numérisé non relu

Oriliee anal

extrémité supérieure quelques fit La peau, comme celle du pénil

ment de ses glandes sébacées et de ses follicules pileux (voyez page 80). A la face interne de la peau existent des fibres musculaires lisses, analogues aux fibres du dartos de l'homme ; aussi Sappey, qui les a bien décrites, les a-t-il appelées dartos de la femme. Elles se groupent par faisceaux extrêmement minces, affectent les directions les plus variées et rampent sous la face profonde du derme à laquelle elles s'insèrent par leurs deux extrémités. ■Ce dartos n'existe qu'à la face externe et au bord antérieur des grandes Jèvres ; il disparaît sur leur face interne.

Au-dessous du dartos, on trouve une couche de tissu ccllulo-adipeux, puis une poche particulière découverte par Broca. Cette poche est piriforme; sa grosse extrémité est tournée vers la fourchette, où elle se confond avec le fascia superficialis du périnée, près de l'anus ; sa petite extrémité ou goulot, longue et étroite, est dirigée vers l'anneau inguinal externe ; sa cavité est remplie de tissu cellulo-adipeux. — Sappey a démontré que cette poche est formée par des fd3res élastiques entrecroisées; les unes se continuent, en haut, avec les lames élastiques du péiiil (voyez page 77); les autres naissent directement du bord supérieur et de l'épine du pubis. Ces fd)res forment un plan ([ui descend sur la grande lèvre correspondante dans toute sa hauteur; les plus internes s'incurvent en dedans pour s'unir au ligament suspenseur du clitoris et vont adhérer avec lui au bord interne de la branche ischio-pubienne (voyez page 8:2); les plus externes se recourbent en dehors et vont s'attacher au bord externe de la même branche. C'est par leur union et lemcontinuité que toutes ces fdjres constituent la poche que nous venons de décrire. Sa forme et sa structure lui ont fait donner par Sappey le nom de me ou iVappareil élastique des grandes lèvres.

Le tissu cellulo-adipeux forme, comme Jious l'avons vu, une couche superficielle située entre le dartos et le sac élastique; mais c'est surtout dans l'intérieur de ce dernier qu'il s'accumule en grande abondance, particulièrement chez les femmes jeunes et bien portantes. Chez les femmes âgées et amaigries, il est beaucoup plus rare ; c'est ce qui explique pourquoi, chez elles, les grandes lèvres, au lieu d'être arrondies et rajiprochées, sont flasques et déformées.

Les artères des grandes lèvres vieiiiu'id, de chaque côté, de la branche périnéale émanée de la honteuse intenu', des honteuses externes fournies |tar les artères fémorales, et des épigastriques. — Les veines accompagnent pour la plupart les artères, pendant que d'autres se dirigent en arrière pour former un plexus c()nHnuiii(piant avec le bulbe et les veines du vagin.

Les nerfs proviennent des brandies génito-crurales et abdominale-K du plexus lombaire; d'autres sont fournis par la braiiclic p(''rinéal(' ihi nerf honteux interne.

Les vaisseaux lymphali({ucs se rendent tous aux ganglions de l'aine.

Usages. — Les grandes lèvres sont des organes de protection ; elles con-

courent, (Ml oiilre, à l'accouchement en foi braneux ([ui livre passage au fœtus.

liant à ce iiiomenl un canal iiiein-

PREMIÈRE SECTION. — AMTOMIE OBSTÉTRICALE

S 2. — Petites lèvres.

Quand on écarte les grandes lèvres, on aperçoit les petites lèvres ou nymphes, qui se présentent sous la forme de deux replis muqueux, d'une couleur

rosée, obliquement dirigés de haut

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en bas et de dedans en dehors, offrant par conséquent une direction divergente. Les petites lèvres s'étendent du clitoris jusqu'au mUieu des grandes lèvres ; leur longueur est de 30 à 35 millimètres, leur largeur de 10 à 1:2, leur épaisseur de 3 à 4. Boyer les a comparées à la crête d'un jeune coq; on peut leur considérer deux faces, deux ])ords et deux extrémités.

La face externe est plane, elle répond à la face interne des grandes lèvres dont elle est séparée par un sillon profond. — La face interne, plane aussi, s'applique en partie à celle du côté opposé ; elle recouvre le vestibule , le méat urinaire et une portion de l'orifice vaginal.

Le bord libre, inégal et dentelé, décrit une courbe à convexité antérieure; à son extrémité supérieure il est en contact avec celui du côté opposé. — Le bord adhérent s'insère : en haut, sur les côtés du

FiG. 3

Vulve chez une femme multipare, vestibule ; en bas, sur la face interne

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