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V. Colonne médiane de la face postérieure du vaein

U la longue, en arrière du museau de tanche, une espèce de vagin artificiel auquel Pajot donne le nom de fausse route vaginale. — Toutes ces causes produisent souvent la stérilité.

Le vagin a la forme d'un cyli ♦l'avant en arrière; sa paroi ant( paroi postérieure, de sorte ((ue

'dre qui aurait été aplati de haut en bas et 'ieure est directement appliquée contre sa i section horizontale de ce canal se pré-

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sente sous rapparoiice d'une fente transversale ; on peut très-facilement se rendre compte de cette disposition en introduisant un spéculum sans embout. Cet aplatissement antéro-postérieur chausse au voisinage de la vulve, où le vagin prend l'aspect d'un orifice ovalaire t'i grand diamètre antéro-postérieur; il se modifie également à l'extrémité supériem-e qui se mouh^ sur le contouiarrondi du col de l'utérus.

Le calibre du vagin est sujet à de nombreuses variations; en général, il est un peu plus considérable chez les multii)ares que chez les nullipares. Quaiul il est modérément distendu, il devient circulaire et présente, en moyenne, un iliamètre de 3 à 1 centimètres. Sa largeur varie d'ailleurs sur les différents points de son étendue : c'est au niveau de son union avec la vulve que ce canal présente la plus grande étroitesse; il se renlle ensuite progressivement jusqu'à son extrémité supérieure, par conséquent c'est au voisinage de l'utérus que sa largeur est la plus considérable. On a donc eu raison de dire que ce conduit est plutôt conique que cylindrique, et de conqjarer la vulve et le vagin a deux entonnoirs soudés parleurs petites extrémités.

Les parois du vagin n'ont qu'une épaisseur de 3 oui millimètres; mais elles sont tellement extensibles que cet organe peut recevoir des corps très-volumineux : de g-ros tampons de charpie, la main de l'accoucheur pendant une version, la tète du fœtus pendant l'accouchement. Dans ce dernier cas, ses parois se laissent refouler jusqu'à ce qu'elles soient en contact avec les parois du bassin, et le diamètre du vagin devient égal à celui de l'excavation. Une pareille distension tient non-seulement à l'extensibilité du vagin, mais encore à une légère hypertrophie pendant la grossesse.

Le vagin présente à étudier : une surface extérieure, une surface intérieure, une extrémité supérieure, un orifice inférieur.

A. — Surface extérieure. — Pour mieux préciser les rapports de la surface extérieure, nous lui distinguerons deux faces et deux bords.

1" Face antérieure. — La face antérieure répond, en haut à la partie terminale des deux uretères et au bas-fond de la vessie, à laquelle elle adhère sur un espace de 3 centimètres d'un côté à l'autre et d'avant en ariièic. €e rapport est important à connaître, car, si les parties molles se mortihenl à ce niveau, il en résulte une fistule vésico-vaginale.

Plus bas, le vagin réj)ond, sur la ligne médiane, à rurèllin» qui lui est uni d'une manière intime par suite d'un échange de libres musculaires entre les deux conduits. Ce rapport explique la production des fistules urélhro-vaginales.

'i" Face postérieure. — La l'ace postérieure, (hiiis sa parlie la plus élevée, répond au péritoine qui la tapisse sur une étendue de 1:2 à 15 millimèlres seulement, d'après Legendre et Sappey ; mais ([uebiuefois il la recouvre sur le cinquième ou même le quart de sa hauteur. La cloison formée par l'accolement du vagin et du péritoine est mince et peu résistante; cette parlicularilé a une très-grande importance en obslétrirny ; en effet, si, dans une opérali(ui, la main ou un inslrunuMit mal dirigé h vagin, une déchirure mortelle ouvre le pér

urle le cul-de-sac postérieur du oiiu;.

Au-dessous du cul-de-sac périlonéal, la face postérieure du vagiu se met en rapport immédiat avec le rectum auquel elle est unie par du tissu conjonctif très-làche. Aussi, les épanchements rétro-utérins ont souvent pour effet de décoller ces deux conduits à leur partie supérieure, en repoussant en bas le cul-de-sac péritonéal (pii desceud alors dans une étendue plus considéra])le qu'à l'état normal.

L'adossemenl du vagin et du rectum constitue la cloison recto-vaginale. Celle-ci, très-mince supérieurement où elle est presque réduite k l'accolemeut des deux parois viscérales, devient graduellement plus épaisse par l'accroissement de la couche cellulo-graisseuse et l'éloignement réciproque des deux organes (P. Dubois). En outre, la couche vaginale de cette cloison se continue, en avant, avec la partie inférieure de la vulve, jusqu'à la fourchette, et dépasse la couche rectale. Cette double disposition anatomique donne à la cloison recto-vaginale la forme d'un triangle dont le sommet répond au point où commence l'adossement du vagin et du rectum; la base de ce triangle s'étend sur un espace de 3 à i centimètres, de l'anus à la vulve, et constitue cette partie du plancher du bassin qui a reçu le nom de périnée. (Voyez page 68.)

