V. Va^in
longue en arriéi'c ({u'cn avant, parce que l'insertion des parois vaginales remonte plus haut sur l.a face postérieme (pie sur la face antérieure du col.
Le museau de tanche, de coideur rosée, a la forme d'un cône dont la hase aurait i20 miirnnèlres de diamètre; son soniund, lihre, arroinli, dirigé en jjas, présente une fente transversale de (1 à S millimètres (Tt-lendue, (pii le divise en deux ])arli(^s ou lèvres du niusean de tanche; r\iiH>, placée en avant, est appelée lèvi-e antérienre; l'autre, itlacéeen arrière, est la lèvre postérieure. La lèvre antéri(>ure est un peu plus épaisse et descend plus has que la lèvre postérieure ; mais cette dillërence de niveau est légère en réalité, tandis (pi'elli' paraît considérahie au doigt explorateur ^\\n doit contourner la lèvre anh'rieure avant d'alteiinlre la lèvre postérieure.
La fente transv(^rsale (|ue nous venons de (décrire sur le sommet du museau
de lam'he est Vorifice externe de ndérus m culaire ([uand son o\ivei'lure laisse écoider c'
llipare: elle pi-end la forme eui sang ou des nuu'osilés.
Le tissu tlii museau de tanche est ienne et résistant; sa surface est lisse et régulière; son orifice donne sous le doigt l'idée d'une dépression. C'est donc avec raison qu'Antoine Dubois a pu dire qu'en touchant le museau de tanche on éprouve une sensation analogue à celle (|u'on perçoit en appuyant la pulpe du doigt sur l'extrémité du lobule du nez.
^Modifications extérieures de l'utérus chez les multipares. — Ccs modl-
tkations doivent être successivement étudiées au corps et au col.
1° Modifications extérieures du corps de l^ utérus chez les multipares. ^Chcz les multipares, les faces antérieure et postérieure sont plus bondjées que chez les nuUipares. Le fond, au lieu d'être rectiligne comme chez ces dernières, es! fortement convexe el fait, en moyenne, un relief de 10 millimètres et non plus de -2, au-dessus d'une ligne transversale qui irait de l'insertion d'une trompe utérine à l'autre ; sa courbure est d'ailleurs d'autant plus prononcée que la femme a eu un plus grand nombre d'enfants. C'est à la convexité de ce bord qu'est due l'augmentation de la hauteur totale de l'utérus des multipares (vovez le tableau de la page 98). Chez celles-ci, les bords latéraux ne sont plus concaves, mais convexes, el se relient par une courbe arrondie avec le bord supérieur. Les angles supérieurs sont donc à peine indiqués, el l'on ne distingue bien leur place que par l'insertion des trompes.
En un mot, le corps de l'utérus multipare s'eSt accru en hauteur, en largeur et en épaisseur; au lieu d'être triangulaire comme chez les nullipares, il offre une forme globuleuse. C'est à ce développement que tiennent les différences de measuration déjà signalées, pour la totalité de l'organe, entre l'utérus des multipares et celui des vierges et des nullipares (voyez page 98).
2° Modifications extérieures du col chez les multipares. — Ces modifications sont très-différentes, suivant qu'on les étudie sur la portion sus-vaginale ou sur le museau de tanche.
a. — La portion sus-vaginale du col croit à peine, chez les multipares, de i ou 2 millimètres dans sa largeur et son éi>aisseur. Sa hauteur a plutôt de la tendance à diminuer qu'à augmenter. En somme, les modifications de cette partie du col sont insignifiantes.
h. — Le museau de tanche présente, chez les multipares, un aspect complètement différent de celui qu'il offre chez les nullipares ; d'abord il n'est l)lus conique, mais cylindrique ou en forme de massue ; son extrémité libre «'st donc plus large. Ses lèvres, au lieu d'être lisses et régulières, sont inégales, bosselées, mamelonnées; on y trouve des dépressions linéaires qui correspondent à la cicatrice des déchirures produites sur l'orifice externe au moment de l'accouchement. Ces échancrures s'observent surtout au niveau des conmiissures du col, et plus fréquemment à gauche qu'à droite, à cause de la fréquence plus grande des positions occipito-iliaques gauches, le tissu utérin cédant nalnrellement là où s'exerce le plus grand effort. — L'orifice est déformé, agrandi, béant; son contour est découpé par les cicatrices que nous
venons de signaler. Son ouvertur sens transversal ; elle est assez quelquefois même la moitié de I
mesure de 10 à 14 millimètres dans le lirge pour admettre l'extrémité du doigt, phalange unguéale.
