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DES MAMELLES

Les maniclles, an nondjre de deux, sont des glandes volumineuses qui sécrètent le lait destiné à servir d'alinuînt à l'enfant nouveau-né; c'est donc avec raison qu'on les considère connue des annexes de l'appareil génital.

l'iacées symétriquement à la partie supéruMuc et antérieure du llioiax, de cliaque côté du sternum, ces glandes occupeid babituellement Tcspacc cowipris entre la troisième et la septième cùte. Ivudinu'iitaiies cliez llioinnu' et

chez la petite fille, elles se développent chez la femme à l'époque de la puberté.

Leur volume présente de nombreuses variétés individuelles; mais, en général, les femmes de certaines populations se font remarquer par le i^rand développement de leurs mamelles. C'est ainsi que chez les femmes de quelques peuplades de l'Afrique, ces glandes offrent une longueur excessive.

La mamelle gauche est souvent plus grosse que celle du côté droit, et les nourrices en quête d'un nourrisson le savent si bien, qu'elles montrent d'abord la mamelle la plus volumineuse, et ne se décident qu'à regret à laisser voir l'autre sein.

La forme de la mamelle est celle d'une demi-sphère, ou plutôt d'un cône dont la base serait appliquée sur la poitrine. Chez les femmes qui ont nourri, chez celles qui sont âgées ou amaigries, les mamelles sont souvent pendantes; quelquefois même elles ne restent attachées au thorax que par une sorte de pédicule plus étroit que le reste de la glande. La peau qui recouvre la mamelle présente vers son milieu une saillie qui a reçu le nom de mamelon. Autour du mamelon se voit un cercle coloré, de 3 ou 4 centimètres de diamètre, que l'on appelle V aréole. Plus profondément, on trouve le tissu glandulaire, ou glande proprement dite. Passons à l'étude des parties que nous venons d'énumérer.

La peau de la mamelle est fine, souple et blanche. Chez les femmes qui oui eu des enfants, elle présente souvent autour de l'aréole une coloration brunâtre, appelée aréole secondaire, tachetée, mouchetée. Nous reviendrons plus tar^d (voyez Grossesse) sur la description de cette aréole secondaire, qui a été considérée, avec raison, comme un signe de grossesse; mais il ne faut pas lui accoi'der une trop grande valeur, car on le trouve quelquefois chez des nullipares et même chez des jeunes filles. — Quand, après un accouchement, les mamelles ont été très-gonflées au moment de la sécrétion laiteuse, la peau de ces glandes peut offrir des éraillures analogues aux vergetures. — La peau de la mamelle présente dans sa structure un petit nombre de particularités : les poils y sont extrêmement fins et ne se voient bien qu'à la loupe; aux follicules pileux sont annexées des glandes sébacées volumineuses.

L'aréole est de couleur rosée chez les jeunes filles, de couleur brunâtre chez les femmes qui ont eu des enfants (voyez Grossesse). La peau de cette aréole est très-fine et contient un très-grand nombre de glandes sébacées ; elle est soulevée çâ et là par des tubercules de volume variable, au nombre de douze à vingt, irrégulièrement disposés en cercle. Ces tubercules sont constitués par un amas de glandes sébacées, et cependant, quand on les presse, on fait quelquefois sortir un liquide qui a tous les caractères du lait, tant à l'œil nu qu'au microscope. Comment concilier ici les données de l'anatomie et de la physiologie '? Rien ne serait plus simple, d'après Sappey. En effet, chacun de ces tubercules sébacés est assez souvent traversé par un petit conduit galactophore, émané d'un lobule supplémentaire annexé à la masse principale de la glande mammaire. — La face profonde du derme de l'aréole est doublée par une

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