3" Bords latéraux. — Les bords du vagin unissent les deux faces ; ils répondent à la partie la plus déclive des ligaments larges, au tissu cellulo-adipeux qui recouvre le plancher de l'excavation du bassin, à l'aponévrose pelvienne supérieure et aux muscles releveurs de l'anus; inférieurement, ces bords sont recouverts par les bulbes et le constricteur du vagin.

B. — Surface intérieure. — Il existe à la surface intérieure du vagin, sur chacune des faces, une série de rides ou saillies transversales qui deviennent plus épaisses au niveau de la ligne médiane où elles se confondent en formant deux renflements longitudinaux. Ces renllements, au nombre de deux, un pour chaque face, constituent les colonnes du vagin. La colonne de la face postérieure est moins prononcée que celle de la face antérieure; cette dernière porte à sa paitie inférieure un tubercule saillant, tubercule antérieur duvagin, audessus duquel s'ouvre le méat urinaire. Ces colonnes sont d'autant moins |)rononcées qu'elles approchent davantage de l'utérus ; c'est à peine si elles existent dans la moitié supéi'ieure du vagin. — Les saillies transversales vont en s'amincissant à mesure qu'elles s'éloignent des colonnes médianes; au niveau {\v<. bords latéraux, on ne les retrouve que sous forme de tubercules séparés les uns des autres par des intervalles irréguliers. Elles sont plus marquées chez la nullipare que pendant la grossesse ou chez les multipares; mais c'est à tort qu'elles ont été considérées comme de simples replis de la muqueuse servant uniquement à l'ampliation du vagin au moment de l'accouchement, car elles sont surmontées |)ar des papilles qui ont pour objet de multiplier les frottennmts pendant la copulation.

En pratiquant le toucher vaginal, on trouve souvent les parois vaginales déformées parla réplélion des viscères voisins. Quand la vessie est pleine, la face

antérieure du vagin bondje plus nuMit des tissus, la vessie peut n de cystocèle vaginale. Quand , i

)rtement sur le doigt; par suite du relàche- Mne former une tumeur connue sous le nom i contraire, le rectum est distendu par des

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matières fécales, la face postérieure du vaiiin l'ait nue saillie qui a été (juelquefois la cause d'erreurs de diagnostic ; si cette saillie est habituelle et apparaît à la vulve, elle constitue un état pathologique qui a reçu le nom de rectocèle vaginale.

C. — Extrémité supérieure. — L'extrémité supérieure du vagin embrasse le col de l'utérus, sur lequel elle s'insère à peu près à l'union du tiers intérieur avec le tiers moyen, mais un peu plus haut en arrière qu'en avant. Le col se trouve divisé par cette insertion eu deux portions : une portion smvaginale et une portion vaginale ou museau de tanche. Au niveau de cette insertion, il y a véritablement continuité de tissu entre le vagin et l'utérus; car si, d'une part, la muqueuse vaginale se réfléchit simplement pour formel* la muqueuse du museau de tanche, on voit, d'autre part, les fibres musculaires du vagin se continuer sans ligne de démarcation avec les libres musculaires de l'utérus.

La muqueuse du vagin, en se repliant sur le col, l'orme un cul-de-sac circulaire que, tlaiis le langage médical, on divise en doux moitiés ; la moitié postérieure, cul-de-sac postérieur, est plus profonde ([ue l'antérieure, (jui a reçu le nom de cul-de-sac antérieur.

D. — Orifice vaginal. — Cet orifice, de forme ovalaire, est constitué par des plis de la muqueuse vaginale; il se confond en avant avec la partie postérieure de l'orifice vulvaire (voyez page 85). En haut, il présente le tubercule antérieuv du vagin; de chaque côté, il est en rapport avec le bulbe du vagin, le muscle ischio-caverneux et la racine correspondante du clitoris; il est entouré et rétréci par le muscle constricteur du vagin (voyez page 7'2).

Structure. — Le vagiu est formé par trois tuniques superposées : la tuni- (pie externe ou cellulo-fibreiise; la lunique nioyenn(>, de nature musculaire; la tunique interne ou muqueuse. A ces trois tunicpies il faut ajouter des vaisseaux, des nerfs et des organes particuliers ou bulbes du vagin,

1" Tunique externe. — Elh; se compose de fibres de tissu conjonclif et de libres élastiques; elle est en rapport, en dehors, avec les organes qui enlou rent le vagin et, en dedans, avec la tunique moyenne.

