Pénil ou mont de Vénus
et s'unit à la branche corresponde un pli saillant, connu sous le nom
laire qui est fournie par la petite lèvre du côté opposé. La bifurcation supérieure, plus longue que la précédente, passe au-dessus du clitoris ,.ite du 5té opposé, en formant avec elle :1e prépuce u clitoris. — L'extrémité infé-
ORGANES GENITAUX EXTERNES 81
rieure des petites lèvres est étroite, effihîe; elle se perd sur la tace iiitenic (les grandes lèvres, à peu près au niveau du diamètre transversal de la vulve.
Les petites lèvres présentent des dimensions variables, suivant les dillérenls âges et les individus. Ainsi, à la naissance, elles dépassent les grandes lèvres; plus tard, elles sont cachées par celles-ci; chez les femmes (pu ont eu des enfants, elles deviennent quelquefois visibles, parce que les grandes lèvres sont écartées. Du reste, elles sont susceptibles de s'allonger sous rinlluenciMlc tractions répétées ; leur bord libre dépasse alors le niveau des grandes lèvres et forme à l'extérieur une saillie plus ou moins considérable. La muqueuse, ainsi mise à nu d'une façon permanente, prend l'apparence de la peau et se colore en brun ou en noir. Paul Dubois a compai'é, avec justesse, cette coloration à celle de l'aréole des seins pendant la grossesse.
Dans certaines peuplades de l'xVfrique, chez les femmes boschimanes, par exemple, les petites lèvres acquièrent une longueur de l'2 à 15 centimètres et forment ce qu'on a appelé le tablier des Hottentotes.
fStructiire. — Les petites lèvres sont formées par un repli de la muqueuse vulvaire; au milieu de ce repli existe une couche de tissu conjonclif riche en libres élastiques et en vaisseaux sanguins. Elles sont recouvertes d'épithélium pavimenteux au-dessous duquel on trouve des papilles dont la sensibilité est surtout mise en jeu pendant la copulation ; aussi les papilles de la face interne sont plus développées que celles de la face externe et augmentent de volume à incsurc qu'elles se rapprochent de l'entrée du vagin. Les glandes sébacées y sont très-nombreuses (voyez page 86).
Les vaisseaux sanguins sont fournis par ceux des grandes lèvres; une partie des veines va s'unir par de larges anastomoses aux veines du bulbe el du vagin. Les lymphatiques se rendent aux ganglions de l'aine.
Les nerfs viennent de la branche périnéale du honteux iniei'ue.
Usngcs. — Les usages des petites lèvres sont relatifs à la copulation el à la parturition ; elles s'elfacent, en effet, pendant l'accouchement et servent à l'amplialion d(! la vulve. On a cru, à tort, qu'elles contribuaient à diriger en avant le jet de riirine; néanmoins, c'est à celte croyance (lu'elles doivent leur nom de nymphes.
§ 3. — Du clitoris.
Le clitoris est un organe éreclile analogue an corps caverneux de l'honnue. Il naît par deux racines, obliiiuemenl ascendantes, accolées aux branches ischio-pubiennes et situées entre l'arcatle du pubis et les bulbes du vagin ; ces deux racines, longues de "11 à 30 millimètres, Irès-gréh's, montent en convergeant vers la synq)liyse pubienne, au-dessous de laquelle elles se soudent; elles donnent ainsi naissance au corps du clitoris; celui-ci est unique à l'extérieur, sépaié, à l'intérieur, par une cloison médiat)^ incomplète il est vrai, qui est le vestige de la double origine de cet organ, verticalement au-devant de la synqdiyse pnl
. — Le corps du clitoris nu>nte enne, parcourt (ouïe la hauteur
82 pr.EMlÈRE SECTIOX. — ANATO.MIE OBSTETRICALE
du vestibule, puis se recourbe brusquement eu avant et se termine par une extrémité libre t[ui a re^u le nom de (/laud du clitoris. Cette extrémité, grêle et conoide, fait »me saillie de 0 à 7 millimètres; située à 1 centimètre et demi environ au-dessous de la commissure antérieure des grandes lèvres, immédiatement au-dessus du vestibule, elle est maintenue en place par le dédoublement des petites lèvres qui lui fournissent un capuclion connu sous le nom de prépuce du clitoris (voyez fig. 37).
