PREFACE XI
l'allaitement artificiel, le lait d'anesse est préférable à celui de tout autre animal pendant les premières semaines de la vie du nouveauné et comment, à défaut de lait d'anesse, il faut couper le lait de vache. Les développements dans lesquels nous sommes entrés à propos de toutes ces questions seront, je l'espère, lus avec intérêt. Je suis heureux de trouver ici l'occasion de remercier publiquement le docteur bordereau d'avoir bien voulu m'aidera mettre en ordre et càcorçpléter les notes que nous avions, Chantreuil et moi, amassées sur ce sujet.
Deux tables, l'une analytiqne, l'autre alphabétique, permettront au lecteur de trouver facilement ce qui pourra l'intéresser dans les sept sections que nous venons de passer sommairement en revue.
En 1873, il y a huit ans de cela, j'écrivais les premiers feuillets de ce livre. Que de temps pour produire un volume, dit et répète mon éditeur impatienté par les réclamations de ses clients! Que de peine, ajouteront peut-être, avec plus d'indulgence, ceux qui ont composé un ouvrage analogue à celui-ci ! Quant à moi, je ne regrette ni mon temps, ni ma peine, car j'ai la satisfaction d'avoir accompli en toute conscience la moitié de la tâche que je me suis imposée.
J'ai la bonne fortune d'avoir pour élèves de prédilection un certain nombre déjeunes accoucheurs de mérite dont les succès font ma joie. Un instant, j'ai eu l'intention de les grouper autour de moi pour m'aider à achever ce traité. Mais, soit qu'ils aient plusieurs concours à préparer, soit qu'ils se trouvent eux-mêmes engagés dans des publications de longue haleine, presque tous sont surchargés de besogne, et pour ne pas abuser de leur bonne volonté dont je n'ai jamais douté, j'ai renoncé à mon projet, sans même le leur communiquer.
Cependant, de tous mes anciens internes, M. Budin m'a paru être celui qui pouvait le mieux, sans nuire à. ses travaux personnels, trouver le temps de rédiger avec moi le second volume de ce traité. Je lui ai donc demandé d'être mon collaborateur et il a accepté.
M. Budin a été pendant deux ans chef de clinique d'accouchement ; il est aujourd'hui professeur agrégé à la Faculté de médecine et il a publié plusieurs mémoires originaux; son nom est donc bien connu du public médical. Son zèle pour la science, son ardeur au travail, sa connaissance approfondie des langues étrangères, me rendent sa collaboration très précieuse et mes lecteurs applaudiront, j'en suis certain d'avance, au choix que j'ai fait.
Le deuxième volume contiendra tout ce qui a trait à la pathologie de la grossesse eliihdîjstocie; il comprendra les cinq dernières sections de ce traité (voy. p. 2).