C. Coupe transversale du conduit principal de Wolff
d. Canal de Millier au moment do sa formation. Dépression de l'épithélium germinatif.
e, e, e. Coupe transversale des canalicules
latéraux du corps de Wolff.
g. Mésentère.
Cm. Corpuscule de Malpighi.
j. Soniatopleure.
i. Espace séparant la somatopleure de
l'émiuence génitale.
épais et proéminent. Les cellules fusiformes de la masse protovertébrale sous-jacente s'accroissent également avec rapidité et constituent le stroma de l'ovaire. D'après Waldeyer, les ovules pénètrent directement dans ce stroma; seulement ils entraînent une partie des cellules épithéliales parmi lesquelles ils ont pris naissance, et ce sont ces cellules qui constitueront la membrane granuleuse de l'ovisac. La capsule de la vésicule de de Graaf se forfiiera consécutivement aux dépens du mésoblaste.
Suivant Pfluger, les cboses se passeraient moins simplement ; l'épithélium germinatif prolifère et envoie dans la masse protovertébrale qui formera le stroma de l'ovaire, des espèces de tubes pleins de cellules, qui ne sont autre chose que \cs cordons glanduleux, les tubes de Pfluger {[WS) (voy. Anat. obst., p. 119). Ces tubes, limités par des cloisons formées de masse protovertébrale, se séparent de la surface de l'organe, où ils s'ouvraient primitive-
OVOLOGIE ET EMBRYOLOGIE
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ment et présentent chacun une série d'étranglements qui les ont fait comparer à des chapelets (voy. fig. 136). Chaque portion de tube comprise entre deux étranglements renferme: 1° une grosse cellule avec un noyau; 2" une
Fig. 136. — Tubes de Pflûger séparés de la surface de l'organe où ils ont pris naissance par une dépression de la couche épithéliale (d'après Frey).
a. Paroi conjonctive.
h. Paroi épithéliale.
c. Petites cellules, parfois réduites au noyau, ayant proliféré et devant former la membrane granuleuse.
d. Ovule primitif.
e, e. Étranglements sur différents points du tube et lui donnant la forme de chapelet.
V. Vésicule de de Graaf presque isolée du reste du tube, par suite de cet étranglement.
irrande quantité de petites cellules presque réduites à l'état de noyaux et Irès- •condensées. La grosse cellule deviendra l'ovule, elle noyau la vésicule gerininativc; les petites cellules fourniront les éléments de la nuMubrane granuleuse. Tous les tronçons du tube de IMlùger renfermant chacun un ovule, se séparent complètement les uns des autres et forment les follicules de de Graaf.
Déwcioppcmcnt du testicule. — Chez Ics uiàles répilbéllum el la niasse protovertébralc sous-jacenle cessent de se développer. L'épithéliuni gcrminatif •est moins épais sur le futur testicule qu'il ne l'est sur le futur ovaire. Les ovules, au lieu de s'accroître et de se multiplier, diminuent de volume et •disparaissent; l'éminencc sexuelle elle-même s'efface.
Vers le septième jour, ou plutôt du sixième au huitième jour, sur un embryon de poulet, on aperçoit, dans la masse protovertébralc, des traînées encore indécises, premier rudiment des canalicules spermatiqucs. Ces traînées sont caractérisées i)ar un amas de cellules groupées de faroii à former des cylindres. Ceux-ci, [)leius d'abord, se creusent ensuite et deviennent les canalicules spermatiqucs. D'après Sernoff, il se produit dans la niasse de l'organe
une différenciation : un certain nombre de cellules gardent leur aspect sphérique et forment les traînées que nous venons de décrire, tandis que d'autres prennent la forme allongée et deviennent fusiformes. Les cellules sphériques serviront à former l'épitliélium du canalicule spermatique ; les cellules fusiformes formeront la tunique de ce canalicule.
Les canalicules, une fois formés, à quelle époque et comment se mettentils en communication avec le corps de Wolff? C'est là un point encore inconnu. Nous avons distingué dans le corps de Wolff deux parties : l'une supérieure ou sexuelle, devenant l'épididyme ; l'autre inférieure, devenant le corps innominé de Giraldès (voyez p. SiA). Les canaux testiculaires s'aboucheraient donc avec les canaux de la partie supérieure du corps de Wolff; mais nous ne savons pas encore de quelle manière se fait cette union.