Le corps du clitoris a une forme cylindrique et un diamètre de 7 à 8 millimètres; on observe quelquefois, à sa partie inférieure, un sillon s'étendant jusqu'à son extrémité libre, qui est alors bifide. Peu volumineux à l'état de repos, il se gonfle au moment de l'érection.
Pendant les trois premiers mois de la vie intra-utérine, le clitoris est aussi long que le pénis, ce qui rend alors difficile la distinction des sexes. Dans les premières années de la vie, il présente des dimensions relativement considérables, mais, après cette époque, sa croissance est peu marquée. Chez certaines femmes, il acquiert une longueur extraordinaire; l'extrémité libre peut atteindre jusqu'à 13 centimètres. C'est à ces anomalies qu'il faut rattacher la plupart des prétendus hermaphrodites. L'un de nous en a vu un exemple remarquable sur une hommasse venue d'Allemagne en France où elle exploitait la curiosité scientifique du public médical.
Le clitoris est attaché à la partie supérieure et antérieure des pubis par des fibres élastiques; nées de la partie médiane de la symphyse, celles-ci se réunissent en descendant et forment un faisceau vertical appelé ligament suspenseur du clitoris. Parvenu sur la face dorsale du clitoris, ce ligament se partage en deux moitiés ([ui décrivent un anneau complet autour de cet organe, au-dessous duquel elles se rejoignent; puis elles se séparent de nouveau et se portent l'une sur le côté droit, l'autre sur le côté gauche de la vulve et du vagin; chacune d'elles descend sur la fece externe du bulbe et du muscle constricteur du vagin et se prolonge jusqu'au périnée. Le ligament suspenseur, ainsi constitué, se continue en haut avec les lames élastiques du pénil; au dessous du clitoris, il sert à former le plan le plus interne de l'appareil élastique de la grande lèvre (voyez page 79).
Structure. — La Structure du clitoris est la même que celle du corps caverneux de l'bonmie ; on y retrouve une enveloppe fibreuse, des trabécules musculaires, des capillaires dilatés et anastomosés, des artères hélicines s'ouvrant dans ces capillaires, des veines qui partent de la périphérie de la tranu* érectile et des nerfs qui se distribuent aux trabécules (Sappey), en d'autres termes, tout ce qui caractérise le tissu érectile; pendant le coït, le sang s'y accunude et en cause l'érection.
Les artères du clitoris viennent de Tarière périnéale fournie par la honteuse interne; elles présentent la même distribution (jue chez l'homme; on doit donc y distinguer l'artère caverneuse qui, de chaque côté, se rend au corps caveriu'ux, et l'artère dcAsale qui se ramifie à la muqueuse du clitoris. r
Les veines fonnenl un plexu offrant deu\ plans : le plan superficiel
donne naissance à la veine dorsale; le plan j)rofond communique avec les veines du bulbe du vagin, des petites lèvres et de la vessie.
Les nerfs j)roviennent de la branche périnéale du honteux interne; ils envoient dans leur trajet des filets auv corps caverneux, et viennent se terminer dans le prépuce qui est le principal siège de la sensibilité génitale chez la femme.
Usages. — Par sa situation, son érectilité et sa sensibilité, le clitoris est un organe de copulation.
§ -i. — Vestibule.
Le vestibule est une surlace triangulaire, haute de deux cenlimèlres environ, limitée en haut par le clitoris; en bas, par le méat urinaire; sur les côtés, par les petites lèvres (fig. 36 et IjT). Cette surface est unie, lisse; elle recouvie le corps du clitoris; la nuiqueuse ({ui la tapisse contient des papilles et un petit nombre de glandes.
Jî 5. — Méat urinaire.
