‹ Traité de l'art des accouchementsChapitre 54 sur 252 · IC · texte numérisé non relu

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stroma tel que nous l'avons décrit, et ne contient aucune vésicule de de Graaf.

2" Couche ovigène. — La partie snperlicielle, de couleur blanche, de consistance ferme et d'apparence homogène, est étalée sur la partie centrale. Cette couciie périphérique est le siège exclusif des ovisacs et des ovules (voyez, § 3, Ovisacs et ovules), on peut l'appeler couche ovigène. Elle a un millimètre d'épaisseur seulement. Elle ne renferme pas de fd)res musculaires d'après les recherches de Waldeyer et de de Sinety, faites sur l'ovaire de la femme adulte. Elle est composée par des fd)res lamineuses ou fusifornies, au milieu desquelles se trouvent les vésicules de de Graaf, qui y sont accumulées en nombre considérable.

Sappey a constaté, par ses recherches micrograpbiques, que chez une femme de dix-huit à vingt ans, lorsque l'ovaire est exempt de toute altération, le nombre des ovisacs et des ovules s'élève à plus de 300000 pour chaque glande, à près de 700 OÛO pour chaque femme. Cet anatomiste a donc pu dire : Si tous les œufs que porte iiue jeune fdle à la surface de ses ovaires étaient fécondés, et si ces œufsfécondés parcouraient ensuite toutes les phases de leur développement, une seule femme suffirait pour peupler quatre villes coniuii' Lyon, Marseille, Bordeaux et Rouen, et deux pour peupler une capilaie ch' 1 OOO 000 àuu's couunc Paris (voyez ovisacs et ovales, § 3 du même article).

Chez le fœtus, le nombre des ovisacs est déjà aussi considérable (pi'il le sera à l'époque de la puberté; mais comme la glande est alors très-petite, les folUcules sont tassés les uns contre les autres, tandis qu'ils s'écartent à mesure que l'ovaire se développe. Après la puberté, le nombre des ovisacs diniiiiue: ils disparaiss(Mit même complètement chez les vieilles femmes.

3° — Vaisseaux et nerfs. — Les artères des ovaires sont les ovarifpics ou utéro-ovai-ieunes qui naissent directement de l'aorte ou de la rénale (voyez Vaisseaux de lutéhus, p. 108). Leuis branches terminales, (lexin^ises et contournées en spirales, rampent enti'e les libres (pii couiposenl le stroma dans lequel elles se distribuent.

TiCS venues sont également llexueuses et fornuMil un réseau liès-riciic qui vient aboutir à un plexus veineux, W plc.nis iianiiiiniforiiii', placé iinmédialcment au-dessous de l'ovaire. (îe plexus (lonue naissance aux veines ovariipu's <(ui vont se jeter dans la veine cave inléiieiire ou dans la veine lénale. Les artères et les veines, entourées de libres niusenlaii'es, ronslituent un véritable organe érectile ; c'est ainsi (pie l'oxaire doit ('Ire emisidi'ié.

— 5i. (Euf dans la vésicule de de Graaf.

A. Œuf.

I). Ciiiniiliis proligère.

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