X PREFACE
avons éUidié, dans ce livre-ci, le mécanisme de l'accouchement en général (1 ), nous n'y avons pas reproduit le passage que je viens de citer, et notre description ne contient pas d'aperçu historique. Cette lacune peut-elle, ainsi que cela nous a été reproché (2), faire croire au lecteur que nous avons été les premiers à décrire l'uniformité du mécanisme de l'accouchement dans toutes les présentations ? Évidemment non, puisque j'ai moi-même ébauché l'historique de cette question en insérant dans les quatre dernières éditions de Cazoaux, parues de 1867 à 1877, le passage cité plus haut, et que jamais je n'ai revendiqué d'autre priorité que celle d'avoir été le premier à diviser le mécanisme de l'accouchement en six temps, au lieu de cinq (3). D'ailleurs l'historique relatif à l'uniformité du mécanisme de l'accouchement serait extrêmement facile à reconstituer d'une façon complète et précise; c'est ce que je ferai peut-être, si jamais ce livre arrive à une deuxième édition.
La cinquième section est consacrée à la délivrance naturelle que nous avons décrite avec le plus grand soin. Selon nous, en effet, la santé ou la maladie d'une nouvelle accouchée dépend souvent de la manière dont la délivrance a été faite, et celle-ci, dans la pratique, a au moins autant d'importance que l'accouchement proprement dit.
La description de l'état puerpéral physiologique et des soins à donner aux femmes en couches occupe la sixième section. Grâce aux progrès incessants de l'hygiène et à l'application rigoureuse de la /néthode antiseptique, partout aujourd'hui, en France et à l'étranger, à l'hôpital comme en ville, la mortalité des nouvelles accouchées est en si grande décroissance, qu'elle a cessé d'être un épouvantait. Ainsi, par exemple, au moment où j'écris ces lignes, l'infirmerie de la Maternité est vide, ce qui ne s'était jamais vu depuis la fondation de cet hôpital. Nous avons essayé de bien préciser les moyens à l'aide desquels on parvient à obtenir d'aussi magnifiques résultats.
Dans la septième section, nous avons étudié la physiologie et l'hygiène du nouveau-né. L'alimentation qui convient le mieux à la première enfance, les règles suivant lesquelles on doit la diriger, les nombreuses et funestes erreurs dont elle est trop souvent l'objet, ont particulièrement attiré notre attention. Nous avons dit aussi pourquoi, dans
(I) Traité de l'art des accouchements, par S. Tarnier et G. Chantreuil, p. 674. (Le deuxième fascicule de ce traité, jusqu'à la page 70i-, a paru eu avril 1880.)
(:2) Lettre du professeur Pajot, Atinales de gynécologie, mai 1880, p. 384.
(3) Cette division en six temps a été exposée dans l'Atlas de Lenoir {lac. cit.) et dans les quatre dernières éditions de Cazeaux (loc. cit.).