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2" jour.
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Écoulement fini le jour (le la mort.
« Cet accroissement passager des dimensions de l'ovaire intéresse particulièrement, comme le remarque Puech, la hauteur et l'épaisseur de l'organe, tandis que sa longueur, au contraire, paraît peu se modifier. » (1).
La congestion ovarique est relativenuMit faible si la vésicule de de (iiaaf arrivée à maturité est superficiellement située; il suffit alors d'un léger olîorl pour achever son évolution et sa rupture. Cette congestion est, au contraire, plus marquée, si l'ovule est contenu dans un follicule situé plus profondément; dans ce cas, le parenchyme de l'organe devient plus volmniiu'ux, plus mou, et d'un rouge plus foncé; des épanchcmenls sanguins peuvent alors se l)roduire, soit dans la vésicule liy|)('iiio|)Iiié(', soil dans les ovisacs voisins ou même dans le siroma de l'ovaire.
(1) Depaul et Guéuiot, Dictionnaire pncijdopcdiiinc des sciences tnédicales, article Me.\s-
TUCATION.
Lorsque la rupture de la vésicule s'effectue, les vaisseaux qui parcoureut ses parois, quoique en partie atrophiés, se rompent avec elle et donnent lieu à un écoulement sanguin. Cette hémorrhagie est, en général, très-peu abondante, et colore seulement en rose le liquide qui s'épanche dans la vésicule de de Graaf après la chute de l'ovule; c'est par exception qu'elle produit un caillot capable de remplir la cavité de l'ovisac (voyez Corps jaunes, page 130).
§ 2. — Migration des ovules.
Au moment de la déhiscence de l'ovisac, l'ovule pénètre dans la trompe, dont le pavillon est déjà exactement appliqué sur l'ovaire. Haller avait expliqué cette adaptation par la contraction des fibres musculaires situées dans les parois des trompes et par l'érectilité de ces canaux. Après Haller, la plupart des observateurs ont constaté, dans les oviductes, au moment du rut ou de la menstruation, une couleur violacée avec hyperhémie et turgescence des parois. La fluxion dont ces organes sont le siège n'est donc pas douteuse, mais, selon les physiologistes modernes, elle serait insuffisante pour apphquer le pavillon sur l'ovaire. Il faut, d'après Rouget, chercher l'ex- |)licatioa de ce mouvement dans la direction des fibres musculaires qui existent dans l'ovaire, la trompe et son pavillon (voyez pages 116 et 110). Ces fibres, en se contractant, appliquent le pavillon sur l'ovaire. Tout s.e réduit, dit Rouget, au mécanisme par lequel se ferme l'ouverture d'une bourse, lorsqu'on exerce des tractions sur les liens dont les attaches s'étendent sur toute la longueur de ses bords.
Quanta la pénétration de l'ovule dans la trompe, Kehrer(l) la regarde comme le résultat d'une espèce d'éjaculation de l'ovaire ; en d'autres termes, l'œuf serait lancé dans le iiavillon tubaire comme le sperme dans le vagin. Liégeois partage l'opinion de Kehrer ; voici, en effet, comment il s'exprime à ce sujet : « Le pavillon étant appliqué sur l'ovaire, la vésicule reviendra immédiatement sur elle-même : dans sa partie saillante, par le fait de l'élasticité de ses parois; dans sa partie adhérente, par le fait de la contraction des faisceaux charnus qui l'entourent. Soumis dès lors à ces deux forces, l'ovule d'abord, !es cellules de la membrane granuleuse et le liquide séro-albumineux intravésiculaire ensuite, seront repoussés avec une certaine force dans le pavillon, et gagneront rapidement l'extrémité externe de la trompe en suivant les sillons (pie les franges présentent sur leur face interne (2). » Mais cette explication laisse à désirer, car quelle que soit la force d'expansion du pavillon, celui-ci ne pourra jamais embrasser toute la surface de l'ovaire ; de plus, Kiwisch (3) objecte que l'ovule ne peut pas être projeté brusquement dans le pavillon, parce que la déchirure de la vésicule de de Graaf se trouve souvent obstruée par la
(1) Zeitschr. fur rat. .Moil., vol. XX, p. 11).
(2) Page 279.
(3j Monatsciirilt fiir (iclmilskiiiulo, vol. I", [». 96.
|»rcssioii d'iiii ori;;ino voisin. Enfin nous ajoutL-rons quo la déchirure de l'ovisac est fort petite, car elle mesure ordinairement 3 ou i millimètres, 10 millimètres dans des cas exceptionnels. L'ovule arrêté i)ar les obstacles que nous venons d'énumérer sera donc forcé de cheminer lentement.
