‹ Traité de l'art des accouchementsChapitre 48 sur 252 · Isllinic, s('')par;;iil je cdriis du roi · texte numérisé non relu

Isllinic, s('')par;;iil je cdriis du roi

S. Tissu proijre.

pares; il ])résente une ccriaine lianteiu', un dcmi-centimèlre (Mivii'on, et mériterait tout aussi bien le nom de canal intermédiaire (jue celui d'orilice. Il constitue U!h> sorte de détroit entre les cavités du corps et du col. (luyon, (pli a bien lait connaiti'(^ cette disposition, a ()bserv('', en onire, (pi'après la •iM''no|)ause, i'orilice interiu' se rétrécit assez souvent. Une oblitération absolue se produit ménu' (piebinelois; (lny(Mi l'a constaléiMreize l'ois snr:::ÎO l'emun^s âgées de cinfpiante-cin(| à soixante-div ans. Suivant b's recbercbes de Sappey, elle serait nH)ins l'ré(iuente, car cet auteur l'a l'cncontrée deux l'ois seidenieiil sur 10 fenunes (pii avaient de soixante à soixante-(piinze ans.

L'oriliee extei'ne a (''té d(''cril avec le museau de tanclie; ici, m)us n'avons donc l'ien de particulier à en dire. (Voyez pages 101 et 1(1:2).

100 PREMIERE SECTION. — AXATOMIE OBSTETllICALE

^ 3. — Structure de l'utérus.

Les parois antôrioure et posU'rk'iii'c ont une épaisseur de 8 ;ï 10 luilliinùlrcs chez les nuUipares, de 11 iniliiiuètres chez les multipares. Ces parois et, par coiiséqiu'ut, riilénis en entier sont constitués par trois tuniques superposées: 1" Une tuniqne externe on séreuse; !2" une tunique moyenne ou musculeuse ; o" une tunique interne ou nuupieuse. On y trouve, en ontre, du tissu cellnlaire conjoiu-til', des vaisseaux et des nerfs.

A. — Tunique externe. — La tunique séreuse est une dépendance du péritoine. Elle recouvre, connue nous l'avons vu, toute la partie sus-vaginale de Tutérns, excepté le tiers moyen de la face antérieure du col qui est directement uni il la vessie et nous verrons bientôt qu'il faut faire une autre exception pour les bords latéraux du corps de la matrice que le péritoine abandonne pour former les feuillets des ligaments larges. (Voyez page 411).

En avant, le péritoine, en se réfléchissant de l'utérus sur la vessie, forme, sur les côtés du cul-de-sac vésico-utérin, deux replis falciformes désignés sous le nom de ligaments résico-iitérins (voyez page 114). — En arrière, sur les côtés du cul-de-sac recto-utérin, on trouve deux replis analogues qui recouvent les ligaments utéro-sacrés ou recto-utérins. (Voyez page 113.)

La séreuse est très-adhérente à la couche musculaire sous-jacente, nonseulement sur la ligne médiane, mais aussi sur les côtés, quoiqu'on ait dit le contraire.

La disposition que présente le péritoine par rapport à l'utérus permet à cet organe de se déplacer facilement, de subir une anqdiation considéral)le pendant la grossesse et un retrait proportionnel après l'accouchement.

B. — Tunique moyenne. — La tunique musculeuse est formée à l'état de vacuité, par un tissu grisâtre, très-dense, criant sous le scalpel comme du tissu tibreux. On ne peut étudier complètement la nature et la disposition des libres entrant dans la composition de ce tissu que si elles sont hypertrophiées par le fait de la grossesse. Il est alors évident qu'elles appartiennent au système musculaire de la vie organique. Nous renvoyons pour la description des couches et des faisceaux musculaires de la tunique moyenne à l'article Grossesse.

G. — Tunique interne. — Quelques anatomistes, Morgagni et Chaussier, en avaient nié l'existence, mais les recherches de Coste et de Robin oïd levé tous les doutes ù ctst égard.

La muqueuse utérine présente des caractères dilTérents dans le corps et dans le col.

1° Muqueuse du corps. — • La muqueuse du corps est d'un gris rose ; sa surface est lisse, mais piquetée de points représentant les orifices des glandes que cette membrane renferme dans sa trame. Elle ne possède ni papdles, ni

villosités; elle est friable et adhè Les fibres musculaires, appartena les culs-de-sac des dandes de la

•e étroitement à la tunique sous-jacente. t à la tuniqtie moyenne pénètrent entre nu[ueuse.

