‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 18 sur 84 · TROISIÈME .LEÇON · texte numérisé non relu

TROISIÈME .LEÇON

)kIANIÈB£ DE FAtilE RELEVER SON ÉLÈVE.

tl faut d'abord plier les deux jarrets. Le htas gauche, î{u\ jûue le rôle de balancier, se relève au plu? haut et très vite, tandis que le droit se remet en garde partagée, TeDôemble ne formant qu'un temps précipité. À peine le pied droit est-il en place, que Ton doit être prêt à tirer de nouveau sans un temps de plus, qui seroit Un temps perdu. Souvent, en se relevant, un écolier tend les jarrets pour reployer , c'est encore uq temps

33 TAAITé

perda. En observant strictement ce qui a été dit, on ne tombera pas dans cette faute.

Le maître place de nouveau Félève pour le disposer à tirer le coup de tierce; à cet effet, il lui tournera la main dans cette position, en retenant le corps et Yé^ paule; il lui fera enlever la main, en réunissant les trois actions qui n^en font qu^une, indiquées au coup de quarte; Topposition ici se fait en portant la main de relève à sa droite, la main droite du maître contient Tépaule qui monte toujours plus en tierce qu^en quarte^ et dont, par cette raison, on doit s^occuper^plus particulièrement.

La pointe étant dans la direction ^\jl corps, la tête droite, les hanches bien eilacées, le bras gauche très haut , la main droite arrivée à hauteur convenable , on détache le pied de terre en rasant le sol ; le jarret, imitant l'arc, se tend sur le développement de tierce; la main dans ce développement se trouve au plus haut, comme dans le coup de quarte, Tépaule basse, Tendroit de la saignée flexible, le corps et la tête droite, le genou perpendiculaire à la boucle, et le pied gauche d'aplomb. Si la jambe droite est perpendiculaire, c'est une preuve que le jarret a tendu lors du développement. Le maître fait remettre l'élève en garde, toujours en le replaçant avec les précautions indiquées; après, il lui fait frapper du pied un seul appel, un second ébranleroit trop le corps, et s'assure s'il est bien assis sur la partie gauche, et si les hanches sont effacées. Alors il le fait marcher du pied droit le premier, le gauche doit suivre, obser*vant toujours d^un pied à l'autre une distance égale à

DE VàUr DES AAMES. 33

celle de la garde; ensuite il (bit ràmpre du pied gauche, c^est-à-dire, reculer, parcequ^étant en mesure, on dit, par opposition, rompre la mesure. Au surplus, soit en gagnant, soit en rompant la mesiwe, on aura soin d'ar^ réter et de couper chaque temps pour bien replacer le

W^^^^^^ O^ ^^^^^^^^fc^i^fc^^^^^^^^^

Page 1