Le méat urinaire est l'oniice externe de l'urèthre (fig. 30 et 37). De foi-mc circulaire, souvent placé au centre d'un petit bourrelet arrondi et saillant, (pielquefois au niveau même de la muqueuse des parties voisines, le niéal urinaire est situé sur la ligne médiane, entre le vestibule et l'extrémité aidérieure de la paroi supérieure du vagin, immédiatement au-dessus du tubercule (pii la termine. Cette disposition permet de sondei' les femmes sans les découvrir: à cet elTet, on introduit l'indicateur dans le vagin, puis on le retire lentement, en appuyant sa face palmaire sur la paroi antérieure du vagin; ou s'arrête quand on sentie tubercule antérieur de ce conduit; alors, avec l'autre main, on fait glisser la sonde sur la pulpe du doigt jusqu'à ce (pu' le bec de l'instrument soit arrêté par la résistance des parties molles; enfin on abaisse le pavillon de façon à relever légèrement le bec de la sonde. De celte manière, on pénètre ordinairement avec assez de facilité ilans rnrèliii'e. (Juand celle première tentative ne réussit pas, on peut eiu^ore praticpu'r le calhétérisme ])ar un autre procédé. Le doigt indicateur va à la recherche du clitoris ei glisse de haut en bas sur la partie nn''diaii(> du vestibule ; la premièi'e inégalilé (ju'il l'cncoidre indicfue l'ouverluri! de l'urèthre et la sonde y pénèlre alors aisément. Tarnier a réussi ainsi nond)ri' de fois, ai)rès avoir iniitilemeni essayé du i)rocédé oïdinaire.
Chez (juelqnes femnu's, surtout après raccoiicliemenl, les p.irlies voisines du méat urinaire son! paiibis tellement déformées, (|u'il faut de loule nécessité découvrir la fennne pour prati(|uer le calhétérisme ; encore cette opération n'est-elle pas facile, si bien que les plus habiles éj)rouvent parfois des difficultés. On est sûr de réussir ipiand, après avoir écarté les grandes et les
|)etites lèvres, on fait glisser le bec {U\ h médiane du vestibule, au-dessous du élit principal ; par suite de ce monveMUMil, l,i
sonde de haut en bas sur la ligiu' ris (pii devient le point de re|ȏi(' onde trouve, poni" ainsi dire d'elle-
84 PREMIEIIE SECTION. — ANATOMIE ORSTETIUCALE
rnème, le méat uritiaire, si elle a suivi exactement la ligne médiane, tandis qu'elle s'égare et tombe dans des lacunes latérales pour peu qu'on talonne à droite ou àgauche (Tarnier). Nous verrous plus tard (article Grossesse) à quoi tiennent les difiicultés que l'on rencontre pour sonder les femmes enceintes. La moitié supérieure du méat uriuaire est lisse, comme le vestibule qui la forme; sur sa moitié inférieure on voit des villosités semblables à celles du vagin, mais ordinairement plus développées (Sappey).
§ 6. — Hymen et caroncules myrtifoi^mes.
Chez la femme vierge, l'orifice du vagin est en partie fermé par une membrane assez mince pour être déchirée pendant les premières approches sexuelles, d'où le nom dliymen sous lequel on la désigne.
L'hvmen est transversalement placé à la partie postérieure de la vulve qu'il sépare du vagin ; sa direction est oblique de haut en bas et d'avant en arrière, presque horizontale. Il aifecte, en général, la forme d'un croissant et présente un bord libre, un bord adhérent et deux faces (fig. 30).
Le bord libre est mince, concave, quelquefois irrégulier et dentelé ; dirigé en avant, il regarde le méat urinaire et circonscrit une ouverture, tantôt assez étroite pour admettre à peine l'extrémité du petit doigt, tantôt assez large et assez souple pour laisser passer l'indicateur sans se déchirer.
Le bord adhérent ou périphérique, un peu plus épais que le bord libre, est convexe ; il se dirige en arrière et se fixe ;i la partie postérieure de l'orifice vulvaire sur les confins du vagin.
Des deux faces, l'une, inférieure, regarde obliquement en bas; elle est externe, et la muqueuse qui la recouvre se continue avec la muqueuse vulvaire. L'autre, supérieure, s'étend au devani dv l'orifice vaginal; elle est interne, et sa muqueuse se continue avec la muqueuse du vagin.
Lorsque les cuisses et les bords de la vulve sont rapprochés, l'hymen se plie sur lui-même et se porte en avant; sa face inférieure est alors convexe et sa face supérieure concave ; cette disposition est ti'ès-évidente chez les enfants nouveavi-nés. Lorsqu'au contraire la vulve est fortement écartée, l'hymen est tendu et ses deux faces sont planes.
L'hymen n'a pas toujours la forme semi-lunaire ; quelquefois, en elïet, il constitue un dia[)iuagme circulaire, présentant, à sa partie moyenne, une ouverture ovalaire plus rapprochée de la partie antérieure que de la partie postérieure, l'ius rarement cette membrane est percée d'un petit orifice central ou de deux orifices latéraux ; parfois même on y rencontre une série de petits pertuis dont la disposition rappelle celle d'une pomme d'arrosoir.