Voici comment Kiwisch explique le phénomène en question : « Les ruptures les plus fréquentes se produisent au bord supérieur ou libre de l'ovaire, et c'est de là que l'ovule, obéissant k la loi de la pesanteur, glisse en descendant soit sur la face antérieure, soit sur la face postérieure de l'oriiane; le plus souvent, sur la face antérieure qui se trouve ordinairement en rapport avec la nuuiueuse des frangies tubaires. Une fois en contact avec cette muqueuse, l'ovule parvient sûrement dans la cavité de la trompe. Si, au contraire, l'œuf ne rencontre pas la face interne du pavillon, il se perd dans la cavité pelvienne, accident qui paraît confirmé par les résultats si souvent négatifs du coït, et par les grossesses extra-utérines. » Ilyrtl, Kussmaul admettent l'explication de Kiwisch, qui parait confirmée par le fait suivant : il existe, suivant Becker (1), à la surface péritonéale de l'ovaire une espèce de perspiration (pii donne naissance à un flux séreux dont la production est constante. Peut-être est-ce ce flux qui entraîne l'ovule vers le j)avillon de la trompe; selon Kiwisch, ce phénomène expliquerait comment des œufs venant de portions de l'ovaire qui ne sont pas en contact avec les franges peuvent péiu'trer dans l'oviducte.
Schroder (2) admet aussi la perspiration ovarique et, d'après lui, le courant séreux peut être assez fort pour que l'ceuf, expulsé par l'un des ovaires, soit recueilli par la trompe du côté opposé. A l'appui de cette manière de voir, Schroder cite, avec Kussmaul, bon nombre d'observations qu'il emprunte à différenls auteurs (Kokitanski, Oldliam, Gzihak, Luschka, etc....). Voici comment on peut résumer ces observations : l'une des trompes étant oblitérée depuis plusieurs aimées et l'autre perméable, l'œuf avait pénétré dans la cavité utérine, iiien (pie l'ovisac d'où il s'était échappé, fiU situé sur l'ovaire correspondant à la trompe ol)litérée, ainsi qu'il était facile de le reconnaître à l'aspect du dernier corps jaune.
D'après Ilenle, l'ovule passerait de l'ovaire dans le pavillon de la Iroiupe eu suivant une gouttière creusée aux dépens du ligament unissant rnne des franges du pavillon tubaireà la surface de la glande génitale, et cette gouttière serait tapissée, ainsi que l'a constaté Waldeyer, d'une façon constaiile chez les lapines et ({uelquefois chez la fenmie, d'une couche continue d'épithélium à cils vibraliles, dont les mouvemenls ne seraient pas sans inihience sur la progression de l'ovule.
Quoi qu'il en soil, une fois dans le pavillon de la Ironipe, l'ovule parcourt toute la longueur du canal lubaire et tombe dans la cavité utérine douze ou (piatorze jours après avoir cpiitté l'ovaire. Pour expliquer celte translalion on p(Mit invo(pier l'aclion i\('<. cils vibratiles (voyez page 117) ; mais celle-ci serait
(I) llccherches auv riiistoirc nolinelk' de l'Iiovunc. de Molesrhotl, vol. II, p. 71. Ci) Traduction de ('.li;ii|KMitii'r, p. 25.
insuffisante s'il ne venait s'y joindre la contraction veriniculaire des ovidnctes dont les mouvements ont été constatés par Colin, sur des' brebis tuées à l'époque du rut.
Au moment où il sort de la vésicule de de Graaf, l'ovule est enveloppé de cellules provenant du disque proligère. Pendant son trajet dans les deux tiers internes de la trompe, il s'entoure de couches d'albumine sécrétées par l'oviducte et qui disparaissent à son arrivée dans la matrice. L'ovule, en arrivant dans la cavité de la matrice, se trouve donc en rapport direct avec la muqueuse utérine sur laquelle il se greffe, quand il a été fécondé; dans le cas contraire, il est bientôt détruit.
La déchirure de l'ovisac peut se produire alternativement sur chaque ovaire, mais cet ordre est loin d'être toujours régulier, et le même ovaire est quel- «luefois le siège de plusieurs ovulations consécutives. Chez les femelles qui portent plusieurs petits, on observe des faits semblables à ceux que nous avons décrits plus haut , nieiis, chez elles, plusieurs ovisacs arrivent en même temps à maturité sur chaque ovaire.
Dans l'espèce humaine le travail de l'ovulation est intermittent et périodique; il recommence environ trois semaines après la cessation des règles précédentes et aboutit chaque fois à la rupture d'une vésicule de de Graaf. Il disparaît définitivement à l'âge de la ménopause (voyez page 160).
% ô. — Formation des corps jaunes.