ORGANES r.EMT.U;\ INTERNES loT

Son épaisseur est. de 1 à 2 millimètres, selon Sappey, dans l'élat de vacuité de l'organe. A mesure qu'on se rapproche des angles supérieurs, cette épaisseur diminue ; elle est à peine de 1 demi-millimètre à l'embouchure des trompes et diminue aussi au voisinage do l'oritice intérieur, mais beaucoup moins.

Pendant la période menstruelle, Sappey évalue à 3 millimètres l'épaisseur de la muqueuse du corps. Robin, qui en a étudié la structure, distingue une couche superficielle ou épithéliale et une couche profonde.

L'épithélium est cylindrique et muni à sa surf\ice de cils vibraliles ; on admet que ces filaments se meuvent de dehors en dedans.

La couche profonde se compose, d'après Robin, de tissu conjonctif à l'état embryonnaire, c'est-à-dire de noyaux embryoplastiques et de corps fusiformes;on y trouve encore quehiues fibres de tissu lamineux, des cellules spéciales en petite quantité, hors l'état de grossesse ; une matière amorphe unissante; des glandes, des vaisseaux et des nerfs (i).

Les glandes méritent de fixer quelque temps notre attention. Ce sont des ghndes en tubes, rectilignes ou légèrement sinueuses. Elles ont une forme cylindri(iue et sont un peu renflées à leur extrémité profonde, qui est quelquefois ijitide. lîe sont de simples dépressions en doigt de gant de la muqueuse dont le produit de sécrétion n'aurait pas, d'après les recherches récentes de de Sinély, les caractères du mucus. Le mucus qu'on trouve dans le corps de l'utérus proviendrait du col par suite d'un mouvement de reflux.

2° Muqueuse du col. — La muqueuse du col est plus blanclie (jne celle du corps; sa consistance est plus ferme, son épaisseur nn)indre. L'épithélium est cylindriipie et vibratile à la partie supérieure, pavimenteux dans le voisinage de l'orifice externe; mais il est composé dans tout le reste du col i)ar des cellules caUciformes (en forme de coupe) dont le rôle est de produii'e le nmcus. Le liquide qu'elles sécrètent forme (|in'l(|uel'(>is un bouchon gélaliiu'iix dans le col.

La nniqueusc du col renferme des papilh^s et des glandes dites en grappe. r.es dernières, fornH''es par des diverticides ramifiés de la nni(|ueuse sont tapissées par des cellules caliciformcs et aboutissent à un conduit unique.. Elles sont souvent le siège d'oblitérations et, par suite, de dilatations qui les transforment en kystes. Ceux-ci sont désignés sous le nom iVœufs de Nabotlt (:2), parce ([ue cet anatomiste les a pris pour îles ovules tombés ilans la cavité du col.

(t) D'apn'îS L(''0|i()l(l (de Lcipzi^M, l;i trame de la miiquoiiso se compose siiiiplenn'iil de tissu eonjoiictir à l'état lilirillaire, d'espaees lyiiipliatiipies ideiitiipies ;i ceux (pie lîaiivier a iléerils dans le lissn ronionctir, en jiéïK'ral ; de •,daiides el de vaisseaux sanj^iiins. Ces jilaiides et ces vaisseaux sout cutuurc's de yaiiies lym]dialiipies.

(2) l^irfois, leur développement est très-acl il' et il se pioiinil une s(ir(e tVaciu' df ht inuqueuae.

Sur un col de l'utérus atteint yVacni' duDnujUC, .1. ReuanI, répétiteur (riiisl(diit,'ie, à l'Kcide pralii|ne îles hautes études, a pu suivre le diAvloppemeiil des kystes de Naliolh, constat. 'r

A la péripht'rie du museau de tanche, la muqueuse est lisse et rosée; elle se continue avec la muqueuse du vagin dont elle présente les caractères.

D. — Vaisseaux. — Les artères de Tutérus sont au nombre de quatre : les deux supérieures, artères oiariques ou utéro-oiariemiPS, naissent de

Fir,. -iO. — Vaisseaux de l'ulérus vus par la face postériciir(

A. Plexus va^'iiial.

B. Vaisseaux utérins.

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