Waldeyer, Schenk et Wittich , au lieu d'admettre la formation indépendante des canalicules spermatiques , les font provenir directement du corps de \Yolff : les canalicules de celui-ci, en. pénétrant dans la masse génitale, deviendraient plus fins et prendraient les caractères des canalicules spermatiques.
Merkel a montré que les cellules des canalicules séminifères, au moment de la naissance, présentent une augmentation de volume passagère. En d'autres termes, il se manifeste, à la naissance, un phénomène semblable à celui qui se présentera de nouveau au moment de la puberté.
Descente du testicule. — Gubernaculum testis. — Au début de la vie intra-utérine, le testicule est situé à la partie supérieure de la cavité abdominale ; mais il ne tarde pas à descendre pour se porter dans le canal inguinal, où il arrive vers le troisième mois. Avant cette époque, le testicule, placé inunédiatement au-dessous du rein, en avant du psoas, est entouré par le péritoine et rattaché à la paroi postérieure de l'abdomen et au corps de Wolff par un repli séreux qui constitue un \ériVàh\Q -nVésotestis , mésorchide de Seiller. De l'extrémité inférieure de ce vîésorcJii'de, vertical comme la glande génitale qu'il entoure en avant et sur les côtés, part un repli péritonéal qui se dirige vers la région inguinale. Ce repli péritonéal constitue l'enveloppe extérieure d'un ligament, désigné par Hunter sous le nom de gubernaculum testis. Celui-ci se compose d'un cordon central de tissu conjonctif mélangé de fibres musculaires lissés et entouré de fibres musculaires striées. Arrivé dans la région inguinale, le (/ubernaculmn testis traverse le canal inguinal et va s'épanouir à la face interne du scrotum, où il s'insère. On n'est pas d'accord sur les causes de la migration de la glande génitale. Pour certains auteurs, la descente du testicule dans les bourses résulte de la contraction des fibres musculaires du (jubernaculum. Nous ne parlerons ni de l'influence de la pesanteur, qui n'a rienà faire ici, ni même des contractions des muscles abdominaux et du diaphragme qui peuvent tout au plus jouer le rôle de cause adjuvante; pour le professeur Sappey, la descente du testicule seraitdueà un raccourcissement, non pas absolu, mais relatif ôm gubernaculum testis. Dans les cinq derniers moisdela grossesse, la portion sous-ombilicale s'allonge de 6 centimètres environ (Sappey); pour que le testicule put conserver ses rapports primitifs,
OVOLOGIE ET EMBRYOLOGIE
il faudrait que le gubernaculum subît uu allongement égal; or ce ligament s'allonge à peine. Il s'ensuit que le testicule, attaché au fond des bourses, passe peu à peu de la région rénale à l'intérieur du scrotum.
Quoi qu'il en soit de ces explications encore incertaines, le testicule arrive dans le scrotum du huitième au neuvième mois. La gaîne musculaire du giibernaculuni constitue une portion du crémaster; la partie du prolongement du péritoine qui se trouve dans les bourses forme la tunique vaginale qui, jusqu'au moment de la naissance, communique avec la grande cavité péritonéale par un canal étroit. Ce canal s'oblitère dans les premiers jours qui suivent la naissance et il n'en reste plus de traces, sauf parfois un cordon fibreux mince, le ligament vaginal.
Développement des reins. — Remak, dont Ics observations portèrent sur le développement de l'embryon chez le poulet, croyait que les reins se for-
FiG. 137. — Coupe tranversale à travers la partie inférieure du tronc d'un embryon de poulet de quatre-vingthuit heures (d'après Scheuk).
Cd. Corde dorsale.
Ao. Aorte.
Vc. Veine cardinale.
y. Canal du rein (uretère).
X. Coupe transversale du canal de WolfT. A droite de la figure, on voit ce canal émettre deux bourgeons qui représentent les caudicules latéraux à leur origine.
Eg. Épithélium germinatif.