2° Tunique moyenne. — Cette tunique est formée de fibres muscubiires qui s'insèrent, en avant, aux blanches iscliio-pubieiiiies pour se conlinucr, en haut, avec les libres de la couche moyeMiic de l'utérus; (piel([ii('s-unes vont se perdre dans les ligaments utéro-sacrés. D'autres fibres s'entrecroisent dans tous les sens, eu laissant eiilre elles des espaces occupés par des reiillements veineux.

3" Tunique interne ou muijiiouse. — La luiii(pie iulerue, d'un rouge pâle, devient violacée pendant la meiisirualion et surtout peiidanl la grossesse. Sa l'ace externe se confond avec la couche précédente; su l'ace iulerue est recouverte d'épithélium pavimenteux et hérissée de replis anabigues à des |),ipilles. On a cru longtemps (pie cette muqueuse était riche eu l'olliculcs mu(i|iares, mais aujourd'hui les analomisles s'accordent penser que le vagiu ne présente aucune glande.

Les parois du vagin soni constituées en gi mde parlic par un tissu qui a

rM'.EMIEPiE SECTION.

A.XATOMIE onSTÉTUICAEE

Ions les caractères du lissu spongieux érectile ; c'est là un point entièrement élucidé par les recherches de Kobell et de Ch. Rouget.

i° Vaissecmx et nerfs. — Les artères du vagin naissent directement de& hypogastriques qui lui fournissent chacune une branche importante, la vaginale; il reçoit, en outre, quelques rameaux des artères utérines, vésicalesinférieures et honteuses internes.

Les veines sont nombreuses et volumineuses; elles forment plusieurs plexus ayant leur point de départ au bulbe et se continuant avec les veines de l'utérus. Elles vont se jeter dans les plexus veineux situés sur les parties latérales du vagin et aboutissent aux veines hypogastriques.

Les vaisseaux lymphatiques se rendent aux ganglions latéraux de l'excavation. Cependant ceux (pii émanent du quart inférieur du vagin se portent en avant, s'unissent à ceux de la vulve et se rendent avec eux dans les ganghons de l'aine.

Les nerfs viennent des plexus hyi)Ogastri(pies.

5" Bulbes du vagin. — On désigne sous ce nom de\i\ organes érecliles situés à l'entrée du vagin, sur les parties latérale et antérieure de son orifice, entre

les lacines du clitoris. Chacun d'eux a été comparé, par Kobelt, à une petite sangsue gorgée de sang dont l'extrémité buccale répondrait au clitoris, tandis que le corps tomberait sur le côté du vagin. Chaque bulbe a une longueur de 35 millinièlres dans l'état d'injection, une largeur de 15, une épaisseur de 10 à 12 millimètres; on peut lui distinguer deux faces, deux bords et deux extrémités.

La face interne, concave, s'applique sur le pourtour de l'orifice vaginal; la face externe, convexe, est recouverte par le muscle constric- A. Clitoris. leur (lii vagiu (voyez page 72) ; le

r.B. Bulbes du vai'in, situés de chaque coté bord aidérieur, uiince, donne naisde l'extrémité inférieure de ce conduit. ^^^^^^, ■ ^j^,^ ^,^^-^^^^ ■ eommi„ii (.. Moitié droite du muscle Constricteur du '

vagiu. quent avec celles des petites lèvres

DD. Moitié gauche du muscle constricteur et du clitoris; le bord postérieur, du vagin, (^e muscle a été échancré pour , , . ,

mieux laisser voir le bulbe correspon- plus epais, ne donne naissance a audaiit. cune veine ; l'extrémité inférieure ou

grosse extrémité desceml un peu au-dessous du diamètre transverse de l'orifice vaginal; l'extrémité supérieure, amincie, est en rapport avec ifirèthro et le clitoris; elle est unie à celle du

les fibres muscidaires lisses. Aussi a-t-on pu le formant un seul organe qui embrasse le

FiG. iO. — lîuibo (hi vao-in.

bulbe opposé par des viMnes et considérer les deux bulbes com

()i!(;.\>Es (;é.mtal\ i.nternks 95

vagin il sa partie aiilérieuro et, sur les cùlés, tandis que la partie postérieure, adossée au rectum, en est dépourvue.

L'sages. — Le vai^in, par son érectilité et sa forme, est un organe de copulation; il sert aussi de réceptacle au liquide fécondant et livre passage au llux menstruel ainsi qu'au produit de la conception. Ses fonctions principales devraient le faire ranger parmi les organes génitaux externes; mais sa situation l'a fait classer dans les organes génitaux internes.

ARTICLE II

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