Après la chute de l'ovule et son passage dans la trompe, une certaine quantité de sérosité s'épanche dans l'ovisac qui vient de se vider; la paroi de la vésicule de de Graaf revient graduellement sur elle-même; la cavité, d'abord spacieuse, se rétrécit ; les bords de la plaie se rapprochent et finissent par se réunir . En un mot, l'ovisac subit un travail de réparation qui donne naissance au corps jaune. Ce corps est, en effet, de couleur jaune chez la femme, chez la vache, etc. ; mais chez la truie, la chienne, la lapine, la brebis, etc., la coloration de cette nuvsse est gris blanchâtre. L'expression <lc corps jaune appliquée à l'ensemble des mammifères est donc impropre. Robin a proposé le terme iVoariule (wâpiov, ovule; ôvir,, cicatrice) et Raciborski celui de métoarion {(xtzi, après; wâptov, ovule); nous conserverons toutefois la dénomination généralement usitée.
Ce corps a été signalé d'abord par Fallope (1561), puis par Wolcherus Coïter (1572) ; mais on a ignoré pendant longtemps son véritable rôle. Malpighi, tout en lui donnant son nom de corpus luteum, s'est trompé sur son origine et sa nature, car il le considérait comme une glande destinée à sécréter l'ovule. En i()79, Régnier de Graaf donna le premier une bonne description du corps jaune et vit qu'il est le résultat de la transformation d'un follicule. C'était un grand progrès, mais de Graaf eut le tort de regarder cette transformation comme le fait exclusif du coït fécondant. Aussi on lui objecta avec raison que les cicatrices, qui sont les derniers vestiges de ces corps, exis-
lent souvent au nombre de dix à vingt sur le uiênie ovaire, et ne pouvaient, par conséquent, provenir de grossesses antérieures. Haller regardait les oariules comme le résultat d'excitations vénériennes, et croyait qu'on les rencontrait seulement chez les femmes qui avaient eu des rapprochements sexuels. En 1837, Coste établit qu'à l'époque du rut, les vésicules de de Graaf, arrivées à maturité, se déchirent, et que cette déchirure est indépendante de l'acte de la copulation, puisqu'on trouve des corps jaunes sur les ovaires des lemelles vierges.
Ce furent John Power, en 18il, et surtout Girdwood,en 18:^0, qui les premiers soupçonnèrent la relation existant entre l'ovulation et la menstruation, (le dernier auteur, en faisant l'autopsie de jeunes fdles, trouva sur les ovaires nn nombre de cicatrices égal ou sensiblement égal à celui des périodes menstruelles antérieures. En 183i, Robert Lee fit une remarque analogue sur quatre femmes qui succombèrent après une époque de règles. Enfin, en 1830, Gendrin (I) eut le mérite de démontrer d'une façon pérem|)toire que la menstruation coïncide avec la maturité des follicules de de Graaf; ({ue ceux-ci se vident de leur contenu (ovule et liquide granuleux), sans qu'il y ait nécessaii'ement fécondation, ni même copulation, et qu'il en résulte la formation de corps jaunes. Les conclusions de cet auteur, déduites d'observations laites sur des femmes mortes pendant la période menstruelle ou peu de temps après, ont été confirmées par les remarquables travaux de INégrier d'Angers (1840), de Bischolf d'Heidelberg (1843), de Raciborski (1842 et 1843), et enfin, par ceux de (1847), qui généralisa le phénonuMie de l'ovulation spoidanée en l'étendant aux espèces animales inférieures.
R résulte <le toutes ces recherches que l'évolution des vésicules de de Graaf et les corps jaunes se produisent généralement en dehors de tout rapprochement sexuel et de toute fécondation. Il n'en est pas moins vrai, cependant, que le coït a une certaine influence sur la maturité des vési- <ules; d'après Goste , la vue seule du mâle suffit même pour hâter leur développement.
Un voit par ce ([ui précède (|ue l'ovulation et la formation d'un corps jaune sont en rapport avec la menstruation. C'est là une loi généralement admise; nous devons ajouter cependant que plusieurs faits récents semblent faire exception (voyez page 145).