Dans quel{[ues cas, l'hymen est complètement imperforé; cette anomalie pi'oduit la rétention du flux menstruel et cause des accidents graves. Chez certaines femmes, enfin, il existe deux membranes hyménales situées l'une au devant de l'autre; mais c'est un Aîit extrêmement rare.
I nt pendant les premiers rapprochements cependant une force assez grande pour
L'hymen se déchire habituellem sexuels ; dans quelques cas il offre
résister aux efforts naturels qui devaient le rompre et nécessite une intervention chirurgicale ; d'autres fois, il persiste après la fécondation et ne se déchire que pendant l'accouchement.
L'existence de cette mend)rane est constante ; aussi est-elle considérée comme le signe delà virginité ; cependant elle peut être détruite sons l'influence de causes iiulépendantes du coït (1).
Structure. — L'hymen est constitué par l'adossemenl des muqueuses vulvaire et vaginale, entre lesquelles se trouvent quelques libres nuisculaires lisses, des rd)res de tissu conjpnctif, des vaisseaux et des filets nerveux.
Caroncules ni^rtiiormes. — La déchirure de l'hymen est accompagnée d'une légère effusion de sang; ses land)eaux, d'aboid irréguliers et saignants, se cicatrisent bientôt, se rétractent vers l'orifice vaginal sur les points mêmes auxquels adhérait la circonférence de la membrane, s'épaississent, prennent par degrés la couleur des parties voisines et constituent de petits tubercules charnus connus sous le nom de caroncules myrti/onnes, ou mieux de caroncules hyménales (V. Did)ois).Leui- volume et leni' foiMue sont très-variables, ainsi que leur noud)ie; on en conqtte le i)lus souvent de deux à cinq; à peine apparents chez quelques fenunes, ils sont très-déveloi)pés chez d'autres.
Ces caroncules sont susceptibles, sous l'induence de frottements répétés, de s'enflammer, de végéter et de donner lieu à des écoulements purulents; accidents pour les({uels on est obligé d'avoir recours à des lotions fiéquentes, à des cautérisations, et même à l'excision.
§ 7. — Orifice vulvaire, fosse naviculaire.
Vorifice vulvaire, que l'on désigne, mais à tort, sous le nomd'oi'ifice vaginnl (voy. page 98), conunence, en avant, au niveau du bord antérieur des grandes lèvres, se dirige en arrière et se termine sur les limites postérieures de l'hymen ou des caroncules myi'tiformes, où il se confond avec l'extrémité antérieure du vagin; on pouri'aitdonc le considérer connue un véritable canal. Son étendue antéro-postérieme est, en moyenne, de "2 à 3 centimètres au milieu des grandes lèvres, et de 8 à 10 nùllimètres tout à fait en bas ; mais elle devient si considérable chez les femmes obèses (ju'elle rend le toiu'her vaginal très-difficile.
Dans l'état ordinaire, cet orifice se présente, à l'extérieur, sous l'apparence d'une fente longitudinale, obliquemeid dirigée de haut en bas et d'avant en arrière; chez les femmes jeuiu's, chez celles (jui ont de l'embonpoinl, ct>tle fente est fermée par le contact des deux gramies lèvi'es ; chez les multip.ires, chez les femmes âgées et amaigries, elle est souvent béante.
Quand on écarte foi'temeni l.t vidve, son ouverture prend la forme duo entonnoir Irès-évasé, à grande circonierence exléru'ure, dans lecpud il faut distinguer deux parties: l'une anléiieure ou pubienne, Taulre postériem'c ou sous-pubienne (lig. .'}(; et 'M). - ï.a partie aidérieure est peu profonde et s'ar-
(1) On trouvera des détails ciiniiilcls siii- l'aiialoi iloctfîur Lodru, smitciiiH' à la l'acidli^ de nirdi-ciiir
10 di' i'iiyiiicii dans la thèse inangurale du Paris Vu 1X55.
rète au devant des pubis ; elle laisse voir, de haut en bas, la commissure supérieure des grandes lèvres, le clitoris, le vestibule et le méat urinaire. — La partie postérieure s'enfonce plus profondément et devient de plus en plus étroite et ovalaire à mesure qu'elle se rapproche du vagin. On y voit, sur les côtés, les faces internes des grandes lèvres et la plus grande partie des petites lèvres.