ORGANES GENITAUX INTERNES 103
Le museau de tanche est, eu outre, notablement raccourci chez les multipares. Ce raccourcissement est d'autant plus prononcé que la femme a eu plus d'enfants. Il semble que chaque accouchement détruise une portion du col. Ainsi Cazeaux rapporte que chez deux femmes, dont l'une avait eu dix-sept et l'autre dix-neuf enfants, la portion vaginale existait à peine ; on ne trouvait plus aucune saillie à la partie supérieure du vagin ; seulement, le doigt rencontrait deux petits tubercules gros comme une lentille, séparés par un orifice assez évasé, et qui seuls pouvaient faire reconnaître le col. Suivant le même auteur, ce raccourcissement s'expliquerait par l'abaissement des insertions vaginales qui glisseraient de haut en bas sur le museau de tanche; mais peut-être tient-il à la destruction et à la réduction du col par le fait de nombreuses déchirures et cicatrices.
Chez les femmes qui ont eu un moins grand nombre d'enfants, la destruction du museau de tanche est loin d'être aussi prononcée ; celui-ci possède encore une certaine longueur, mais sa forme est irrégulière, comme nous l'avons dit. — Exceptionnellement le museau de tanche conserve, à s'y méprendre, les caractères qu'il offre chez les nuUipares ; nous en avons observé deux ou trois cas chez des femmes qui, il est vrai, avaient eu un seul enfant. Nous avons même rencontré un sujet qui, à sa troisième grossesse, présentait au toucher un col identique à celui d'une primipare. Il est, au contraire, sans exenq)le que le col puisse emprunter les signes de la muUiparité à une cause autre qu'un accouchement antérieur ou l'extraction d'un gros polype. On comprend l'importance que ces notions acquièrent en médecine légale.
§ 2. — Surface interne de l'utérus.
L'utérus présente une siu'facc interne qui circonscrit sa cavité. Celle-ci, aplatie d'avant en arrière, olfre, pour la totalité de l'organe, une hauteur de 52 millimètres chez les nnllipares, et de 57 millimètres chez les multipares. La ditï'érence (jui existe (Mitre ces chilTres et la mesure extérieure de l'utérns (voyez page U8) iiidicpu' l'épaisseur du fond de la matrice.
On doit diviser la cavité de rntérus en cavité du corps et cavité du col. Chez les nnllipares, la longueur de la cavité du corps est un [)eu moins gi'ande que celle du col; chez les nudtipai'es, les deux longu(;urs sont à peu près égales, ou même la cavilédu corits est un peu plus haute (pie celle du col.
Cavité du corps. — Kllc a 1,1 forme d'iiii triangle; elle |)résenle deux faces, ti'ois bords et trois angles.
Les deux faces sont plaïu's, à peine sépai'ées Tune de l'autre par une couche mince de iiuu-us; on peut dire (pi'elles se touchent; mais elles sont facilement écartées par l'inti-odiu-tion d'une sonde on d'une certaine (pianlilé (le liquide, tlependant, cliez les l'enuues âgées, il es! assez IVé(|uent de trouver ces deux parois adbérenles dans une plus O'^ moins gi'ande étendue, l'arfois même, mais rai'enient, il existe une oblitér jtion congénitale de la cavili- du corps, (à'uveilliier en rapporte un exemple
PREMIERE SECTION
AXATOMIE OBSTETRICALE
Des trois bords, le supérieur s'éteiul de rorifice d'une trompe à l'autre ; il limite en dedans le fond de la matrice. Les deux bords latéraux vont de rorifice de chacune des trompes à l'orifice supérieur ou interne du col. Chez les nullipares, ces trois bords sont curvilignes, à convexité dirigée en dedans; chez les multipares, ils sont presque rectilignes ou décrivent même une légère courbe à concavité interne.
Les trois angles se distinguent en supérieurs ou latéraux et inférieur; ils correspondent chacun à une ouverture. Lés deux angles supérieurs sont pla-
FlG. i5. — Coupe antéro-postérieure d"un utérus nullipare.
A. Membrane imiqiiense.
B. Tissu musculaire.