Mais ({uelle est la nature de cette évolution de la vésicule, (jui aboutit à la iormation des corps jaunes? Les observateurs \w l'interprètent pas tous de la nn'me façon. Raciborski et Pouchet avaient pensé (|ue la coloration jaum' de roai'inle était due à la production d'un caillot dans lacavilé de l'ovisac. Celle explication, a(l(q)lée par llenle, a été l'ejelée par un graïul nond)re d'analn-
(I) Nous (lomioiis à (jciidriii la priorité sur Nc'^rier, iiarce i|(i"il puMia avaul ccliii-ri un Mémoiic sur la (|uf'sliou (voyez Tniilê j)liil()soiihiiiue de tnédecute pratique; Paris, tSîî'J, t. Il, cil. MknstrU/VTIon). Mais nous (levons dire, pour être justes, que Négrier avait, pliisieius .innées auparavant (7 novembre 1831), fait, à la Société de médecine d'Angers, une communication qui était restée inédite et dans lacpu'llc il établissait la relation existant entre les menstrues et les fondions des ovaires.
i:^8 DEIXIÈME SECTION. — PHYSIOLOGIE
iiiislps, paiiiii lesquels nous citerons Coste et Zwicki (1) ; ce dernier auteur (Irmontra (jue si l'on trouve dans quelques autopsies un caillot assez volu-
FiG. 61,
FiG. 6-2.
FiG. 63.
A, li, C, corps jaunes de la menstiiialioii.
miueux pour remidir Fovisac, cette hémorrhagie doit être imputée à une cause accidentelle, et que, loin de favoriser la formation du corps jaune, elle
il) Péricr, Thèse d'ugrégalion, lî^GO, p. lO'J.
OVUI-ATIÛN ET MENSTRUATION i39
lie fais que la troubler. Néi-rier, Wharton Jones, Montgoinerv, Ban-y ont supposé à tort qu'il existait deux feuillets dans la paroi folliculaire, et c'est entre ces feuillets qu'il ont placé la production de la substance du corps jaune. C'est là une double erreur.
Coste, Courty, Longet, Kôlliker, admettent aussi l'existence de deux feuillets, mais ceux-ci, d'après ces derniers auteurs, se comporteraient différemment : le plus externe se rétracterait et le plus interne s'hyperlrophierait, ce ([ui l'obligerait à se plisser. Cette opinion est à peu près exacte, car si les anatomistes n'admettent plus qu'un feuillet dans la paroi de la vésicule de de Graaf (voyez page 122), il reste néanmoins démontré que ce feuillet se plisse après l'expulsion de l'œuf et ac(piieit rapidement , dans les jours (pii suivent la déchirure, une épaisseur pouvant atteindre et même dépasser 1 millimètre. Les plis de cette membrane se mettent bientôt en contact par leurs sommets, puis se soudent. La cavité de la vésicule de de Graaf et la sérosité qui s'y était primitivement épanchée ont alois disparu. Quelquefois cependant la soudure des plis est incomplète et l'espace resté libre produit une petite cavité kysti(iue remplie de sérosité.
L'épaississemenl de la mendjrane de l'ovisac est dû à plusieurs causes: la matière amorphe qu'elle contient s'accroît dans des proportions assez considérables (Robin) ; il s'y dépose aussi une notable quantité de graisse, soit en liberté au milieu de cette matière, soit renfermée dans des cellules où elle entoure souvent le noyau, de manière à le rendre difficile à voir. Les cellules do l'ovisac se multiplient et grossissent considérablement ; quelques-unes augmentent juscju'à tiipler de volume. Cette augnu'ntation ({u'on peut constater directement porte, tantôt sur la cellule et son noyau, tantôt sur la cellule seule. On voit aussi des noyaux libres, [»àles, ovoïdes, transpaicnls, généralement sans nucléoles, gros comme des globules de sang. — Tous ces phénomènes produisent un accroissenu'ut notable dans les dimensions du corps jaune qui devient presque aussi volumineux que l'ovisac avant sa rupture.
Va\ ménn; temj)s les éléments conjonctifs deviennent plus abondants, ainsi (jue les vaisseaux; mais l'hypergénèse des élénu'uts cellulaii'cs csl moins considérable que l'augmentation de la matière amorphe, ce ([ui peut rendre compte de la fiiabilité du tissu (pie nous décrivons. Enfin, nous devons nolei' la présence de pigniiint et de ci-istaux (riK-nialoidine, derniers vestiges du sang épanché dans la vésicule au nntnicnl de sa ruplurc. La librin<' a (lis|iaiii, ainsi (pie les globules, en passant par l'étal granuleiiv (Uobin).
A un moment donné, les corps jaunes sont en voie régi'cssive : les cellnlcs s'atrophient, leur pai'oi se rapproche du noyau qui, lui aussi, s"atro|)hie ; enfin, elles disparaissent pai- résorplion, ainsi (pie la malien' amorphe (pii les unit. fja cicalrice ipii représente alors le corps jaune disparu ne montre plus (pie du lissii lamineiix ipii se confond avec la trame de l'ovaire. Cependant (mi y retrouve encore parfois {\i's vésicules graisseuses ou de la graisse libre, des matières colorantes, amorphes ou cristallines (llobiii).
Telle est révoluli(Ui normale des cm'ps jaunes de la iiieiisirualidii. Selon
DEUXIEME SECTION