En bas, entre la fourchette et l'hymen ou les caroncules myrtiformes, se trouve un enfoncement appelé fosse navicidaire, très-apparent chez les nullipares, moins accusé chez les femmes qui ont eu des enfants.
Au fond de l'entonnoir vulvaire, on aperçoit l'orifice du vagin surmonté par son tubercule antérieur.
Pendant l'accouchement, les grandes lèvres s'allongent en s'aplatissant, les petites lèvres s'effacent, toutes les parties molles sont distendues , et Torilice vulvaire se transforme en un canal circulaire, assez dilaté pour donner passage à l'enfant. (Voyez Phénomènes de l'accouchement.)
§ 8. — Des glandes de la vulve.
Les organes sécréteurs des parties génitales externes, chez la femme, avaient déjà suscité de nombreuses recherches, quand, dans ces dernier temps, une nouvelle impulsion a été donnée à cette étude par les travaux de Robert, Huguier, Sappey, Martin et Léger.
Laissant de côté les bulbes pilifères qui n'offrent rien de particulier dans cette région, nous décrirons : les glandes sudoripares, les glandes sébacées, les follicules mucipares, les glandes vulvo- vaginales.
Glandes sudoripares. — Les glandes sudoripares se rencontrent sur le pénil et sur la face externe des grandes lèvres ; elles sont mélangées aux glandes sébacées et entourent la base des bulbes pileux. Elles ne diffèrent pas essentiellement des glandes analogues que l'on rencontre dans les autres parties du corps, seulement elles sont plus nombreuses.
Glandes sébacées. — Les glaudes sébacées sont très-abondantes au niveau de la vulve. Celles du mont de Vénus et de la face externe des grandes lèvres se font remarquer par leur volume, qu'on peut évaluer en moyenne à l millimètre de diamètre. Elles se composent en général de quatre à six lobules et chariuo lobule comprend huit à dix culs-de-sac. Ces grosses glandes s'ouvrent constannuent dans un bulbe pileux.
La face interne des grandes lèvres présente aussi d'autres glandes sébacées, au nombre de quarante environ par centimètre carré. Ces glandes sont encore plus nombreuses, mais plus petites, sur les deux faces des petites lèvres, surtout à la face interne, où l'on peut en compter jusqu'<à cent cinquante par centimètre carré. Martin et Léger fout remarquer que ces glandes, très-apparentes chez la fennnc adulte, s'atiitiphieut après la ménopause, et qu'il leur a
le fœtus, rencontrent à la fourchette et au prépuce
été inqiossible de les trouver chez Les mêmes glandes sébacées s
ORGANES GENITAUX EXTERNES 87
flu clitoris, mais on n'en décoiivro aucune trace, ni sur le vestibule, ni au poui-tour du méat urinaire.
Toutes ces glandes ont pour fonction de produire une matière onctueuse, odorante, qui entretient la souplesse des organes génitaux, les lubrifie, les empêche de contracter entre eux des adhérences anormales et les préserve de l'action irritante de l'urine.
Follicules mucipares. — Les folUcuJc'S mucipares sont isolés ou simplement agminés; ils se rencontreraient, d'après Huguier, sur plusieurs points dn pourtour de l'ouverture vulvaire; ils manquent souvent et sont toujours diiliciles à trouver. Leur existence a été niée par plusieurs anatomistes (Sappey, Martin, Léger). Huguier en a décrit quatre groupes:
1° Follicules vestibiilaires. — Les follicules vestibulaires, au nombre de huit ou dix, siégeraient sur le vestibule, au-dessous du clitoris; ils s'ouvriraient par des orifices séparés et très-petits, recouverts en partie par une espèce de valvule qu'on peut soulever avec un stylet ( follicules vestibulaires d'Huguicr.) Ces follicules ne sont que des enfoncements en cul-de-sac de la muqueuse, sans aucun diverliculiim. Cette simplicité de structure a même déterminé Martin et Léger à leur refuser le nom de follicules mucipares.
^2" Follicules, uréthraux. — Les follicules uréthraux viennent s'ouvrir à la surface du tubercule médian situé immédiatement au-dessous du méat urinaire. Ces follicules sont placés sous la muqueuse à 1 centimètre environ de profondeur dans le tissu vasculo-cellulaire de l'urèthre auquel ils sont parallèles.
3" Follicules uréthraux latéraux. — Les follicules uréthraux latéraux, situés sur les parties latérales de l'urèthre et à une certaine distance de ce conduit ont leurs orifices réunis au fond d'une dépression conique. Ils sont petits, peu nombreux et d'après Huguier, leur existence n'est pas constante.
4" Follicules latéraux de rentrée du vagin. — Ces l'ollicules, au nombre de trois ou quatre, ont un grand volume ; ils sont situés sur les parties latérales (h; l'orifice vulvaire, immédiatement au-dessous de la membrane hymen on des caroncules myrliforines supérieures; (luelques-uns de leurs pertuis sont cachés par ces dernières.
Glandes vulvo-vaginaics. — Les glandes vulvo-vagiiiales sont des organes mucipares, mais tous leurs follicules sont enfermés dans une même «'uveloppe et aboutissent à un canal excréteur uni(pie. Dien (préludiées par Duverney, Barlhoiin, Morgagni, Winslow , elles étaient complètement inconnues aux anatomistes modernes lorsijue Huguier apj)ela de nouveau l'attention sur elles en ISil.
Ces glandes, an nombre de deux, sont situées, l'une à droite, l'autre à gauche. Huguier a (ixé leur position d'une manièr(> exacte. On les rencontre sur les j)arties latérales et postérieures du vagin, à 1 centimètre environ au-dessus de la face supérieure de l'hymen on (\cs caroncules inyrtilormes, dans l'espace angulaire (pii résulte de l'ad Assement du rectum cl du vagin, au dessous de l'extrémité inférieure du bulbe
Leur volume varie de celui d'un |»ois à
elui dune noisette; il rst en rap-
PREMIERE SECTION
ANATOMIE OBSTETRICALE
porl avec l'activité des fonctions sexuelles. C'est dans la période moyenne de la vie qu'elles sont le plus développées. Très-petites au moment de la puberté, elles s'atrojdiient pendant la vieillesse.
La forme de ces glandes est variable, mais, le plus souvent, elles sont aplaties et ressemblent à une amande d'abricot. On j)eut leur distinguer une
face externe et une face interne. La face interne adhère au vagin ; la face externe est recouverte par le constricteur du vagin et par la branche périnéale du nerf honteux interne.
Structure. — Ces glandes se composent de lobes, de lobules et de granulations. De chaque granulation part un canalicule qui se réunit à ceux des granulations voisines. Tous ces canalicules aboutissent à trois conduits principaux qui finissent eux-mêmes par se réunir pour former un canal unique. Celui-ci vient s'ouvrir immédiatement au devant de la membrane hymen ou des caroncules myrtiformes postérieures, dans Fk; 38 - (".lande ^u]^o-^ag^la]o du l''ingle rentrant que forment^ces parties cCté Jroit. ^,La grande et la petite avec la vulve (fig. 36 et 37;. La Ionlèvre, le constricteur du vagin et le gueur du canal peut être évaluée à 15 bulbe ont été en partie enlevés pour ^^ |g millimètres; sa largeur est de i à
3 millimètres.
Pour bien voir l'orifice, il faut renverser en dedans les caroncules; on constate alors qu'il est entouré d'un petit cercle rougeâtre et en partie caché par un repli muqueux falciforme qui le rend difficile à trouver.
La masse totale de la glande est recouverte par une enveloppe cellulofibreuse, munie, à sa face interne, d'un grand nondjre de prolongements fibreux qui séparent les granulations entre elles et leur servent de support. Ces glandes possèdent des artères, des veines, des vaisseaux lymphatiques et des nerfs.
Les artères, au nombre de deux, viennent de la branche ditoridienne de la honteuse interne; l'une d'elle naît quelquefois directement de cette dernière. ,
Les veines forment un plexus à la surface de l'organe et se rendent, les unes dans les veines honteuse^, les auties dans le plexus veineux du vagin et dans le bulbe.
Les vaisseaux lymplialicpies v
laisser voir la glande.
AA. Sections de la grande lèvre et de la petite lèvre.
B. Glande vulvo-vaginale.
(j. Conduit excréteur.
<■.'. Stylet engagé dans le conduit excréteur.